Am I brave enough ? | Adamo
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 9 Mai - 2:14

ft. Adamo Di Costanzo.

Rp évent.

Am I brave enough ?

La jeune femme lança un regard méfiant au bâtiment.
Dans sa main, une carte, un peu abimée.
Dessus, un nom. Enfin, deux.


Adamo & Cassandra Di Costanzo.
160 W 43rd Street.
Le Guillemin.

Guillemin ? ... C'était français, ça ? La devanture de l'endroit était marquée en lettres d'or, et le hall s'illustrait comme un temple de luxe dans qu'elle n'était pas préparée à découvrir. Alors... Cet hôtel, là, ce bâtiment, c'était à son âme liée ? ... Elle n'aurait pas cru faire face à un truc pareil. Elle devait se tromper, non ? Mais il n'y avait qu'une seule adresse, elle n'avait donc pas le choix.

Quelle aventure pour parvenir jusqu'ici. ... Et pourquoi était-elle ici, à vrai dire ? Elle avait encore du mal à savoir le pourquoi du comment. Huit jours, huit jours que les phrases avaient disparues. Huit jours sans communications, huit jours sans internet, huit longs et interminables jours. Probablement avait-elle été davantage embêtée par l'absence des réseaux que par l'absence de sa phrase, en vérité. Au début, tout du moins... Car voir ce "Fat Ass" quitter la surface de son épiderme avait presque fait monter des larmes de joie aux coins de ses yeux. Parce qu'elle était, après tout libérée de ce fardeau. Presque libérée, oui. Et le presque était bien notable. Durant tout ce temps, elle avait tâché d'oublier, d'omettre, d'étouffer cette inquiétude tenace qui avait gravit la colonne de ses émotions. Pourquoi une peur brutale l'avait-elle étreinte, lorsqu'elle avait pensé à l'homme qui lui avait dit ces mots ? ... Etait-ce sa mort qu'elle avait redoutée ? Mais pourquoi, pourquoi craindre pour lui ? Ils ne partageaient rien. Ne se devaient rien. Ne s'étaient rien promis.

Et pourtant elle était là. Avec sa carte entre les doigts, indécise. Celle qu'il lui avait donnée le soir de leur recontre, juste au cas où. Dieu qu'elle en avait peiné pour retrouver ce petit bout de papier cartonné, parmi ses vêtements. Coincé dans la poche intérieure d'une veste oubliée derrière son canapé lit... Si elle avait été plus ordonnée, peut-être aurait-elle retrouvé l'objet de sa quête un peu plus vite. Mais non. Et il avait fallut que la ville ne soit sans dessus dessous. Un métro sur cinq, les transports noirs de monde... Il y avait, dans les rues, cette ambiance étrange prompte aux événements inhabituels. Une insécurité globale, des regards en coins, des démarches pressées. Un capharnaüm qu'elle ne savait comment gérer et, elle devait bien l'avouer, être arrivée à bon port  était un véritable soulagement.

C'est donc les sourcils froncés que la jeune femme s'engouffra dans le hall. Ici aussi, l'ambiance était électrique. Ca et là, de riches clients étrangers, bloqués à New York pour la durée de cette catastrophe. Les bureaux surchargés pour accueillir les touristes forcés de séjourner plus longtemps que prévu, les employés, en sous effectifs visible, débordés. Hope demeura plantée sur place durant de longues secondes, perdue dans l'agitation, son regard papillonnant sur les hommes et femmes affairés à servir les clients.

La jeune femme se lança un regard rapide. Des docs martens, un short taille haute, des collants noirs, un t-shirt noir simpliste et son éternelle veste militaire. C'est que... Elle ne s'adaptait pas exactement au tableau qui s'offrait à ses yeux. Et cela du sauter aux yeux de l'un des responsables, car un brun, visiblement méfiant, s'approcha d'elle. Hope croisa les bras, le toisa tandis qu'il arrivait à sa hauteur.

