Derniers sujets

Nouvelles de Saint AdamsparInvité
Dim 17 Nov - 18:08
Why not be an asshole ? [PV Seren]parSerendipity Mountbatten
Sam 16 Nov - 23:27
News de PaB ♥parInvité
Ven 15 Nov - 16:00
Nouvelles de Just Married !parInvité
Lun 11 Nov - 13:21
Clockwise... [Tranches de vie] (Ani & Glenn)parAni Shah
Ven 8 Nov - 21:47
Back in the game - Cäcilia L. HensslerparCäcilia L. Henssler
Dim 3 Nov - 17:42
Les Nouveautés d'Isthéria, le monde oubliéparInvité
Dim 3 Nov - 14:52
Nouvelles de Dark KnightsparInvité
Ven 1 Nov - 18:08
News de Reose HybrideparInvité
Ven 1 Nov - 13:41

A long time ago... [PV Ash

Posté le Mar 27 Aoû - 23:40
Maeve J. Parker
Maeve J. Parker
Messages : 37
Dollars : 107
Date d'inscription : 19/07/2019
Localisation : Partout.
A long time ago...
Ashley & MJ

   

   




- MJ... Dear, sit properly, or your back will get like a Picasso.

Avachie sur mon bol de lait, je fixe mes céréales. Qu'est-ce qu'une ado de 19 ans se dit le matin normalement ? J'en ai aucune idée. Mais la jeune ado de 19 que je suis là se dit qu'elle n'a pas envie d'aller en cours dans sa nouvelle fac. Elle se dit que l'Italie lui manque.

À ce même moment, papa descend et me lance un "buongiorno". Je n'y réponds pas avant qu'il se penche sur moi.

- Come on MJ. It's not the first time you're changing school.

- I never ask for change ! I was forced !

- Well, we had nothing to do in Italiy anymore so it was useless to stay...

- Did you ever thought about how I could feel ? Maybe I would like to stay so I could end up my year and say good bye to my friends! I'm just arriving in a new university like a bomb in New York in september the 11th...

- Come on MJ, be real for a minutes. You're not gonna blow up NY: it's just school... And I'm not sending you to university to be accepted and having friends but for your education. You must be focused on that.

Ce qu'il pouvait être insensible... Il ne comprenait rien à rien et j'en étais sûre parce qu'en voyant le visage de ma mère, je savais qu'elle le trouvait dur.

Maman me caresse les cheveux pour me consoler. Mais elle ne dit rien. Papa prend sa tasse de café avant de regarder sa montre et la reposer. Ses lèvres ont à peine trempé dans son breuvage.

- I'm late.

- But... It's only 6.30 a.m ...

Soudain, je me redresse et les observe attentivement.

- ... You're starting early and end up late by those time hon'...

- There's so much to do... And with the Bellagio's fail...

- Yes... Yes, for sure, sorry hon'...

Je me rappelle de la tentative échouée de mon père quant à son hotel Italien et regrette un tout petit peu mes remarques... Cependant j'oublie très vite parce que...

 Chaque matin depuis une semaine, je peux assister à cette scène singulière. Chaque matin, mon père part tôt et ma mère à cette expression sur le visage... Entre la peine et le doute. Et je sais que mon père voit la même chose que moi puisque sa réaction après avoir vu ça est encore plus étrange. Il a une seconde d'absence avant de se dédouaner si facilement... Ça se sent que quelque chose d'étrange flotte dans l'air à ce moment-là.  

Mum finit toujours par s'excuser et laisse papa fuir après m'avoir embrassé le front. Après quoi, le regard de maman fixe quelque chose comme si elle se battait avec ses pensées, un peu gênée et elle se met vite à ranger pour passer à autre chose. C'est comme s'il y avait une distance. Comme si quelque chose s'était passé... Mais j'en suis pas sûre. Le pire, c'est que je pourrais mettre ma main à couper que ce n'est pas rien. Mais comme maman ne dit rien, je finis par me dire que ce n'est rien. Elle aussi est chamboulée par notre déménagement alors... Ce doit être ça.

Je regarde mon bol et me mets à manger en pensant à un sujet de conversation qui évacuerait les mauvaises ondes.

- Mum... What are they gonna say with my irish accent ?

- Nothing dear! Be proud of your irish side! Americans use to forget that half of their people came from Ireland... (elle se met en face de moi) Be yourself MJ.

À ce moment-là, comme chaque matin : je suis à deux doigts de lui demander si tout va bien avec papa.... Mais je ne le fais pas, parce que si elle ne ment pas elle dira que "non", mais si elle ment ; elle dira également "non" avant de faire plus attention à ne rien laisser paraître... Donc je me contente de dessiner un faible sourire et dire "okay".

À 7 h 00 tapantes, elle et moi sommes dans la voiture devant mon nouvel établissement. Je regarde mon reflet dans le rétroviseur. J'ai l'air d'une ado blasé. J'ai un t-shirt rouge délavé, un jean, des converses et un sweat à capuche gris à zip que j'ai retroussé et mes longs cheveux lisses, cuivrés son coincé sous ce dernier. J'ai un écouteur dans une oreille et écoute à moitié ce que ma mère me dit quand elle me dit où aller au cas où je serais perdue. Je lui bisoute la joue et sors avant de boucher ma deuxième oreille avec mon autre écouteur puis, les mains dans les poches, je marche droit, sans me retourner.

Pourquoi ces crétins d'Américains me regardent comme ça ? Ils ont jamais vu une fille ? Je suis a deux doigts de mettre ma capuche, mais papa dit que c'est les voyous qui mettent leurs capuche les jours de soleil... Alors je relève un peu la tête et fixe droit devant moi avec l'air le plus froid que je peux avoir.

Dans ma poche gauche, ma main tient le papier froissé qui comporte le numéro de mon casier et mon emploi du temps tout aussi froissé. Je les sors et les examine avant de remarquer que ma mère a pu convaincre mon père de me laisser prendre italien comme langue secondaire. Mon casier ? Numéro A25. Étrange.

Lorsque j'entre, je suis submergée par l'effervescence du lieu. Tellement de couleurs, de styles, de voix et d'odeurs différentes. Les clichés américains sont vrais. Alors que j'avance à mon rythme, une fille plutôt ronde avec un carré long, un teint pâle, un maquillage sombre (genre violet) et avec un look composé de collants résille et minijupe plissé et Doc. M, me regarde l'air de se dire "who the feck are ye ?". D'ailleurs la fille qui l'accompagne à l'air de se dire la même chose.

J'en ai vu des pestes en Italie. Et elles ne sont pas les plus gentilles croyez moi. On portait peut-être des uniformes, mais je t'assure que quand y'a des enfants de fortunes entre eux : la réputation et le statu social se joue à qui à le papa le plus riche. C'est juste que je comprends pas sur quel critère les pestes d'ici se base pour se prendre des regards comme ça...

Je dis peste parce qu'au lycée, c'est ce qu'on est. Toutes les filles. Même les plus sympas. Toutes les filles sont des pestes aux yeux d'autres filles. C'est un cercle vicieux... À moins d'avoir l'air d'un ange, ou d'en être un. Même moi, je suis une peste... C'est juste que je me la ramène pas.

Je tourne la tête vers les casiers et me rends compte que je suis dans l'allée C - le casier C 46 est devant moi. Normalement, je suis sur la bonne voie. J'arrive devant le casier A 25 et fait le code du verrou avant de tirer dessus... Mais il ne s'ouvre pas.

- Merda...

Je regarde le papier et refais le code avant de retirer dessus... Je finis par taper dessus quand une fille arrive...

- Eh, eh, eh ! What you're doing!?

Je retire un écouteur. Automatiquement, je réponds en italien... Elle me coupe immédiatement.

- I can't understand a word of what you're jabbering. It's-my-rack,   articule-t'elle.Get out of here.

Je plisse les yeux sceptique et l'examine. Une blonde, un peu maigre légèrement plus grande que moi grâce à ses semelles très compensées. Elle à un visage qui me rappelle la dureté des visages allemands : pâles, yeux bleus... Cheveux blonds... Puis y'a ces paillettes sur ses pommettes... Lors d'un moment, je me demande si elle existe vraiment ou si c'est une blague.

- Sorry mate, dis-je avec mon accent irlandais. But, I'm new here and my paper says that --

- Okay, fait-elle dans un rire. I don't give à fuck about your stupid paper or you, "mate". It's my rack.

- But... Where do I ...

- I SAID I DON'T GIVE A FUCK!Go back to your Scottish shithole-land and eat your spaghettis instead hassling my ass! fait-elle en tapant violemment sa main contre la porte de "son" casier.

Sur le coup, je suis figée par la surprise et les autres aussi. Je peux le voir. Je regarde les gens autour de moi, certains regardent, certains filment... D'autres rigolent, se moquent. Senior comme freshmen... J'aurais difficilement pu faire mieux comme entrée...

Je fais une moue l'air flegmatique, alors qu'elle hausse les sourcils l'air de dire "compris?!", et opine légèrement du chef en dessinant un sourire. Un faux sourire, sarcastique.

- Okay... Okay.

Elle croise les bras, tandis que je recule, les mains autour des bretelles de mon sac à dos, en plissant le nez l'air faussement désolé de la corriger :

- By the way: I'm... Oïrish, not Scottish.

- Whatever! Get lost, moron!

Je pince les lèvres et hausse les sourcils avant de me retourner et tracer ma route en remettant mes écouteurs. Cette fois : tout le monde m'a vue. C'est sûr. Je fonce tout droit dans ce qui semble être des WC mixtes et me cache.

Je l'ai pas dit... Mais je suis pas trop d'humeur à me faire balancer de droite à gauche en fait. J'avais tellement envie de lui répondre, mais j'ai rien fait ... Parce que si ça avait mal finit, maman aurait été inquiète et papa aurait été obligé de régler ça en allant voir la doyenne. Nouvelle, trouble fête, victime et snitch qui sait pas se défendre. La totale pour une réputation.

... À moins que papa ne réponde qu'il ne s'agit que de la fac ? J'en sais rien... Je m'adosse au mur avant de reprendre mon souffle et ressortir uniquement à la sonnerie. Je reviens sur mes pas alors que tout le monde rejoint sa classe, mes papiers froissés en main ... Je suis la seule à être perdue... Nice.
   
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Posté le Mer 28 Aoû - 2:09
Ashley B. O'Kelly
Ashley B. O'Kelly
Messages : 75
Dollars : 245
Date d'inscription : 02/05/2019
Age : 31
Maëve & AshleyThere's more than one reality.
It's easier to pretend that you don't care, than to admit it's killing you.
Ce matin il s'est levé comme d'habitude, la tête en bois, les pensées mises en vrac par une énième soirée à boire. La sonnerie du réveil raisonnait dans ses tympans alors qu'il se redressait mollement. Il observa les aiguilles du réveil, il allait réussir à être à l'heure pour une fois.

Il observa son reflet dans le miroir de la salle de bain ses cheveux en bataille qui couvraient en partie ses yeux et surtout les cernes qui semblaient de plus en plus apparents à mesure que les jours passaient.

Une douche froide et un café achevèrent de le réveiller avant qu'il ne sorte de l'appartement qu'il habitait avec sa mère qui elle dormait encore. Ça faisait combien de temps qu'il ne l'avait pas vue maintenant, à force de rentrer à des heures terribles et dans un état lamentable ? Il le savait même pas. Il avait même pas envie de savoir. A peine sur le palier il s'allumait déjà une cigarette, poison dont il ne pouvait plus se passer. peut-être qu'il espérait inconsciemment que la fumée occulte ses problèmes, si seulement.

Ça faisait déjà trois mois que le paternel avait déserté les lieux, trois mois sur l'année que les médecins avaient laissé à sa mère, dans le meilleur des cas. Et tout ce temps qu'il gaspillait, parce qu'il avait bien trop peur de voir la vérité et de l'accepter. Et aujourd'hui serait encore un de ces jours où le temps serait gâché.

Comme d'habitude, il se rendit à l'université sur sa fidèle moto, la visière du casque ouverte pour pouvoir profiter un peu de l'air frais avant de passer la journée enfermé dans un amphi étouffant. Comme d'habitude, il se gare n'importe comment sur le parking du campus. Et comme d'habitude, personne ne viendra lui demander de bouger la bécane. Parce que tout le monde sait, qu'il vient pas du même monde, tout le monde sait avec qui traîne O'Kelly, tout le monde sait qu'Ashley n'en a rien à foutre de qui que ce soit, et qu'il hésite pas à en venir aux mains quand les choses lui déplaisent.

Il traverse le campus une nouvelle cigarette au coin des lèvres, y'a encore quelques têtes qui se retournent sur lui. Faut dire qu'à part les basketteurs, y'a pas grand monde qui est aussi grand ou aussi imposant. Il fait la route jusqu'aux casiers avant d'aller ouvrir le sien pour y ramasser ses livres qu'il fourre dans son sac sans trop y faire attention. Il ne se retourne pas quand on l'appelle, il a pas envie surtout pas le matin et surtout pas elle.

"Hey Ashley !"

Il savait que c'était cette blondasse au nom chelou qu'il ne s'était jamais donné la peine d'apprendre à prononcer. Elle avait des cours en commun avec lui et s'arrangeait toujours pour essayer de le coller, ce qui ne plaisait pas vraiment au grand brun.

"Hey don't ignore me, that's rude !"

Il referma la porte de son casier avant de tourner les talons parce qu'il fallait bien aller pisser avant le début des cours et il voulait pas vraiment se réveiller pour y aller par la suite.

"Ashley you..."

Elle ne termina pas sa phrase, Ashley la dégageant assez brusquement de son chemin d'un tour de bras en marmonnant un vague :

"Shut your mouth."

Avant de se diriger vers les toilettes pour se faire arrêter une seconde fois par l'un de ses professeurs cette fois. Il écouta sa morale un instant, enfin si on peut dire qu'il écoutait seulement... Il resta stoïque à toutes les injonctions. "On va vous retirer vos bourses." rien, "Vous vous ferez renvoyer." rien, "Vous pourriez penser un peu à votre mère, une honte d'avoir un fils comme vous !" La réponse fut presque instantanée et le pauvre professeur sans trop comprendre se retrouva collé contre la porte dans un bruit sourd qui ne tarda pas à être suivi par quelques cris et un attroupement assez rapide des élèves encore présents dans la salle des casiers.

"Hey peeps ! There’s a teacher who will get his ass kicked by Ashley !"

Et effectivement il allait, parce qu'il était clairement incapable avec son physique menu de se libérer de la prise d'Ashley qui s’apprêtait à lui envoyer un sacré coup de tête.




Posté le Mer 28 Aoû - 3:50
Maeve J. Parker
Maeve J. Parker
Messages : 37
Dollars : 107
Date d'inscription : 19/07/2019
Localisation : Partout.
A long time ago...
Ashley & MJ

   

   




À un certain stade de détresse, les gens s'en sortent. Moi, non. Je suis perdue et franchement, je préfère me perdre encore plus plutôt que de demander de l'aide à un de ces connards d'Américains.

Comme dit papa : "si tu fais quelque chose mal ; fait le mal jusqu'au bout". Je suis perdue : je compte être perdue jusqu'au bout. Mais quelque part, j'ai l'impression que cette façon, de penser ne plairait pas à mon père.

Je marche à travers les couloirs, perdue comme jamais... Et par pur hasard : je trouve la bibliothèque. Bon bah, foutu pour foutu : je vais passer mon heure ici en attendant la prochaine, hein. Je tire une chaise et avant de m'installer, une femme qui ressemble à un serpent-grenouille vient vers moi.

- Sorry young lady, you're a freashman, right?

Le regard fuyant ailleurs, perplexe, l'air de dire "et alors ?", je réponds :

- Yes... Why ?

- None of our freshmen got free time in the morning. You better join your class or I'll call your parents.

Je me redresse et regarde autour de moi. Deuxième bizutage fait.

- Well... I am new here, and... I am kind of lost so...

- I'm not part of information's office. Get out the library, go straight : there will be a green door with a windy, they're gonna help you.

Je n'ai pas le temps de lui dire "merci" qu'elle tourne ses talons et se barre. J'entends des ricanements et ferme les yeux avant de prendre la porte. Je suis toutes les informations qu'elle m'a données et pousse la porte avant de voir une afro-américaine me sourire - ça fait chaud au cœur.

- Hi dear! Never seen you by here.

- Y-yes... Because I'm new... Hum... I'm kind of lost I have this class (je lui montre mon papier.) and...

- Oh, girl, it's your lucky day, cause this teacher's not here. His kid's sick, so your next class is ...

- ... Italian.

Elle regarde mon sac.

- That's one of a heavy bag you got there, no? Why don't you put your book in your rack girl?

Je me balance sur mon pied gauche, dépassée. Je parle enfin à une humaine...

- A girl said my rack was her's ...

Elle me fait signe de lui donner mon papier - ce que je fais- et elle le regarde avant de vérifier, je ne sais quoi sur son écran.

- Maeve Joanie Parker? Is that you? (J'opine du chef.) Well... This nasty girl is lying.

- Do ye know, how can I get rid of her legally talking?

- Yeah. Mr Brown. You just missed, girl. You may catch him up if you run...

- Thanks! dis-je en prenant de nouveau la porte. See ye around!

Je remonte le couloir en rangeant mes écouteurs. Mes yeux recherchent un prof... Ou du moins, un type avec une tête de prof... Mais soudain... J'entends un bruit sourd très éloigné. Puis des voix... Dont une qui passe un appel général.

Un prof qui va se faire casser la gueule?! Mais quel type d'université est-ce que c'est au juste?! Je me précipite et découvre une bande d'étudiants formant une barrière humaine que je transperce.

Pourquoi personne ne fait rien ? Où est le prof que je cherche et que fait-il pendant que son collègue se fait agresser?!

C'est peut-être parce que le prof que je cherche est celui qui va se faire refaire faire le portrait. J'arrive au milieu de l'arène, un peu comme si je sortais des champs de maïs et examine la scène avec effroi.

- Don't hit him please! dis-je à l'intention du type qui le tient avec mon fort accent.

On dirait un moineau entre les griffes d'un faucon... Un grand faucon qui à l'air prêt à foutre une mandale sévère à un prof. Il est con ou juste... Con ? Je regarde le professeur après quoi en ignorant l'asperge... Asperge qui fait deux fois ma taille.

- Professor... Brown?

Il opine du chef. Je tique, agacée et m'avance vers lui.

- I need yer help...

Troisième fois que je me fais remarquer. Plus personne ne dit quoi que se soit. Je me retourne vers le grand type et l'affronte du regard.

- Let him go, fais-je en serrant les dents.

Suicidaire ? Non... Même si j'ai aucune envie d'être là. Maman a toujours dit que j'étais une petite teigne courageuse. Papa disait plutôt que je n'avais pas assez conscience du danger... Comme le jour où je suis revenue avec l'arcade en sang, parce que je me suis approchée trop près d'un tailleur de flûte. Son couteau m'a laissé une cicatrice qui traverse mon sourcil. Nan les filles : ce n'est pas un effet de mode.

Dans le public, je peux entendre la voix de la fille qui m'a gueulé dessus... Elle parle tout bas, mais pas assez pour que je ne puisse pas l'entendre me traiter de "bouffeuse de boulettes de haggis"... Bon, ce n'était pas dit de manière aussi innocente et neutre... Mais still : cette fille ne sait pas différencier l'Écosse de l'Irlande... J'imagine qu'elle ne peut pas différencier sa droite de sa gauche, ou 6a.m de 6 p.m...
   
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Posté le Mer 28 Aoû - 21:08
Ashley B. O'Kelly
Ashley B. O'Kelly
Messages : 75
Dollars : 245
Date d'inscription : 02/05/2019
Age : 31
Maëve & AshleyThere's more than one reality.
It's easier to pretend that you don't care, than to admit it's killing you.
Rien à foutre de la cohue, des autres, des rires, des téléphones et autres caméras qui c'était pointée dans sa direction. S'il y avait bien un sujet qu'il ne supportait plus d'aborder ou même d'entendre parler, c'était bien celui de sa mère et ce type avait fait un pas de trop qui avait fait bondir Ashley au point qu'il en soit prêt à lui coller une raclée monumentale. Au point qu'il n'en ai plus rien à faire de se faire renvoyer, au moins il aurait une bonne raison de traîner.

Cependant la scène prit une tout autre tournure lorsque cette fille se détacha du cercle, les mots qu'elle prononça sonnèrent comme une cloche d'église dans l'esprit morcelé du grand brun qui tourna la tête vers elle avant de relâcher le col de ce cher Mr Brown. C'était qui cette petite là, gaulée comme une crevette il avait pourtant l'impression de faire face à une espèce de puissance immuable.

Le hasard, c'était forcément le hasard, elle avait jamais vu son bras cette gosse. Et si elle l'avait déjà vu ? Non. Ce serait trop gros comme coïncidence. Sur son visage dur on pouvait lire une certaine incompréhension alors qu'il articulait quelques mots avec sa voix de cowboy.

"I beg your pardon, but did we ever meet ?"

Pourquoi la réponse à cette question devait lui sembler aussi cruciale que la soudaine envie d'avoir à la poser ? Et alors même que les mots sortaient de sa bouche il avait eu l'impression de se faire happer, comme si son centre de gravité avait changé pour devenir une crevette, vêtue d'un pull gris.

Ces sensations étranges et le bruit ambiant commençaient à lui taper sérieusement sur le système d'un geste brusque il poussa la porte des toilettes qui claqua contre le mur.

"Just get lost, wankers."

Et comme ça il échappa à la vue de tout le monde avant d'aller simplement poser ses fesses sur le radiateur au fond de la pièce en attendant que l'agitation ne se calme et qu'il puisse aller en classe ou se faire jeter encore pour une semaine. Rien à foutre.




Posté le Jeu 29 Aoû - 1:11
Maeve J. Parker
Maeve J. Parker
Messages : 37
Dollars : 107
Date d'inscription : 19/07/2019
Localisation : Partout.
A long time ago...
Ashley & MJ

   

   




- I beg your pardon, but did we ever meet ?

Je le regarde l'air totalement abasourdie: il dit ça avec un trait de snobisme. Il allait vraiment frapper ce prof ? Est-ce qu'il tient si peu à ses études ? Son parcours ? Il sait combien c'est difficile d'obtenir une place à la fac ? S'il se fait rayer de celle-là, qui sait s'il a une chance d'aller dans une autre Université tout aussi bonne ?

Pourquoi je m'inquiète pour un inconnu si peu digne de mon attention ? Pourquoi sa question me semble familière ? Pourquoi je me sens comme je me sens là ? J'aime pas ça. Je me sens barbouillée. J'aime pas ça; ça me met de plus mauvaise humeur.

- No, dis-je comme si c'était une évidence avec mon accent. But don't worry, I won't hassling ye.

Je me retourne vers Mr. Brown:

- You're all roïght ?

- Yes, thank you... I-I'm sorry but I don't remember your name...

- It's normal: I'm new here. And I need ye for...

Le grand brun nous dit à tous d'aller nous faire foutre avant de disparaître. Les gens me toisent pour avoir sûrement tué le fun de ce moment. J'imagine qu'être droite: c'est pas fun. Alors... Je suis pas fun. Tant pis. La blonde germanique me toise de haut en bas avec ses paillettes et ses longs cils, mais j'en ai rien à faire. Je me retourne vers le professeur et le regarde arranger son col tandis qu'il se justifie de ce qu'il s'est passé.

- It never happened to me... He's one of my students and... I know he got some trouble at home. I just wanted to cheer him up but I think I did it the wrong way...

- Don't feel like you're forced to justify yerself. Actually, nothing justifies such a reaction, but...

- Yes... So! You needed me?

- Yes... Ahem, Information's office lady told me you could help me. A girl took my rack... And She won't let me have it...

- Ah! That's not a problem! Let me get another lock and you'll have it.

Je soupire et le suis jusque son bureau. Il parle un peu beaucoup sans que je l'écoute vraiment. Je veux juste déposer mes livres quelque part et passer à autre chose. Il récupère un cadenas pour moi et me laisse choisir mon code avant d'aller craquer le code de celui de la blonde en m'expliquant que certains étudiant aiment avoir un deuxième casier et qu'il en prennent parfois sans se demander qui ça emmerdera.

- There you go! Put the tings away and have fun.

- Thank you!

Je le regarde partir avant de me tourner vers le casier craqué.

- It's between you and me now...

Je commence à retirer respectueusement les affaires de miss hystérique et les poses par terre sur le côté en coinçant ses décos et ses photos dans un livre d'histoire. Puis, très tranquillement, je place mes affaires dans la case et referme avant de tester mon code... Ouais... 2-8-7 : ouaip ! Ça marche.

Donc je récupère mon livre d'Italien, celui de Français et de sociologie puis referme avant d'aller voir les panneaux des clubs de sport. En Italie, j'ai fait de l'équitation, de la natation, du théâtre et dernièrement : du tennis. Peut-être que je pourrais intégrer un club ?

... Club de cinéma, club de musique... Club de théâtre. Rien qui m'intéresse vraiment. Bon bah... Va pour le club de volley. Je sors mon téléphone de ma poche pour prendre l'affiche en photo et le fourre de nouveau dans ma poche avant de la refermer. Un club... Est-ce que ça sera comme en Italie ? Est-ce que je vais réussir à m'intégrer ? Jusqu'ici, je me suis pas fait d'amis... Ce serait même le contraire. J'ai visité New York, seule, autant les musées que le voyage en ferry de Staten Island et tous les spots branchés de la ville... Résultats des courses : zéro friends.

Je soupire face à la vitrine.

- Volleyball still need members. You're new, hum?

Je me retourne et voilà qu'une roux me parle. Il a l'air tout à fait normal... Quoi que trop souriant quand on sait dans quel état d'esprit je suis.

- Yes...?

- Welcome here. I'm Nicholas. Nick for close friends.

- I'm... MJ.

- MJ?

- Maeve Joanie. But you can call me Meave...

- No, no, fait-il les mains derrière le dos. MJ is perfect.

Il rit doucement... Ce qui me fait sourire. Mais pas de joie. C'est un peu une manière de dire " j'hallucine".

- You hit on every new girl you meet or...?

-Sorry? Do I ...

Pendant un moment, nos répliques s'entrecroisent et nous nous arrêtons de parler.

- Well... If I'm hitting on you, I'm going away, then. See you around nerdy!

Je pince les lèvres et lui fait un bref signe de main avant de reculer. J'en profite pour explorer l'université et essayer de comprendre comment ça fonctionne. C'est pas si compliqué... C'est même facile. Après quoi, je passe à la cafétéria pour me prendre quelque chose. Je regarde tout ce qu'il y a et franchement, je n'ai pas très envie, alors une boite de cerises fera l'affaire.

À peine ai-je donné le billet à la dame derrière le comptoir, que la fin de l'heure sonne. Sur le chemin vers ma classe, je m'enfile mes cerises et les termine avant de voir la blonde et le brun arriver et entrer exactement dans la même classe que celle que je dois intégrer.

OH-GOSH.

À deux mètres d'eux, dans l'ombre, je les fixe, neutre en mangeant mes dernières cerises. Je crache mes noyaux dans la barquette que je jette et inspire un grand coup avant d'entrer en dernière en classe.

La professeur - car c'est une professeure lève les yeux vers moi, pleins d'étoiles. Oh gosh... On dirait une mauvaise surprise dans le corps d'une belle femme. Le genre qui semble sympa... Mais folle... Et un peu nerveuse.

- Hello there! me fait-elle d'une petite voix douce. You're de new one yes? Oh I know that...

Elle parle, mais j'écoute rien. Pourquoi ? Bah... La blonde me fixe. On dirait qu'elle m'en veut... Alors que c'est elle qui a "gagné" notre altercation de ce matin. Elle me méprise, je crois. Je plisse les yeux et l'observe. Ses lèvres bougent doucement alors que son amie lui parle... Elle rit... Je crois qu'elle se moque de moi.

La bouche légèrement ouverte, je déglutis avant de tourner la tête vers la prof.

- Sorry, miss Parker: your lips...

J'essuie ma bouche d'un revers de manche. Inutile... J'ai les lèvres déjà bleues. Trop tard pour essuyer quoi que se soit.

- I ate cherries.

- Oh... Ok. Have you ever spoke italian?

Un peu, que j'ai déjà parlé italien... Mais j'ai pas envie de me la ramener alors...

- A bit of...Yes...

- Perfect! So you won't be lost. Fancy the place you want!

La place que je veux... Comme si c'était comme ça que marchait l'université. Tout le monde sait que chaque place libre appartient à la personne qui est assise juste à côté et normalement, vous savez à la tête de la personne, si vous pouvez ou non, vous asseoir.

... Bah, je peux m'asseoir nul part. Surtout pas près des pimbêches de la blondasse.

J'arrive au fond et vois le grand brun de tout à l'heure. Lors d'un instant, je me dis que je peux lui demander, comme si c'était tout à fait normal... Heureusement que mon cerveau réagit vite et m'empêche d'ouvrir la bouche avant de reculer.

Bon bah... Tout devant... Juste devant la blonde et sa grognasse. Je pose mon sac sur le siège à côté de moi et m'assois. Mes yeux ont vu leurs semelles compensés, leurs collants en filet de courses de mémé et leurs chaussettes lapin.

Je me retourne et le cours commence sans que je m'y intéresse ... C'est précisément ce que j'ai fait les deux premières années ou je suis arrivée en Italie. C'est ennuyant...
Alors je me mets à dessiner sur ma feuille.

Avant que j'atterrisse ici, je faisais des études d'art et d'histoire, donc... Je me débrouille en dessin. Évidemment, j'ai déjà fait tous les exercices de la feuille avant de me mettre à dessiner. J'écoute absolument rien... Je suis loin... Loin, en train de penser à maman et ce qu'il s'est passé ... Le comportement de papa.... Tout tourne en rond dans ma tête, tout...

- Signorina Parker? Potresti rispondere alle seguenti domande?

Répondre aux questions suivantes... ? Oh bah... Elle me fait signe de me lever en me tendant le feutre pour que je vienne écrire au tableau. Je hausse les sourcils, j'appréhende. Je sais déjà quel titre donner aux prochaines minutes de ma vie : "comment passer pour une je-sais-tout- en une étape".

Je me lève et attrape le feutre en laissant ma feuille sur ma table, puis regarde les phrases et me mets à faire grincer le feutre veleda en écrivant. Je me sens comme en primaire devant le tableau. J'ai toujours le même réflexe lorsque je passe au tableau : je joue avec mon collier en écrivant, l'air mortellement sérieuse. Après quoi, elle me demande de lire chacune des phrases auxquelles j'ai répondu... Punaise... Mais on va m'attraper à la fin des cours pour me casser la gueule...

Je soupire et me mets à lire comme si c'était la chose la plus normale. La prof fait les yeux ronds en me demandant (toujours en italien) si c'est normal que je parle aussi bien. Je lui réponds vaguement que je suis un peu italienne (toujours en italien).

Je vois une étincelle de joie dans ses yeux. Là encore, ses mots ressemblent à des bruits étranges. Je crois qu'elle me demande ce que je fais en italien alors que j'en ai pas vraiment besoin... Ce à quoi je hausse les épaules en disant :

- I-I... Dunno... I guess I just like it.

Je reviens à ma place et là encore, j'entends Kimberly Wölden Schaffer ( C'est son patronyme... Et j'avais raison de penser qu'il y avait de l'allemand caché quelque part.) a.k.a. la blonde qui m'a hurlé dessus de spéculer sur moi. Encore cette histoire de bouffeuse de haggis qui aurait aussi bouffé assez de bufalas pour pouvoir crâner comme ça en cours. J'imagine que cette mauvaise vanne se joue en plus d'une façon alors... Je parie que si j'avais répondu en cours de socio' : c'est le prof que j'aurais bouffé, hein ? Heureusement qu'elle n'est pas en socio'... Dites moi qu'elle y est pas.

Déjà que je redoute le moment où elle verra que je l'ai dégagée...

   
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Posté le Jeu 29 Aoû - 17:54
Ashley B. O'Kelly
Ashley B. O'Kelly
Messages : 75
Dollars : 245
Date d'inscription : 02/05/2019
Age : 31
Maëve & AshleyThere's more than one reality.
It's easier to pretend that you don't care, than to admit it's killing you.
Il n'hésita pas à s'allumer une autre clope dans les toilettes, de toute façon tout le monde avait déjà commencé à filer vers les amphis et personne viendrait le déranger maintenant. Une main sur son bras marqué il se demandait encore ce qui s'était passé légèrement abasourdi par ce changement de polarité soudain. Il se passa ensuite de l'eau sur le visage avant de quitter la pièce pour aller rejoindre le cours d'italien qui devait avoir lieu un peu après.

Il passa le dernier quart d'heure qui restait à côté de la porte seul et silencieux, se renfermant un peu plus à mesure que les autres élèves arrivaient. Et avec les autres, la greluche et sa bande de glands. Pourquoi il fallait qu'elle soit toujours dans ses pattes celle là. Visiblement elle ne semblait pas encore avoir digéré la petite poussette du matin et même si elle restait un peu trop près elle ne lui avait pas encore adressé la parole depuis.

Il entra dans la classe avec les autres et s'installa un peu à l'écart, la boche sur les talons, il bloqua la chaise à côté de lui avec son pied quand elle posait sa main sur le dossier pour la tirer.

"Seriously Ashley ?"

Il lui lança un regard sans équivoque quand à sa réponse avant de plonger la main dans son sac pour en sortir un cahier et un stylo avant de les poser en face de lui avant de croiser les bras sur le bois et d'y poser sa tête.

"Get lost."

La blonde afficha un air complètement outré avant de tourner ses talons compensé pour aller s'asseoir plus devant avec sa bande de lèche bottes. Ashley restait immobile pour sa part, écoutant à peine ce qui se passait le regard fixé sur le tableau, l'esprit complètement ailleurs.

La crevette apparu de nouveau dans son champ de vision, attirant ses yeux comme une espèce d'aimant alors qu'elle ne devrait rien avoir de spécial. Si ce qui se passait en bas au tableau parvenait à peine à ses oreilles, il entendait clairement clairement parler la pousse aryenne.

"My gosh this little... What she said, that's... His, you know."

A ce moment il crevait d'envie de lui jeter son sac à la figure mais il en avait déjà assez fait ce matin et il n'avait pas vraiment la foi de bouger ne serait-ce que pour lever un doigt du milieu à son égard. Et plus le temps passait plus elle continuait de déblatérer des insultes et autres saletés à l'égard de la nouvelle. Qui n'avait vraiment rien demandé pour le coup. Il soupira avant d'enfouir complètement sa tête dans ses bras en attendant la fin du cours.

Quelques minutes avant la fin, la professeur leur donna un sujet à travailler en binôme, super, son activité préférée, le travail de groupe. Ça finirait sûrement comme d'habitude, il allait travailler dans son coin et son duo dans le sien. Peut importait qui au final tout le monde sauf cette sangsue blonde.

"Ashley..."
"No."
"Oh god, why ?"


Il se redresse en attrapant ses affaires et va pour descendre les marches.

"Because I said no."
"I'm alone and you're alone so why ?"
"Because I don't wanna work with you and I'm not alone."


La blonde posa ses poings contre ses hanches en fronçant les sourcils l'air à la fois agacé et presque enragé.

"How come you're not alone who are you with ? I see nobody and you didn't ask anyone !"

Il descend encore quelques marche avant d'attraper le bras d'une crevette en hoodie gris qui passait par là, sans faire de geste brusque cette fois, la violence n'étant ici pas le but, il la ramena modérément près de lui avant de hausser les épaules.

"I'm with the little shrimp."
"What !? No way you're with that freaking pizza girl !"


Posté le Jeu 29 Aoû - 20:41
Maeve J. Parker
Maeve J. Parker
Messages : 37
Dollars : 107
Date d'inscription : 19/07/2019
Localisation : Partout.
A long time ago...
Ashley & MJ

   

   




UN BINOME ?


Genre... Deux personnes qui travaillent sur un même sujet... ?

Lorsque je me tourne vers ma classe : personne n'a vraiment le profil de mon binôme. Elle me tend un papier que je lis en diagonale avant de le plier et de le mettre dans mon sac.

Soudain, la sonnerie retentit. Kimberly W Schaffer se tourne vers le grand brun ... Pourquoi ça ne m'étonne pas qu'elle veuille lui sauter dessus ? À eux deux : ils forment le parfait couple cliché sorti des histoires de bad boy/bad girl. Ça m'écœure.

J'attends qu'ils sortent avant de moi-même sortir et remet mes écouteurs dans mes oreilles avant de descendre... Et j'ai vite envie de faire demi-tour. Regardez-moi cette blonde qui fait son numéro de sitcom pour ado.... Elle s'imagine sûrement que tout le monde la regarde et que tout le monde l'envie.

... Pas moi.

Les mains dans les poches, je descends quand brusquement, on m'attrape le bras.

- I'm with the little shrimp.

- What !? No way you're with that freaking pizza girl!, fait-elle.

Je les regarde l'un après l'autre et me défais de l'emprise du grand brun en fronçant les sourcils.

- What? No...! (Je regarde Schaffer de haut en bas.) And I'll rather be à pizza girl than a chicken strip.

- Go f*ck yourself, okay? No one is talking to you, moron!

Je me mords la lèvre en lui montrant mes deux majeurs et continue de descendre les marches en remettant mes écouteurs dans mes oreilles. Mes mains dans les poches, je me concentre sur ma musique avant de sentir une pression dans mon dos qui me précipite en bas des marches. Heureusement, je ne tombe pas et me retourne en retirant un écouteur.

- What's wrong with you?!

- You think so much of yourself, you think you're smart you little brat? With your little face of rich ass baby breast-milked, showing-off by speaking italian and your shity accent... Who do you think you are? You're new here: you're nothing here ball-eater, fait-elle l'air hautaine en croisant les bras.

Certes, elle est plus grande que moi sur le coup, parce qu'elle est encore dans les escaliers, mais il m'en faut plus pour avoir peur. Je sais pas si c'est moi ou juste la musique.

- Okay... First of all... I'm Oïrsh, dis-je avec le même air léger qu'il y a une heure. That's really different from being Scottish, like.... There's litteraly A DIFFERENCE OF COUNTRY, it's like saying to a Japanese that he's coming from China (j'exagère une grimace l'air de plaisanter, mais c'est pas le cas) and you've been mixing them up all day by saying I'm à Haggis eater. Haggis is from Scottland. Keep that in mind for your next exam.

- What the fu...

- Secondly, coupé-je. I'm half italian, so it's normal for me to speak italian... And actually, it does not mean anything. It's not even an argument against me cause you're 2 or 3 years older than me. So it's 2 or 3 years that you have been learning italian. You should have a certain level by now, but... I can see it's not the case.

Les gens autour de nous s'arrêtent pour écouter. Elle, elle jette un regard sur le côté, gênée alors que moi je la fixe. Je ne la quitte pas des yeux.

- ...It's surely why ye chatting in class: ye don't understand a word of what the teacher says. And if ye do: you souldn't feel that bad about me speaking italian. Which leads me to my third point : your blood's boiling in yer veins cause ye probably desired this boy; I don't even know his moniker (je pointe vaguement le grand brun du doigt) to work with you, but he refused and now you think he choosed me beacause I speak italian better than ye, so you're putting the blame on me for your misfortune. But in fact, it's your fault. It's been 3 years it's your fault. QED, dis-je avec un fin sourire témoignant de mon innocence.

Je fais un pas en arrière annonçant la fin de mon plaidoyer.

- And maybe I'm roïght, may be I'm not about the lad's choice, in fact I don't care. I really don't care...

Mes yeux la fixent elle et ses amies et ce type brun tandis que je recule et m'éloigne d'eux.

- ... Beacause I don't need any of ye fuckers, dis-je en exagérant sur le dernier mot et en prenant l'air le plus sérieusement agacé.

Après quoi, je me tourne, remets mon écouteur et file en ligne droite vers mon prochain cours. "Français". Pourvu que je ne sois pas dans la même classe que l'un d'eux... Ou les deux réunis.  

   
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Posté le Ven 30 Aoû - 1:00
Ashley B. O'Kelly
Ashley B. O'Kelly
Messages : 75
Dollars : 245
Date d'inscription : 02/05/2019
Age : 31
Maëve & AshleyThere's more than one reality.
It's easier to pretend that you don't care, than to admit it's killing you.
Il avait relâché son bras juste après l'avoir ramené, presque comme si son contact l'avait brûlé. Ce qui n'était évidemment pas le cas. Simplement qu'il était dans une phase où chaque contact physique qu'il avait lui semblait insupportable quelle que soit la personne. Comme si le simple fait de pouvoir être proche de quelqu'un à cet instant le dégoûtait. cependant comme d'habitude, rien ne paraissait sur son visage. Il se contenta de rester à côté de la fille avec son hoodie gris sans bouger à les écouter avant que la Blonde ne décide de pousser la brune qui s'était retourné. Pire gamine tu meurs. Pathétique. Agacé en l'espace de quelques secondes il descendit jusqu'au bureau de la professeur peut enclin à écouter deux gamines se prendre le bec pour rien. Parce que oui ce n'était rien que des chamailleries.

Il se planta devant la professeur qui se recroquevilla légèrement sous le regard ambré du grand brun. elle s'exprima très rapidement.

"Oh... Ashley... Is there something I can help you with ?"

Elle était l'une des seule prof ici qui l'appelait par son prénom et pas par son nom de famille, ce qui faisait qu'il l'appréciait légèrement plus que certains autres et qu'il avait sans doute moins de mal à lui parler concernant les cours.

"Just to tell you I'll work with that new girl."

La femme haussa les sourcils surprise que lui ne vienne lui même annoncer un binôme lui qui n'avait jamais rendu un travail d'équipe se serait il finalement décidé à faire des efforts ? Elle afficha un petit sourire. Comme beaucoup de profs ici elle était au courant d'où il venait et quel malheureux problèmes il avait.

"Fine, well noted, Ashley and Mrs parker. I hope you'll work as good as usual. If you have any question or.. stuff you wanna talk about you can contact me on my mail.."

Ashley soupira doucement, il n'avait pas besoin de ce genre de compassion, seulement qu'elle note sur sa feuille qu'il était en groupe avec la crevette. Le reste il s'en foutait. Qu'elle travaille avec lui ou pas, c'était pas important. Il tourna les talons après avoir haussé les épaules.

"Thanks."

Il se retourna et s'en alla tranquillement vers la sortie écoutant malgré lui la fin de la dispute qui avait éclaté entre les deux filles. Il était peut-être un gars à "problèmes" comme il disaient tous, mais ça se saurait s'il avait besoin de quelqu'un pour travailler. Il soupira en jetant un oeil au visage sérieusement courroucé de la blonde et ignora la dernière remarque de la brune. Il quitta la salle pour aller vers la prochaine en silence et seul, pendant que l'allemande était occupée avec sa nouvelle amie. Il soupira enn se rendant compte qu'il avait oublié le cahier dont il avait besoin  pour le prochain cour et tourna de nouveau les talons pour retourner à la salle des casiers en prenant soin de s'arrêter devant la porte pour encore s'allumer une cigarette et rester là sans rien dire.

Posté le Ven 30 Aoû - 2:19
Maeve J. Parker
Maeve J. Parker
Messages : 37
Dollars : 107
Date d'inscription : 19/07/2019
Localisation : Partout.
A long time ago...
Ashley & MJ

   

   





Évidemment qu'elle ne va pas me laisser m'en tirer comme ça. Les kékés comme elle, ont une fierté et une estime d'elle même si grande qu'elle se sentent obligées de répondre.

Je serais toujours fascinée par les gens et leur capacité en moutonnerie. Les filles qui entourent Kimberly sont si... Stupides. Je vois bien qu'elles rigolent sur-mesure...

J'arrive devant ma classe et entre avant de me présenter au professeur qui me parle en français. Là encore, j'ai déjà une sacré base. Disons qu'en Irlande, j'apprenais déjà et que j'ai continué en Italie.

- Vous avez tous les livres ? me demande la vieille femme aux cheveux explosifs.

- J'ai uniquement celui-là...

- Il vous manque le petit livret...

- Je l'ai sûrement dans mon casier.... Je peux... ?

- Run.

Je pose mon sac près de ma place et ressors les mains dans les poches en fredonnant l'air de la chanson que j'écoutais. Je me dirige vers les casiers en trottinant presque comme un strumpf. Je prends à gauche puis à droite ( c'est le chemin plus long vu qu'il est en intérieur...) et arrive devant mon casier. Les affaires de Kimberly sont encore là, par terre. Elle n'est pas encore revenue à son ancien deuxième casier... Elle ne sait pas encore ce que j'ai fait, ce qui veut dire qu'elle n'a toujours pas de bonne raison de me haïr... Mais je suis sûre que dès qu'elle saura : je m'en prendrais plein la gueule.

Je me mets à chercher le petit livret sans le trouver et soudain, entre de livres : un vieux livre (et pas un livret) de Français. Mais de quand date ce machin?! Je le tourne et retourne et fait une moue avant de hausser les épaules et refermer.

Je retourne sur mes pas et ouvre le livre en le lisant. Je marche, droite, paisible et sûre de ma direction. Même le papier de ce livre sent le vieux. Je tourne à gauche et cette fois, je vais traverser la cour et ...

... Et non, en fait. J'ouvre la porte vitrée et me prend quelque chose de plein fouet. Quelque chose contre quoi mon livre s'écrase du coup ma face s'écrase sur mon livre que je lâche avant de moi-même tomber sur mes fesses. Mes longs cheveux sortent de mon gilet et je peux sentir le vent passer sur ma nuque - parce que oui : je me sers de mes cheveux comme d'une écharpe - mon gilet penche sur mon épaule et mes poches que je n'ai pas fermées, se vident sur le sol.

J'aurais aimé lâché un juron. Mais je ne le fais pas. Je reste silencieuse et lève les yeux vers... Quelqu'un? La lumière m'éblouis quelque peu alors j'ai du mal à voir qui est là...

... Ça m'empêche pas de m'en foutre et de ramasser mes affaires avant de voire que mon livre de Français s'est détaché en pages.

- Oh no, no, no, no, no....!

Je me mets à genoux et récupère le livre avant de ramasser les feuilles autour de moi. À ce rythme, c'est plus un livre... C'est une relique de livre. Je laisse mes mains pleines de feuilles retomber sur mes cuisses et bascule la tête en arrière.

- Gosh! I hate this...

Et enfin... Je le vois. Bidule. Bidule brun, là. Je fais mine de ne pas savoir qu'il est là et ramasse toutes mes pages. Il sait que je sais qu'il est là, mais je l'ignore. Sûrement parce que sa personnalité ne me plaît pas des masses et me met mal à l'aise... Peut-être parce qu'il est un gros cliché américain? Peut-être parce quelque chose m'attire chez lui...?

Le but du jeu est de se tirer le plus vite possible d'ici. Pronto.
   
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Posté le
Contenu sponsorisé

A long time ago... [PV Ash

Sujets similaires
-
» Empty Storytime [PV Gak' & Eva] [Hentaï Page 2&3]
» Sometimes I believe, a time where we should know. ❆ Onilyx

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Linked-ink :: New York :: Flashback-
Sauter vers: