EN COURS || Ahuura - When the colorful world blind us
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Mer 27 Juin - 0:48
Ahuura
Nom Complet | Ahuura Curtiss
GENRE | Femme
ÂGE | 26 ans
NATIONALITÉ | Double : Polynesienne/Américaine
ORIGINES | Half Blood Coconut
ORIENTATION SEXUELLE | Homosexuelle
STATUT | Solitaire serait un meilleur terme que célibataire…
SITUATION FINANCIÈRE | Fiu, pas trop dégueu
HABITATION | Bronx
MÉTIER | Nez (oui oui c'est un vrai métier)
AVATAR | Korra – The Legend Of Korra (Avatar)
KINST
B'jour , chuis une patate, qui bouffe ses congénères patates, complètement pleine de purée dans sa tete, j'ai une jolie frite gratinée si tu veux la voir - même si askip chuis une nana d'la vingtaine- et je suis IRL en total décalage avec mon perso sur-serieux. Patatement votre,
Kinst (ou Mae, ou Heiata, ou comme vous voulez en fait, j'm'en épluche la peau de comment vous m'appelez ❤️ )<3
"______"

Anciennement gravé ‘Ia tīa’i mai te Atua iā ‘oe , qui signifiaient ''Que Dieu te garde'' dans notre langue paternelle, les lettres aux vives couleurs qui sculptaient autrefois mon bras eurent tôt laissé place à cet immuable blanc, ce vide accablant et pourtant si léger tel qu'il l'arbore aujourd'hui.
Que Dieu nous porte, voilà le lien qui nous unissait, et en un sens cette phrase nous ressemblait et nous rassemblait tellement... Mais celui qui se faisait appeler Dieu l'eût gardé avec lui, vers l'au delà, finalement. Le ciel ne pleure pas les morts, les étoiles ne chantent pas de complainte de désespoir, et seule l'encre divine qui traçait notre ‘Ia tīa’i mai te Atua iā ‘oe aura perdu autant de couleurs que mon monde d'aujourd'hui. Ce monde sans ma moitié, sans mon jumeau.
Qu'importe si les légendes disaient vrai, qu'importe si le ciel restait de marbre, ou même que les étoiles étaient muettes; qu'importe que Dieu existe véritablement ou non... Je ne pourrais vous affirmer qu'une seule chose, parmi cette foule d'artifices et de poussières, une unique vérité demeurait: Loin des préjugés que l'on avait de l'âme soeur comme étant l'âme amoureuse, il aura bel et bien été l'imperfection qui complétait mon être tout aussi imparfait, la rose qui pouvait pousser sur la pierre de mon cœur, ma tendre moitié, mon frère jumeau. Mon défunt jumeau.
Et lorsque que notre âme liée s'éteint, notre don du ciel se tait également.
MY STORY, MY FATE

Ne serait-ce qu'à travers le monde, beaucoup prennent le temps de chercher, parfois même durant tout une vie, l’âme sœur à laquelle ils sont liés. Et pour seule boussole pour la trouver ? Une phrase, simplement. Plus d'un en rierait. Moi, je l'admets, je n'eus pas réellement besoin de chercher : nous étions nés ensemble.  Terenui, dont le nom signifiait ''le voyageur nocturne'', et moi-même, Ahuura, ''le voile vermeille du crépuscule'', étions jumeaux. Et si nos noms semblaient se contredire en tant que l'un était le fusain d'ébène de la nuit, et l'autre la sangine pourpre du jour; nous partagions pourtant le même lien de part ce message, mais aussi et surtout la même âme, au même titre que nous partagions le même sang.
Et cela ne fit que se confirmer au fil des années: nous étions véritablement liés comme par delà les astres. Main dans la main, jamais l’un sans l’autre, c’est dans un équilibre d’allégresse parmi les décors paradisiaques de notre berceau natal, Papeete, que nous avions commencé notre enfance. Ô doux souvenir chimérique s’effaçant comme une trace dans le sable, de ces deux marmots similaires comme deux gouttes de rosée du matin, jouant dans le jardin d’une maison à deux rues de l’hôpital où nous avions vu le jour …

‘Ia tīa’i mai te Atua iā ‘oe , que Dieu nous porte à travers le temps.
Pour se rouler dans le sable, Ter et moi étions ensemble. Pour jouer sous les nuages grondants durant la saison des pluies, Ter et moi étions ensemble. Sur le chemin de l’école, aux marchés colorés du village, Ter et moi étions ensemble.
‘Ia tīa’i mai te Atua iā ‘oe, après tout, que Dieu nous porte. Que ce soit dans cette alacrité comme dans le voyage.

Bientôt, malgré notre jeune âge, notre mère en mal du pays eu tôt organisé un aller sans retour pour son pays d’origine qui, comme le disait-elle, s’écoulait dans nos veines tout autant que la Polynésie, et méritait aussi de faire partie de nous. Alors nous nous envolâmes pour les U.S.A. . Nous avions ainsi troqué notre vie en maison paradisiaque entourée de mille-et-une couleurs pour une nouvelle vie animée dans un appartement du Bronx un peu gris. La barrière de la langue, les pèle-mêle de la foule, les hauts immeubles qui semblaient toujours plus s’écraser les uns sur les autres : les débuts à New York étaient difficiles dans un premier temps, mais nous avions tant bien que mal pris goût à cette nouvelle vie… ensemble. La routine s'installa, bien que moins tranquille qu'auparavant. Nous fûmes finalement américains officiellement, jusqu'au papier, et la vie prit son court tel le fleuve Hudson qui coulait non loin dans notre quartier. À mesure que le temps avançait, les rides commençaient à marquer les visages de nos parents, et Terenui et moi continuions à grandir au cœur de ce coin mouvementé.
Car en effet, Bronx n’était pas un quartier paisible, loin de là, on le disait même dangereux parfois. Toutes ces années pourtant, nous n'avions pas eu d'ennuis, ni même dans les rues, ni même à l’école, ni chez nous. Peut-être ne voyions-nous simplement pas cette part d'ombre qui nous entourait, trop jeunes et trop occupés à admirer la vue de Wave Hill ? Comment voir le mal qui régnait dans les environs, quand tous les jours nous passions par cet océan de verdure pour aller au lycée, nous rendre au supermarché faire des courses, ou dès que nous sortions plus simplement ? Nous ne voyions pas la griserie de la vie à Bronx, non… Nous vaguions juste, dansions, rigolions au cœur des rideaux verdoyants et des parterres colorés aux mille senteurs. Et ce, plus particulièrement chaque soir de journée ensoleillée, nous nous installions sous le pergola de ce lieu enchanteur, face à l'Hudson, a quelques pas de chez nous. Nous restions face au soleil couchant, admirant les teintes chaudes qui peignaient le vert de l'endroit d’ordinaire si vif, en multitude de couleurs poudrées et orangées. Je me souviens de ce vent qui soufflait dans les feuillages dans un bruissement si apaisant qu’on en oubliait le vacarme sourd de la ville en arrière plan. Et les oiseaux, perchés parmi les branchages baignés de lumière dorée, accompagnaient ce souffle en quelques gazouillis marquant la fin de la journée… Partout autour de nous, flottait ce parfum mêlant les différentes fleurs du lieu, à l'odeur de la terre meuble et de l'herbe sous nos pieds, à la fraicheur du fleuve Hudson aux reflets vermeilles qui nous faisait face. C’était notre moment rien qu’à nous deux, noyés dans les jardins de Wave Hill, notre moment de paix, notre petit coin de paradis qui nous rappelait nos premières années sur les îles.

Malheureusement, ces promenades et ces heures apaisantes sont révolues maintenant... Il y eu deux jours où tout changea.

Le premier, il a de ça bien trop longtemps maintenant, où je dus faire face à la terrible réalité que l’on n'osait voir, mon frère et moi, en s’évadant dans les couleurs de notre sanctuaire… Oui, cette tranquillité ne pouvait durer. Bronx pouvait bel et bien se révéler dangereux, et nous l'avions appris à nos dépends. Aujourd’hui encore, j'ignore s'il s'agissait d'un accident, ou si quelqu'un avait délibérément mis le feu à l'immeuble visant l'un de nos voisins ou même nous, pour une quelque obscure raison… Mais ce jour là, alors que la nuit avait à peine enveloppé la ville de son sombre voile de velours étincelant, la plénitude du silence se déchira et les flammes dévorèrent avidement notre chez-nous, léchant le sol, caressant l'air, et emportant tout dans leur danse ardente. Une symphonie désaccordée semblait résonner, mêlant les hurlements stridents, le vacarme des mobiliers et murs qui tombaient en ruine, ainsi que les sirènes au loin. Et ce décor qui prenait des allures d’Enfer Eternel autour de moi se muait lentement, âcre et flou  sous la chaleur se faisait étouffante, suffocante. Je me souviens avoir hurlé à en perdre la voix et les poumons, en vain, parmi les décombres d'un monde qui devenait obscur, s’éteignant comme une braise étouffée sous la cendre. L'incendie avait déjà consumé notre logement, nos biens, mes parents, ma moitié, ma vie en somme, avant que je ne perde conscience, certaine de mon heure…

Lorsque que je me suis réveillée à l’hôpital, et que j'ai ouvert les yeux, je n'ai rien vu d'autre que les ténèbres. Les médecins autour de moi se félicitaient pourtant de m'avoir tirée d'affaire au seul prix de ma vue et de quelques semaines d’hospitalisation ; mais moi j’étais juste perdue, seule… Je n'avais pas besoin de cécité pour savoir que les couleurs de mon bras ainsi que de ma vie avaient disparu. Il me fallut un peu de temps pour que ce traumatisme s’apaise, et que je m’adapte à mon nouvel handicap, je vous l'avoue. Cependant, une fois cette passe derrière moi, s'adapter ne se révéla pas si difficile pour moi , malgré mon appréhension première : d'une part, je trouvais que le monde ne méritait plus véritablement d’être vu pleinement et dans toutes ses couleurs, tant il me semblait être devenu laid sans mon âme sœur. Et d’autre part, de façon plus positive, j’en découvrais finalement autant de ce qui m'entourait par les parfums ou les sons auxquels je ne prêtais autrefois aucune attention. C'est ainsi, notablement, que je découvris ma vocation pour les parfums, et que j’entrepris à ma sortie d’hôpital de devenir Nez pour cette nouvelle vie solitaire. Ce que j'avais perdu en couleurs, je le retrouvais en parfums, et le large panel qui s’offrait alors à moi était comme un vent de renouveau.
Grâce à mon nouveau métier, une nouvelle routine s'installa lentement au gré du quartier toujours aussi mouvementé de Bronx, et la vie reprit on court, avec sans aucun doute moins d’allégresse et de rires, mais cela n'avait guère plus d’importance. Et tous les jours, qu'ils soient pluvieux ou ensoleillés, je me rendais sous la Pergola de Wave Hill, le soir arrivé. Je profitais, seule, de la mélodie du vent mêlée à celle de l’écoulement de l'Hudson ainsi que du chant oiseaux. Et comme ivre du parfum immuable de cet endroit qui me rendait si nostalgique, et qui pourtant me faisait tellement de bien, je contemplais les ténèbres qui me faisait face, des heures durant, la où autrefois se tenait toutes ces couleurs si réconfortantes dont nous adorions nous délecter mon frère et moi.

C'est alors que le second jour de changement arriva.

Quelques mois auparavant, une césure informative eut lieu. Et depuis qu'elle laissa place à un retour aux normes, le grabuge se faisait partout en s’accroissant quant à la disparition des phrases. Ne serait-ce qu'à travers le monde, beaucoup prennent le temps de chercher, parfois même durant tout une vie, l’âme sœur à laquelle ils sont liés. Et pour seule boussole pour la trouver ? Une phrase, simplement. Ce présent céleste qui avait guidé leur vie venait de disparaitre… Pour ma part, cela faisait quelques années avant ces événements que l’écriteau divin s’était effacé de ma peau, et que mon âme sœur avait disparu avec. Leur friction, ce ‘’problème’’ de disparition ne m'affectait donc absolument pas. Je m'en moquais presque, narquoise. ‘’cela ne me regarde plus’’ pensais-je en ce 20 mai, alors que j’écoutais tranquillement le son des informations diffusées à la télé comme bruit de font en buvant mon café. Je m’apprêtais à me rendre, comme quotidiennement, sous le pergola de Wave Hill, quand alors l'impensable se produisit.
Une nouvelle césure informative, bien plus courte cette fois puisque la précédente avait duré deux semaines, eût lieu. Aucun son ne sortait plus de la télévision, et je portai alors instinctivement ma main à mon bras gauche, sensé être lisse et dépourvu l’écriteau. Car après tout, le dernier incident du genre avait concerné les phrases. ‘’cela ne me regarde plus’’ pensais-je, avant de distinguer sous mes doigts tremblants et fébriles des irrégularités qui semblaient être des lettres, mises bout à bout, en ligne.

WHAT INSIDE MY HEAD?
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Mer 27 Juin - 8:29
Bienvenue et bonne rédaction Ahuura :glenn:


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Mer 27 Juin - 18:59
Bienvenue ! J'adore le début, j'ai hâte de lire la suite :o


Hope parle en #339966
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Mer 27 Juin - 20:39
Meurchiiii! ;//∆//;)/*•° thanks Hope, même s'il n'y avait pas encore grand chose xD
Ajout de la partie histoire! ^-^ je m'attèle au caractère dès que possible et ce sera enfin terminé :D


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