- Mademoiselle ? Je peux vous aider ?
- Mh... Elle se mordit l'intérieur de la joue, puis lui tendit la carte. Je suis bien au bon endroit ?
- ... Hm, et bien, oui. L'homme lança un regard interloqué à la carte. Mais ce sont nos anciennes cartes, comment avez vous eu ça ?
- Bah, on me l'a donnée. Sur la défensive, la jeune femme. Et l'homme en face n'a pas l'air d'avoir confiance en elle. Je cherche Adamo. S'il vous plait. Il est là ?
- Adamo ? Il haussa un sourcil.
- Bah ouais, le mec sur la carte quoi.
- Alors, je ne sais pas à qui vous faites référence mais... Je ne connais pas d'Adamo ici et...
- Ecoute, essaie pas de me la faire à l'envers, j'ai pas envie de te faire chier plus longtemps que prévu. Juste dis moi s'il va bien et je me tire.
- ... Non mais je ne dis pas ça pour vous mentir. Je ne sais pas qui est cet Adamo.
- Bah renseignes-toi alors, parce que il a l'air important nan ?
- Ecoutez, nous... Nous sommes débordés. Je n'ai pas le temps de m'occuper de vous, alors si vous n'êtes pas là pour réserver une chambre ou pour l'hôtel, je vais vous demander de quitter les lie...
- Ecoute, du con, je plaisante pas quand je dis que tu vas aller te renseigner tu vois ? Parce que t'imagines pas le bordel que ça a été pour arriver jusqu'ici. Ce mec, c'est mon âme liée, tu vois, et il est nulle part. Pas à la mairie, ni rien. Alors tu vas te bouger le fion, et tu vas me trouver où il est et ce qu'il fout. Ok ?
- Mais je...
- Ou alors trouve quelqu'un de compétent pour répondre à mes questions, parce que t'as franchement pas l'air dégourdi.
- Eh ! Personne ne vous a autorisée à me parler de cette façon mademoiselle ! Les temps sont compliqués, j'entends, mais la politesse est de m...
- Tu sais quoi ?! Sa voix éclata légèrement, dans le hall. Peut-être était-elle plus inquiète que prévu. Ta politesse tu te la fous au cul !

Le quarantenaire lança un regard aux agents de sécurité, près des portes.

- Si tu me mets dehors je te jure que je rentrerais par les portes de service et je te retrouverais pour venir te faire chier personnellement... Son regard tomba sur son nom, épinglé à sa livrée. Julian !
- ... Un problème ici, Julian ? Une voix plus douce s'éleva, provenant de derrière la brune. Un cinquantenaire grisonnant, les sourcils froncés, se profila à leurs côtés.
- Oh, monsieur le sous directeur, c'est que...
- Mademoiselle ? Pourquoi ces éclats de voix ? Regard sérieux, autoritaire.

Le sous directeur, alors ? Peut-être que lui serait capable de l'aider. La jeune femme tendit vivement la carte à l'homme, les joues rosies par les évènements.

- Je cherche cet homme.
- Monsieur Heyton, je...
- Du calme, Julian. Allez vous dégourdir les jambes.

La brune adressa un regard noir à l'homme, qui se détourna avec humeur, puis reporta son attention sur ce fameux monsieur Heyton. Le visage de ce dernier s'illumina d'un éclair surprit. Peut-être avait-elle été chanceuse sur ce coup là...

- Adamo ? S'écria-t-il, interloqué. Vous cherchez monsieur Di Costanzo ? Mais... Enfin il ne travaille plus depuis l'hôtel depuis des années. Qui vous a donné cette carte ?
- ... Bah, c'est lui. Tout à coup, la jeune femme perd courage. Et son visage se décompose lentement. Putain de merde, fais chier... Alors ça veut dire qu'il est pas là ? L'homme secoua la tête pour signifier sa négation. Putain... et sa femme non plus ?
- Sa femme ?
- Bah oui, sa femme. Il est marié, non ?
- ... Adamo est veuf depuis des années, mademoiselle. Qui êtes vous, au juste ?
- Que... Veuf? Ah. Merde. Elle grimaça, changea de sujet. A votre avis, si je le cherche, je suis qui ? Sa putain de moitié d'âme, ça paraît pourtant évident.

Et ses incisives ravagent ses lèvres, témoins de la réflexion qui tourne dans son crâne. Sera-t-elle capable de le retrouver, à présent ? Probablement pas...

- ... Je ne fais pas ça d'habitude, mais... Je suppose que la situation est exceptionnelle. Je dois avoir son adresse, dans mon bureau. Vous la voulez ?
- ... Son adresse ? Un silence. Elle hésite, doute. Tout cela doit-il prendre autant d'importance ? ... Hope sait seulement qu'elle doit en avoir le coeur net. Ouais. Ouais je veux bien.
- Alors attendez moi là.

____________________________________________________________________________________________________________

La jeune femme inspira fermement, puis se redressa d'un coup, le doigt pressé sur sa narine blanchie. Immobilisée dans l'ascenseur, assise à même le sol, elle appuya l'arrière de sa tête contre le revêtement de métal. Voilà. Elle y était. Les portes ouvertes de l'habitacle donnaient sur le couloir illuminé. Et au fond, une porte, celle d'Adamo.
Voilà dix minutes qu'elle se tenait là, incapable de trouver le courage d'avancer. Alors, assise à même le sol, elle avait consommé le seul remède à son stress, le seul remède à ses doutes, le seul remède à ce manque de confiance qui ébranlait ses os. La C. Sa poudreuse à elle. Un rail, juste un, pour ne pas devenir hors de contrôle, pour apaiser le tremblement de ses doigts.

Une inspiration, elle se lève. Range son matériel. Tâche d'ignorer la sensation terrible qui transforme ses jambes en coton. Puis elle hisse la bandoulière de son sac sur son épaule, et avance. Un pas, puis deux. L'un après l'autre, ce n'était pas si compliqué, si ? ... Et là, face à la porte, sous la sonnette, son nom. Di Costanzo. Voilà qu'elle doit appuyer sur le bouton... Il ne reste que ça. Juste ça.

Elle manqua de partir en courant.

Mais au lieu de cela elle ferma les yeux, pressa la sonnette.

Et attendit.



Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 10 Mai - 1:41
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 13 Mai - 3:02

ft. Adamo Di Costanzo.

Rp évent.

Hell in your bedroom.

L'attente face à la porte.
L'attente face à la porte.
...
L'attente face à la porte.

Saloperie de putain de porte. Pose ta main sur cette poignée de merde, appuie, et ouvre cette foutue saloperie de putain de porte, Di Costanzo.

Une insulte, lâchée entre ses lèvres rougies par ses dents acharnées. Il n'y a pourtant que le silence de son côté de la porte, il ne semble pas y avoir âme qui vive dans cet appartement. Son poing s'abat sur le bois, puis sur la sonnette, elle lance son pied dans le chambranle avant de se détourner, furieuse. Où est ce pauvre type ? Où est-ce qu'il est ? Pourquoi son nom n'était pas à la mairie, pourquoi ne s'était-il pas inscrit sur ces foutues listes ? Ce n'était pourtant pas si dur, pas si loin de chez lui. Ici, à Manhattan, c'était plus calme. Pas comme dans le Bronx où les choses s'étaient envenimées très rapidement. Le chaos pour engendrer le chaos, exit le calme de sa rue... Alors tout ça, ça comptait plus pour elle que pour lui ? Elle était la seule à s'inquiéter ? Mais quelle plaisanterie. Quelle plaisanterie ! Il avait dû l'oublier, après tout. Elle n'était qu'une phrase, qu'une suite de mots douloureux et le souvenir d'une chemise arrosée de vodka. Et bordel, non ! Il ne pouvait pas être mort, ce n'était simplement pas possible.

Son oreille attrapa un son, lointain. Un éclat de voix, peut-être, mais elle ne comprit pas les mots qui furent prononcés. Non, elle ne sentit que la rage profonde de se trouver là, derrière la porte, tandis que quelqu'un se tenait visiblement à l'intérieur et refusait de lui ouvrir. Faisant fi de toutes convenances, la jeune femme s'offrit la permission d'abattre sa paume sur la poignée et d'ouvrir la porte d'un coup de poignet énergique.



Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 13 Mai - 3:12
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 13 Mai - 22:01

ft. Adamo Di Costanzo.

Rp évent.

Crime scene in your bathroom.




Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 13 Mai - 22:21
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 14 Mai - 14:07

ft. Adamo Di Costanzo.

Rp évent.

Come on.

Il n'a pas aimé que je parle de toi avec le sourire.

Parler d'elle avec le sourire ?
C'était la réflexion qu'elle se faisait, penchée au dessus de la cuvette des toilettes. Le souffle court et les mains agitées de soubresauts, Hope inspira profondément puis ferma ses paupières humides des pleurs que la nausée avait provoqués.
Ce type avait un sérieux problème. Parce qu'elle ne comprenait vraiment pas comment il pouvait ne serait-ce que parler d'elle à quelqu'un, et en plus, avec le sourire ? ... Après un verre de vodka jeté en pleine figure et une agression verbale, il parlait d'elle avec le sourire ? Qu'est-ce que c'était sensé vouloir dire ? Que tout cela avait un sens qu'elle n'avait pas vu, pas comprit ? Elle se rappelait surtout de l'hostilité et de la violence de l'instant, de la violence de leurs phrases. Comment y songer avec un sourire ? Comment pouvait-il y parvenir, lui ?

La brune passa ses paumes sur ses joues humides, renifla, puis se redressa après avoir tiré la chasse d'eau. Un tiraillement surprit son genoux lorsqu'elle voulu se lever, et le nylon de son collant s'accrocha au bois du parquet sur lequel elle s'était agenouillée. La matière céda, se troua, puis s'effila le long de sa jambe, de la bordure de son short jusqu'à son tibia. Un feulement désapprobateur plus tard, Hope se pencha pour observer les dégâts, puis secoua la tête et rejoignit la chambre pour aller chercher ce qu'il lui avait demandé. Pas d'armoire ou de commode, dans la pièce, juste... Une porte, à la droite du lit, entrouverte, un dressing probablement ? Et un joli dressing, qui plus est. L'esprit occupé, Hope n'eut pas le temps de se pencher sur les faits, cependant elle noterait plus tard le goût fin des vêtements qui passèrent entre ses mains. Belles matières, belles coupes, beaux prix aussi, sûrement.

Elle trouva, près de la porte, un sac de voyage dans lequel elle fourra un ou deux pantalons, t-shirt, chemises, sous vêtements et chaussettes. S'il s'était fait agresser ici, il ne pouvait y rester, n'est-ce pas ? Elle attrapa un pull, le jeta dans le sac, puis elle le ferma nettement et alla chercher un jogging qu'il lui avait demandé, ainsi qu'une chemise et d'un caleçon. La brune, l'esprit méthodique, tâchait d'ignorer le goût de la bile amère qui étreignait sa gorge, ou encore la sensation du tiraillement des larmes séchées sur ses joues. Elle ne devait pas faiblir, ne faiblirait pas.

Une inspiration puis elle le rejoignit, l'observant là, debout au milieu de sa chambre. L'air foutrement paumé. Pauvre homme. Lorsqu'elle songeait à ce qu'il avait dû vivre elle... Elle ne parvenait pas à s'expliquer comment quelqu'un avait pu vouloir lui imposer cela. C'était cruel, c'était malsain et vil, c'était une séquestration en bonne et due forme. Une mutilation... Et quand cette personne se serait-elle arrêtée ? Peut-être jamais. Et quand avait-elle commencé ? Elle avait peur d'avoir la réponse à cette question.

Putain, mais qu'elle était conne. Si elle avait seulement eu le foutu déclic de venir avant, elle aurait pu lui épargner bon nombre de cicatrices et... Et de terribles moments. Hope déposa le sac sur le lit puis s'approcha pour lui remettre les vêtements qu'il lui avait réclamés et qu'elle avait réunis pour lui.

- Habille toi. J't'ai fais un sac, mais j'sais pas où on va. J'me disais ton hôtel, au moins tu seras en sécurité. Et c'est vraiment pas loin... Ou alors un autre, y en a partout. Mais si t'es pas capable de choisir, on va au tient. J't'emmène pas chez moi, c'est trop loin.

La jeune femme se recula puis fila vers la salle de bain pour lui donner l'espace de s'habiller tranquillement. Là, elle se rinça la bouche puis bu de grandes gorgées d'eau, tâchant de se rasséréner pour conserver ses idées claires et concrètes. Un regard pour elle même dans le miroir.

Le mascara a coulé sous ses yeux de ciel. Et ses index frottent la peau pour effacer les marques des pleurs, pour retirer les embruns de noir qui assombrissent son regard pourtant si clair. Et rapidement, elle fait demi tour. La jeune femme retrouve son sac, avale une pastille à la menthe puis, dans un geste complètement contraire, la voilà qui s'allume une cigarette. Besoin d'une de ses addictions pour calmer la panique, peu lui importe d'être à l'intérieur, d'avoir le droit ou pas.
Sac hissé sur l'épaule, Hope va chercher celui qu'elle a préparé pour son âme liée puis le passe en bandoulière. Elle ose à peine revenir à sa hauteur, n'est pas sûre de pouvoir le regarder.

- On ferait mieux d'y aller avant que ce taré se re-pointe, j'avoue ne pas avoir très envie de le croiser. Appuie toi sur moi, on ira plus vite.

Elle lui offre le confort de son épaule, ou de son bras, comme il le préfèrera. Cependant elle essaie de ne pas le toucher plus que de raison, pour ne pas accentuer la douleur des plaies dont il est recouvert. Mais elle peut maintenant soutenir sa vue. Car ainsi vêtu, il paraît presque normal. Malgré son visage creusé, ses bleus, malgré l'air absolument dévasté dans ses yeux et l'expression perdue sur son visage, il n'avait plus l'air d'un buveur de sang psychopathe. Et l'on pouvait sans doute affirmer que c'était une bonne chose.

La route jusqu'à la porte d'entrée fut lente, mais efficace. Il ne tomba pas, et au vu de l'état de son corps, c'était probablement un exploit. Postés face à la serrure, encore à l'intérieur de l'appartement, ils s'arrêtèrent. Hope inspira doucement, se mordit la lèvre.

- On sort, ok ? Regard incertain. Si... Si on le croise je trouverais un moyen de le faire dégager. Je sais pas quoi, un truc, quelque chose.



Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 15 Mai - 19:52
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 17 Mai - 5:32

ft. Adamo Di Costanzo.

Rp évent.

Guillemin

La jeune femme grogne, titube sous son poids, puis serre les dents et le conduit jusqu'au bout du couloir, dans l'ascenseur qu'elle avait occupé quelques minutes plus tôt. Qu'elle lui paraissait douce, à présent, l'angoisse qui l'avait saisie en arrivant. Cette simple angoisse de le revoir, oui... Cela semblait si peu en comparaison à ce qu'elle éprouvait en cet instant précis. Un sentiment qui lui prenait les trippes, une peur vicieuse qui lui hurlait de faire attention... Mais attention à qui, au juste ? Et si l'autre lui claquait dans les bras ? Et s'il s'évanouissait d'avoir trop souffert, trop saigné, trop peu mangé ? Depuis combien de temps n'avait-il pas bu ?

- Tuer quelqu'un à coup de pieds dans les burnes, franchement, faut le vouloir.

Elle grommelle entre ses dents, le laisse s'appuyer contre la paroi de métal, puis presse le bouton du rez de chaussée à l'aide de son index. La jeune femme le relâche quelque peu, remet en place les sacs qui prennent de la place sur ses épaules, puis elle lui redonne son bras pour qu'il se positionne. Bientôt, ils arriveront dans le hall. Et elle prie tous les foutus dieux du monde, même celui qui les a visiblement abandonnés, pour que le taré ne soit pas là, planté devant eux, derrière les portes de métal. Ses dents se serrent, il s'appuie pleinement sur elle à l'instant où l'habitacle s'immobilise. Et derrière le métal, soulagement... Personne.

Alors c'est un pas après l'autre qu'ils se dirigent vers la rue. La jeune femme garde la mâchoire contractée, concentrée pour ne pas faillir sous le poids qui s'appuie de plus en plus sur son épaule. Regard baissé sur le bitume, elle retrouve le chemin sans trop de difficultés. Elle a passé du temps à trouver son appartement, n'a pas l'intention de se perdre avec lui sur le dos. Et sans son téléphone, sans google Map, c'est à son sens de l'orientation qu'elle doit faire appel. Là encore, l'exercice n'est pas simple. Enfant de la technologie, et sa mère n'a jamais été assez douée dans l'espace pour lui apprendre à lire une carte. Le seul qui aurait pu le faire avait été absent durant la majeure partie de sa vie. Mais elle se souvenait du schéma des blocs, des immeubles.

Les émeutes sont courantes dans les rues, et l'état d'Adamo semble interpeler sans pour autant alarmer. Peut-être ont-ils eu eux aussi affaire, à Manhattan, aux excès de violences qui ont parfois débordé dans la cité. La vue de l'homme alors, sérieusement amoché, les choquent peut-être mais n'est plus inhabituelle. ... Triste état de fait.

Bientôt, la jeune femme perd son souffle, oublie de communiquer, ne fait que se concentrer. Peut-être ne l'écoute-t-elle pas vraiment lorsqu'il tente de lui parler, uniquement concentrée sur la route qu'elle doit mener. Son regard se plisse légèrement, il ne leur reste plus que quelques minutes de marche.

- Si, tu me fais un mal de chien. Elle ravale sa douleur sous un grondement, puis se redresse pour mieux le soutenir. Mais je vais pas te laisser là hein, le rital sans papiers.

Le corps entier proteste. Le genoux, d'abord, fragile et pourtant pivot central de l'appui qu'elle lui offre. La clavicule qui soutient le sac en bandoulière, et puis son bras à lui, sur son coude replié pour le soutenir. Mais il ne peut le savoir, elle ne peut l'en blâmer, et elle doute que son état ne prime sur le sien. Elle peut avoir mal durant quelques instants, en a l'habitude. Lui, en revanche, est dans un piteux état. Le front couvert de sueur, le visage cristallisé dans une expression d'effort intense et de douleur communicative. C'est en voyant sa peine que la jeune femme décide d'accélérer le mouvement, ignorant ses peines et ses maux. La devanture du Guillemin apparaît après une marche silencieuse, et ils n'ont croisé personne, personne de notable.

La jeune femme ne se sent en sécurité qu'à l'instant où elle franchit les portes de verres qui mènent dans l'hôtel de luxe de son âme liée. Son souffle crispé se relâche, sa mâchoire douloureuse se détend. Certains regards se tournent vers ce duo étrange, mais personne n'ose les approcher. L'effort a du affaiblir l'homme, car elle sent qu'il flanche, peu à peu, contre son flanc. Et la brune ne tardera pas à flancher avec lui, s'il continue à s'appuyer ainsi.

- Bordel de merde ! Sa voix raisonne dans le hall. Ca vous emmerde pas de nous laisser galérer, pauvres cons ?! Son regard clair se redresse, urgent. Et elle observe les responsables, regarde Julian qui ne bouge pas, n'avance pas vers elle, les bras croisés. Putain d'enculé de... Je vais le...
- ... Adamo... ?

Dieu merci. Heyton et sa moustache.

- Oh putain, merci... La jeune femme flanche un instant, se redresse. En nage.
- Mais, que... Vous...
- Il est à lui, cet hôtel, nan ?Grince-t-elle entre ses dents.
- ... Oui ?
- Alors trouvez lui une chambre rapidement sinon vous allez le récupérer par terre, et moi étouffée en dessous. Elle lui aboie presque dessus, pourtant... Il a l'air fort aimable, cet Heyton.

Les deux hommes semblent se regarder, du moins, elle en a l'impression. Puis Heyton se détourne. Ses yeux restent rivés sur le sol, concentrés, plissés. Il ne se passe qu'une vingtaine de secondes avant qu'Heyton ne revienne vers eux.

- Venez avec moi. Je vais vous installer. L'hôtel est complet mais il nous reste les suites des derniers étages, en cas d'urgence, comme toujours.

L'homme soutien Adamo alors qu'ils se déplacent, laissant Hope respirer un peu, en amont. La douleur est sourdre, pernicieuse dans son genoux. Elle déséquilibre sa marche, fait craquer sa rotule à chaque pliure. Dans l'ascenseur, la brune appuie son crâne contre le métal, n'écoute plus rien, le souffle court. Trop d'un coup, trop d'efforts, trop d'appréhension, de stress, de peur. Ici, elle se sent plus ou moins en sécurité. Personne ne peut se douter qu'il est là, qu'elle est là. Ou bien si, peut-être dans son cas mais... La chambre demeurera privée, n'est-ce pas ? Elle laissera son âme liée s'occuper des détails, et après tout... Elle ne comptait pas s'éterniser. Le but n'était pas de créer des liens, non, pas vraiment. Juste de s'assurer qu'il allait bien, qu'il irait bien. Peut-être l'autre discute-t-il avec l'Italien, elle n'écoute pas, n'écoute plus, se focalise sur les battements de son cœur erratique et sur la condensation de son souffle chaud, sur les parois d'acier.

La porte s'ouvre sur un couloir calme, paisible, et silencieux. Quelques portes seulement à cet étage, espacées les unes des autres. La brune laisse les deux hommes passer devant, se glissant dans leur sillage pour ne pas les perdre. L'un comme l'autre, trop occupés à se diriger vers la suite, ne notent pas le léger déséquilibre qui la perturbe. La douleur crispe sa jambe, mais elle ne dit rien. Ne veut rien dire, ne souhaite pas que cela se voit. Surtout pas qu'il ne le voit, lui. Cette preuve de faiblesse qui la rend de guingois.

Une clé magnétique, la porte s'ouvre. L'endroit est grand, lumineux, sublime, décoré avec goût et grand soin. Un petit écrin formidablement bien mis en valeur par de grandes fenêtres, par une belle vue. Hope jette un regard circulaire à l'endroit, ne dit rien. Se demande pourtant ce qu'elle peut bien faire là, comment, par quel coup du sort s'était-elle retrouvée à arpenter les couloirs et suites d'un palace...

- Je vous laisse. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous appelez ce numéro, sur les lignes de l'hôtel. Ce sont pour nos clients prioritaires... Avec l'avalanche de réservations je ne vous promet pas un service éclair mais ce sera plus rapide.Il regarde Adamo, l'avise. Ne fait pas de commentaires, s'il n'en a pas déjà fait...Tu connais ces chambres par coeur, je n'ai rien à te présenter. Bonne fin de journée, Adamo... Et soigne toi.

La brune se débarrasse de son manteau à la seconde où le cinquantenaire franchit la porte. Les sacs, retirés, la veste aussi. Dieu qu'elle avait chaud...

- ... Bon... Maintenant que t'es en sécurité...Elle inspire doucement. Tu veux que je reste ou bien... ?



Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 18 Mai - 1:10
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 18 Mai - 23:44


Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 19 Mai - 3:09
avatar
Administrateur
Administrateur
Messages : 99
Dollars : 152
Date d'inscription : 10/01/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 19 Mai - 3:55

ft. Adamo Di Costanzo.

Rp évent.

Just a little heat.

Le contact la surprend tout à coup. Il a attrapé ses doigts pour les apposer contre sa joue, sa grande main à lui pour attraper sa paume trop petite. Elles sont énervantes, ses petites mains, et les doigts si fins, trop faciles à briser. Les phalanges disparaissent toujours entre les ressacs des mains des hommes, qui s'amusent à les emprisonner comme l'on mettrait un tout petit oiseau en cage. Mais le contact est doux, léger, il semble avoir comprit qu'elle n'a pas envie d'avoir trop affaire à lui. Il ne force pas, elle le touche à peine, et pourtant elle ne bouge pas. Non, Hope se contente de le regarder, médusée.

- ... C'est pas pour te punir, c'est que... Je... Elle fronce les sourcils, se racle la gorge. J'ai rien trouvé d'autre. J'ai bien vu que tu avais suffisamment douillé pour chercher à en rajouter une couche.

Il a l'air paisible tout à coup, beaucoup plus paisible, mais tellement plus triste aussi. Peut-être qu'ainsi il sent la chaleur de sa peau à elle, peut-être qu'il sent ce qu'elle a sentit tout à l'heure lorsqu'elle l'a touché. Peut-être qu'il...

Arrête de fabuler, Hope.

Le pouce de l'homme glisse sur son poignet un instant, puis il relâche sa main, s'excuse, soudain. Vulnérable, tellement vulnérable tout à coup. Presque nu, assit là, démuni. Ses traits sont défaits et peut-être, alors, peut-être Hope s'en veut-elle un peu d'avoir été si sèche. Mais elle ne peut empêcher ce sentiment de contradiction qui la pousse à s'enfuir, qui la pousse à le repousser, qui la pousse à essayer de minimiser ce lien qui pourrait pourtant vouloir dire tant de choses. Qui pourrait pourtant lui apporter tant, la soulager, guérir un vide trop grand que rien ne peut combler.

Toujours un peu toute seule et c'est toujours un peu de ma faute.
Mais il a l'air d'avoir le cœur crevé, un peu comme moi peut-être...
Pourquoi ça me touche ?
Arrête, arrête Hope.
L'atterrissage sera trop douloureux.


Une inspiration, elle s'apprête à retirer sa main. Mais le visage d'Adamo se niche contre elle, dans une prière tue. Là, son front, dans le creux de son cou. Et ses cheveux humides qui flirtent avec la ligne de sa mâchoire, l'odeur du shampoing, le contact de ses mains dans son dos. Les doigts se glissent contre les fibres de son t-shirt, il semble comme s'y agripper.

- ... Pitié... Murmure-t-il, sa voix étouffée contre son vêtement.
- Que... Mais...

La voilà prise de court. Démunie face à sa détresse, elle ne parvient pas à bouger. Pitié. Pitié ce n'est pas s'il te plait, ce n'est pas je t'en prie, pitié c'est fort. Pitié... C'est désespéré, comme un appel à l'aide en dernier recours. Est-elle assez cruelle pour lui refuser cette aide qu'il ne peut s'empêcher de verbaliser ? Non. Alors elle ne bouge pas lorsqu'il la serre contre lui, lorsque ses bras forts emprisonnent son buste, compriment son souffle.
Alors la jeune femme ne sait plus que faire de ses mains, de son regard, de son corps. Le contact, provoqué ainsi, lui est inhabituel. Elle n'a pas l'habitude d'être tendre, pas l'habitude qu'on vienne chercher ainsi sa chaleur et surtout, elle n'a pas l'habitude de se laisser faire. Le rythme cardiaque s'accélère, devient plus violent, il frappe et frappe ce cœur, frappe contre sa cage thoracique. Sa mâchoire se contracte, peut-être a-t-elle un peu trop peur qu'il ne l'entende, de là où il est. Comme pour l'empêcher de se concentrer sur cet état de fait, les deux paumes de la jeune femme vinrent maladroitement se poser respectivement dans sa nuque et sur son crâne.

- Je... Ok... Il la trouve belle, dit-il. Merci, je suppose ? Et il rajoute que c'est sincère... Dur d'y croire lorsqu'il est celui qui, de ses deux mots originels, avait brisé son cœur avant même qu'elle ne le rencontre. Ecoute... J'imagine que tu es épuisé, et c'est bien normal. Tu devrais essayer de te reposer, si ça te rassure je peux rester encore un peu. Mais il faut que tu manges et surtout que tu boives pour reprendre des forces. Son visage se lève vers le plafond, elle ne sait pas quoi faire, vraiment pas. ... Je... Elle doit être franche, sur ce coup. Je n'ai aucune idée de comment t'aider, je... Je suis pas très douée pour aider les gens. Un soupir. Désolé d'avoir dit que t'étais con mais... En même temps, quand tu fais des trucs aussi cons j'y peux rien moi. Ca veut pas dire que... Enfin on se connaît pas, j'en sais rien si t'es con, voilà, c'est tout. Peut-être que c'est elle qui a besoin de se détendre, car son corps est entièrement crispé. Elle ne bouge pas, cependant. Adamo... Il est si joli, ce prénom. Ne place pas d'espoirs en moi, d'accord ? Je suis pas une belle personne.

Son regard se baisse enfin vers lui, très sérieux. Elle le regarde, là, contre elle. Ils ne se connaissent pas mais, alors... Quelle est cette chose qui raisonne ? Elle l'ignorera, tachera de l'oublier. Et il ne pourra s'en plaindre, car c'est lui qui l'a cherché.

- Tu veux bien me lâcher ? Sa voix est plus douce, c'est une réelle question cette fois ci. Pas une agression. Je vais aller nous chercher de quoi boire et tu pourrais commander à manger.



Hope parle en #339966
avatar
Membre du forum
Messages : 110
Dollars : 96
Date d'inscription : 17/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 20 Mai - 2:13
Contenu sponsorisé
Am I brave enough ? | Adamo
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Linked-ink :: New York :: EVENT - L'hôtel de ville-
Sauter vers: