Manifestions et enfer... [Pv. Yeltaz]
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Sam 5 Mai - 16:09


Avec James Bond~




Depuis le 29 mars, papa et maman sont agités. Dès les premières lignes sorties dans les journaux, ils s’inquiètent, comme tout New-York, pour ce couple. Le pire fut le 1 avril quand nous nous sommes réveille. Plus de téléphones, plus de télévision et un message inquiétant du maire qui tourne en boucle à la radio. Vu la situation, papi et mamie ont été interdit de sortie, de peur d’émeute, mais surtout parce qu’ils préféraient écouter la radio. Papa et maman sont partis voir le restaurant, s’assurer qu’aucune casse pourra être faite. Pour ma part, je suis parti en direction du centre-ville pour aller à la mairie faire le recensement de toute ma petite famille.

Je suis inquiète pour Yeltaz, je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis que l’on s’est quitté. Je sais que j’ai eu quelques problèmes de téléphone, mais avec la coupure, je me doute bien qu’il ne puisse pas me rejoindre. Qui sait, je pourrais peut-être le voir en ville…

Sachant que la cohue des évènements risquent de dégénérer rapidement, je préfère partir de jour tôt le matin pour aller donner nos noms. Arrivée en ville, je vois un rassemblement de personnes près de la mairie. Plusieurs se bousculent, quelques-uns font du grabuge, d’autres sont calme. Je m’approche avant d’accrocher quelqu’un… Quelqu’un que je ne pensais pas voir...Armel…


Je m’éloigne de lui en regardant ma montre, il est presque trois heures et je viens à peine de sortir de la mairie. J’ai longuement parlé avec Armel… J’hésite à retourner à la maison, sachant que l’on va s’inquiéter pour moi. Je croise une connaissance et lui demande de dire à mes parents que je vais bien, mais que je ne pense pas pouvoir rentrer vu les émeutes qui commencent à prendre place. Je me trouverais une place en sécurité dans le centre-ville, j’ai des amis et je sais que le musée à une pièce pour les employés en cas de problèmes ou si jamais on est bloqué dans le centre-ville.

Je marche dans les rues et cherche un endroit où me réfugier rapidement en voyant les foules envahir les rues, mais pas pour aller travailler, mais pour manifester. Je marche rapidement et regarde un peu partout, un visage amical qui voudra bien m’aider.

Connaissant la ville comme ma poche, je me faufile dans les rues, cherchant le raccourcie en direction du musée. Je tourne le coin d’une rue et tombe face à face avec un groupe pas très accueillant qui me lance des sourires des plus inquiétants et s’approche de plus en plus de moi alors que j’essaie de m’éloigner pour me retrouver au milieu d’un groupe de gens qui ne veulent pas mon bien.

Dans un mouvement de protection, je pose mes bras sur mon ventre et essaie de le camoufler le plus possible.

-S’il vous plaît...Laissez moi tranquille...Je n’ai rien fais...
Je murmure faiblement espérant que l’on vienne à mon secours. À L’AIDE! Je crie espérant attirer l’attention d’un bon samaritain.


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Lun 7 Mai - 21:07
Manifestation et enfer...
Effie & Yeltaz.
And then.. He died.

Quatre jours, et tout implose. Entre les disparitions de phrases, la disparition du réseau, la disparition de certaines personnes. Comme des airs de fin du monde. La population panique. Finalement, tu te retrouves en congés improvisés. Les choses dégringolent. Plus de portable, donc plus de nouvelles. Ça sent les guérillas urbaines, les pillages de magasin, les émeutes, la panique, le sang. Ça sent la haine et l’inquiétude. Des larmes, des cris. Des âmes stagnantes dans les halls d’immeubles. Un troupeau de loups prêts à tout pour retrouver la meute. L’humanité se casse la gueule depuis fin avril. Quant à toi, tu t’es levé le 29, le bras vide. Sensation d’être nu. Un courant d’air. Le même effet que lorsqu’on enlève nos bracelets ou nos bagues. La légèreté, peut-être.Tiens, elle est sûrement morte. Voilà la première idée que tu as eu. Plus d’âme liée. Retour à la solitude. Retour dans le passé. Plus de changement à encaisser, plus de pulsions sexuelles, plus d’explications à donner. Soulagé, non. Pas inquiet non plus. Perplexe, en réalité. Si Effie est réellement morte, alors le destin aura décidé de te jouer des tours. Pile quand tu la rencontres enfin, il faut qu’elle meurt.

Quelques pop-up qui s’affichent sur ton téléphone. Les nouvelles vont vite. Tu n’es pas seul, nu comme un vers. Visiblement, ce n’est pas la mort des liés qui engendre la disparition des phrases. La nature se décide à vous lâcher dans la nature, sans moitié. Dieu, ou cette quelconque autorité suprême, vous abandonne donc à votre triste sort. Dans le fond, tu t’en fou royalement. Avec ou sans, de toute façon, tu es seul. Absolument seul. Effie est une grande fille, elle s’en sortira sûrement. Ou pas. Elle est enceinte, mais pas sur le point d’accoucher. Donc ça devrait aller. Tu laisses passer le temps, impassible, encore une fois. Jusqu’au 1er Avril.

Tu t’es levé avec une impression d’orage au dessus de ta tête. Ce poids, cette impression d’étouffer. Il fait lourd, dès le matin. Les rues sont silencieuses, mais tu entends des murmures dans les couloirs de l’immeuble. L’agitation palpable. T’es en sueur. Quelque chose déconne dans le monde. Dans la ville. Ça tourne plus très rond dehors. Premier réflexe, ton téléphone. Aucun réseau, donc plus de boulot. T’as pourtant de quoi payer la facture ce mois-ci. T’ouvres la fenêtre. Une véritable fourmilière géante. Le monde s’agglutine et regarde aux alentours. Des gens pleurent. La troisième guerre mondiale, peut-être. Rien n’a l’air détruit. Tu sors sur le pallier et croise ton voisin de gauche. Il t’explique brièvement que le réseau est coupé et que plus rien ne fonctionne. Tant pis, ça finira bien par se rétablir. Croisons les doigts, sinon Méphisto n’aura plus de quoi manger. Tu sortiras demain, pas le choix. Une après-midi entière à astiquer tes armes et à lire des bouquins. Tu restes préoccupé.

Le 2, tu ne te réveilles pas. Tu n’as pas dormi, à vrai dire. Deux pupilles bien rondes qui fixent le plafond. L’inquiétude du monde se ressent à travers les murs, à travers les rues. Impossible de dormir dans une telle panique. Un pied après l’autre, tu t’extirpes de ton lit. Une douche froide, et une phrase qui n’est toujours pas revenue. Pantalon noir et chemise blanche. Un Sig Sauer sp2022 à la ceinture, un chargeur de secours de 15 cartouches dans la poche droite. Un caresse pour le chaton. Parti pour affronter le monde dans son état le plus primitif. Tu arpentes les rues en quête d’un magasin ouvert. Apparemment, un regroupement de personne se prépare. Les vendeurs ne sont pas fous, et ferment les uns après les autres. Il te faut de quoi nourrir le chat, c’est indéniable. La population se dévisage, se méfie. Les gens n’ont jamais été plus observateurs qu’aujourd’hui. Certains remarquent ton arme à la ceinture et s’écartent de peur que tu ne les agresses. A vrai dire, pour une fois que t’es en congés, tu ne vas pas gâcher ça. Tu tombes sur une petite épicerie encore ouverte. Le vendeur à l’air de s’en foutre royalement. Tant mieux, vous êtes deux. Pas de croquettes dans les rayons, mais un chat qui traîne dans la réserve. Il te refile un de ces paquets de secours. Brave vendeur. Tu lui échanges avec les quelques pièces qu’il te reste dans le fond de la poche. Pas chiant le type.

Quelques pas plus loin, croquettes sous le bras. Tu entends une femme crier. Impossible de distinguer ce qu’elle dit, mais au ton de sa voix, tu piges rapidement qu’elle n’est pas en position de force. En mode silencieux, tu t’approches du lieu ou provenait la voix. Une ruelle, quelques types, et cette nana au milieu, coincée contre le mur. Encore un peu plus discret, tu t’approches. Effie. C’est elle, là. Bloquée au milieu de ces affamés, de ces écervelés qui attendent de profiter de sa faiblesse. A petits pas, silencieusement, tu déloges ton arme du holster, et colle le bout du canon contre le crâne de l’un des types. Il se retourne, furieux, puis se calme aussitôt. Le canon entre les deux yeux. Les autres s’écartent. L’un d’eux essaye de te prendre l’arme des mains. Tu lui tires en pleine tête. Pas de pitié, désolé Effie. Tu ne voulais sûrement pas voir ça. Les types s’en vont en détalant comme des lapins. Tu ramasses la douille avec le plus grand des soins.

« - Tu devrais pas sortir toute seule, pas en ce moment. Je te ramène. »

D’un ton autoritaire et énervé. Sourcils froncés. T’es inquiet pour elle, quoique t’en dises. Tu la prends par la main, avec un peu de force. C’est hors de question qu’elle reste dehors vu son état. Le troupeau de civil se forme et devient de plus en plus gros. Tu t’arrêtes au bout de la ruelle pour surveiller que les types ne sont pas partis en chercher d’autres, les gros bras de la bande. Manquerait plus que ça. Un groupe marche vers vous, tu observes discrètement. Si tes yeux fonctionnent plutôt bien, t’en déduis que ce n’est pas eux. Tu te retournes vers Effie en soupirant. Les emmerdes commencent maintenant.


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Mar 8 Mai - 16:55


Avec James Bond~





J’ignore comment il m’a retrouvé, si c’est mes cries ou s’il a une ouïe hyper fine, mais un bon samaritain est venu à mon secours. Je le connais en plus ce bon samaritain, c’est mon AL. Je le vois sortir son arme et le mettre sur la tempe de celui qui est le plus proche de moi. Je détourne le regard, ferme les yeux et entend le détonateur de l’arme.

Le coup de feu partit, les autres fuient et courent pour éviter de subir le même sort. Je pose mon regard sur Yeltaz, évitant de regarder l’homme étendu par terre. Je remarque que j’ai quelques gouttes de sang sur mes vêtements et un peu sur mes bras qui protégeaient mon ventre. Je reste calme et lève le regard quand il me gronde. Comme une enfant prise en faute, je baisse la tête.

-Pardon… Je devais venir nous recenser et… Et je te cherchais, je me demandais si tu allais bien… Je lui dis dans un murmure, comme si j’avais peur qu’en parlant à voix haute, on nous trouve.

Je serre fermement cette main qui m'emmène loin de tout ça avec force. Au coin de la ruelle, il s’arrête et regarde autour. Je reste en retrait derrière lui, protéger, me retenant de lui faire un câlin ou de lui donner un baiser. Il était venu à mon secours, comme les super-héros dans les films, donc, il fallait le récompenser… Non? Concentration Effie, tu es en pleine manifestation entourée de gens qui ne sont pas content.

D’ailleurs, un groupe se détache de la foule et s’approche de nous. Je lève le regard vers Yeltaz et je comprends que les emmerdes vont commencer. Je tourne la tête en direction de l’autre côté de la ruelle et là aussi la sortie risque d’être complexe.

-On est en plein Manhattan, il faut aller au Bronx, ça risque d’être chaud… Je murmure doucement en cherchant une solution. Le métro, on oublie, il va être à trop-plein capacité ou en feu et en sang. Je lâche dans un chuchotement. Le mieux, c’est d’aller au musée… Il est à quelques rues d’ici, si on marche vite, on peut y être sans problème… À moins d’une autre solution? Je lui demande un peu inquiète.

J’aimerais qu’il utilise le moins possible son fusil pour ne pas nous mettre trop dans la merde, enfin, surtout lui.

-Le musée est de l’autre côté de la rue, à quelques rues d’ici… Sinon, c’est presque deux heures et demi à pied pour retourner chez moi… Si seulement, on avait une voiture où je ne sais pas… Je lâche dans un ton un peu découragé avant de me dire que non, ce ne serait pas une bonne idée.

Le groupe s’avance de plus en plus et je me décide donc à sortir de notre cachette pour marcher rapidement en direction du musée. Nous évitons presque tous les citoyens en colère, ceux que nous croisons changent de chemin en voyant l’arme de Yeltaz dans sa main. J’accélère en voyant le musée et stop derrière au coin d’une rue en voyant que des gens sont devant la porte.

-Merde… Le musée est fermé… J’aurais dû me douter qu’il n'allait pas nous aider, bande de… Je grogne avant de regarder Yeltaz. Bon… Il nous faut un abri… L’hôtel? Je lance mi-sérieuse, mi-amusée.


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Sam 19 Mai - 16:37
Manifestations et Enfer...
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After the gates of prophecies A million light years away from me Straight for the eye of destiny Reaching the point of tears. ▬ WOODKID

Dans ces moments la, faut savoir regarder à droite et à gauche en même temps. Heureusement que t’as de bons reflex. C’est pas non plus la jungle, faut pas abuser. Ton véritable soucis, c’est la mettre en sûreté, elle et le bébé. Surtout le bébé. Elle te propose le musée. Quelques petits pas bien rapides, une Effie qui s’essouffle derrière toi. Des groupuscules qui se reculent à la vue de ton arme. Presque prêt à tirer sur tout ce qui bouge. Des fois t’en rêve. Débouler dans une foule de gens, et tirer à tout va. Ne faire aucune exception. Laver la planète de tout ce beau tas de merde ambulant. L’être Humain est bon qu’à se faire exploser la cervelle. Des petites choses mouvantes, prêtes à se faire du  mal pour avancer. Tu détestes ça. Dans tes pensées, Effie te fait remarquer que le musée est fermé. Tant pis, faudra trouver un autre endroit. Elle te propose un hôtel, tout sourire. Problème, tu ne vas pas t’enfermer avec elle dans un hôtel, c’est mort. Il faut que tu t’occupes de ton chat. Tu fermes les yeux un instant, et réfléchis. Il faut que tu la déposes et que tu t’en ailles. Étrangement, tu n’as aucune envie de rester avec elle aujourd’hui. T’es vraiment un type étrange. Un coup tu veux être avec elle, le lendemain tu t’en cogne. Faudrait vraiment que tu apprennes à savoir ce que tu veux dans la vie mon gros. Tu finis par hésiter. Hôtel ou pas. Tu te frottes la tête avec hargne, le canon de ton arme frotte contre ton crâne. Impossible de te décider. Entre ton chat et Effie, qui a le plus besoin de toi. Un animal sans défense, qui t’aime de tout son cœur. Une fille qui te trouve attirant et qui aimerait bien te foutre dans son lit. Tes pulsions qui reviennent sans arrêt. Faire ta première fois dans un tel contexte ne te branche pas plus que ça. Est-ce qu’elle veut te ramener à l’hôtel par instinct de protection ou uniquement pour t’arracher ta virginité. Voilà que tu ne lui fais pas confiance. Arrêtes de réfléchir.

« - J’en sais rien. »

Pourquoi tu t’énerves comme ça. T’aimes pas être mis au pied du mur, t’aimes pas ne pas savoir. Quand tu connais pas le chemin, quand tu sais pas si tu dois aller à gauche ou à droite. T’aimerais lui faire plaisir, mais c’est pas dans tes habitudes. Faire plaisir aux gens, tu sais pas comment faire ça, toi. Surtout pourquoi est-ce que t’es en colère contre elle. Pourquoi sa naïveté t’énerves. Pourquoi t’as l’impression qu’elle est bien plus intelligente qu’elle n’en a l’air. A croire que ça l’amuse de se retrouver dans une telle situation. Aller penser que ça peut être fun de se retrouver enfermer dans un hôtel. Tu finis par comprendre ce qui vous éloigne elle et toi. La souffrance. Elle a souffert à cause d’un homme, toi t’as souffert à cause de la terre entière. Elle a pas assez de haine en elle pour comprendre ta façon de voir les choses. Elle voit le monde en demi-teinte, et toi, tu le vois noir. Complètement noir. Tu sais pas si tu serais prêt à abandonner cette haine, à accepter la couleur qu’elle apporte dans ta vie. Accepter le fait qu’elle ouvre la boîte aux démons, qu’elle y mette un rayon de lumière à la place. Prêt à modifier ta vision des choses.

« - On va à l’hôtel. Je reste avec toi le temps que ça ce calme un peu dehors, puis je te ramène chez toi. Après ça, tu me feras le plaisir de ne pas sortir sans protection. »

Tu t’adresses à elle comme si c’était une gosse. Parce qu’à tes yeux, c’est une gosse. Horrible façon de voir les choses. Les gens joyeux ont l’air tellement stupide à tes yeux. C’est moche de détester le bonheur des autres sous prétexte que toi tu souffres. C’est moche de ne pas essayer de devenir comme eux. La complaisance de la tristesse. Justifier ton manque d’action par tes blessures. Justifier tes meurtres sous prétexte qu’on t’a jamais apprit la valeur d’une vie humaine. Et pourtant. Regardes toi. T’es la, protégeant une femme et son enfant. C’est peut-être pas n’importe qui pour toi. Une âme liée. Au final, ça signifie quoi. Un gros baraqué s’approche de vous en courant, pleine balle. Il a l’air d’être déterminé à en finir. Impossible de savoir s’il court vers vous pour demander à l’aide, ou s’il compte vous agresser. Il est seul, vous êtes deux. En fait non, t’es seul contre lui. T’es perturbé. Tu finis par tirer. Alors que son corps s’étale au sol, que le sang sort de son abdomen, que les autres autour te regardent comme un monstre, tu prends Effie par la main.

« - Tu finiras par t’y faire, t’en fais pas. »

Tu lui a tiré dessus sans savoir. T’as encore enlevé une vie, sans même savoir ce qu’il y avait derrière. Sûrement une âme liée. Une femme. Un enfant. C’était peut-être un flic ou un pompier. Quelqu’un de bien, qui cherchait juste à être aidé. Il a peut-être vu une opportunité de se protéger en voyant ton arme. Tu l’as abattu comme un vulgaire chien. T’as même plus d’estime pour les chiens que pour les humains. Puis, dans vos pas, alors que les traces de sang sous tes semelles s’effacent au fur et à mesure, vous arrivez devant un hôtel, visiblement ouvert. « Le Sharleston », petit truc miteux. Tu pousses Effie dans l’entrée, regardant derrière vous. Tu ranges ton arme dans ta ceinture, repasses ta chemise par dessus afin que personne ne puisse la voir, du moins pas distinctement.

« - Je te laisse commander la chambre. Désolé, j’ai plus un sous. »


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Mer 23 Mai - 21:30


Avec James Bond~




La panique commençait de plus en plus à prendre le dessus. Alors que je croyais trouver un abri du côté du musée, je fus très déçue de voir que les portes étaient closes. Cherchant rapidement une solution, je lui dis, en rigolant un peu, je propose l’hôtel. Je le vois, du coin de l’œil, qu’il semble cogité et chercher une possible autre alternative. J’ai l’impression d’être un poids plutôt qu’une réjouissance. Je baisse un peu la tête, me retenant de pleurer devant l’attitude froide de mon AL. Je pensais qu’il serait heureux de me voir et de savoir que je l’avais cherché pour le savoir en vie.

Je me rends compte que j’ai été vraiment idiote. Je soupire le plus silencieusement possible et cherche une autre solution alors qu’il lâche qu’il en sait rien. Je suis non seulement en colère contre moi-même, mais aussi contre lui parce qu’il ne semble pas comprendre que je n’ai pas fait par exprès et que je ne voulais pas qu’il soit tout seul dans le chaos. Boudant un peu, je hausse simplement les épaules quand il me parle de m’accompagner à l’hôtel pour ensuite me laisser chez moi. Il finit en me disant de ne plus sortir sans escorte. On dirait un père qui chicane sa fille.

Je ne dis rien, mais je mords l’intérieur de la joue pour ne pas m’énerver inutilement, il m’a tout de même sorti d’un sérieux pétrin. Je n’ai pas le temps de lui répondre puisqu’il m’a pris de court en tirant sur un homme qui fonçait vers nous. Les mains sur ma bouche, je me retiens de crier alors qu’il me lance que je vais m’habituer. Non, monsieur, je ne m'habituerai pas au fait que vous tirez sur de pauvres âmes innocentes! Il voulait peut-être juste se protéger… Ou nous tuer…

Pas le temps de s’apitoyer sur le pauvre homme que je suis trainer au loin dans les rues. Je cours le plus vite possible, avec mon ventre énorme, pour fuir les manifestants en rage qui vont accourir pour défendre, ou non, le mort. Nous nous arrêtons dans un coin paumé du centre-ville pour tomber sur un petit hôtel miteux de type cinq minutes la pipe. Je frissonne hésitant à entrer. Ce genre d’endroit, ce n’est pas pour moi… Pourtant, c’est le seul lieu qui semble sécuritaire.

Il a dû voir ou sentir que j’hésitais, car il me pousse vers l’intérieur. Les bras croisés, la tête baissée, j’entre et m’arrête en pleins milieux du couloir pour l’attendre. La personne à l’accueil me lance un regard lubrique et sourit encore plus en voyant que je suis accompagné. Je baisse la tête et regarde mes pieds. Il me demande de commander la chambre car il n’a plus de sous. Je hausse les épaules pour toute réponse et m’approche de la personne.

-Bonjour… Nous aimerions une chambre avec deux lits si possible.. Je lâche laconiquement alors que l’hôtesse me regarde avec ironie pour me dire:

-Désolée ma belle, mais ici, on a que des chambres à un lit, c’est plus pratique pour faire ce que tu dois faire avec ton client.

Elle fait aller ses sourcils avec concupiscence. Je soupire et secoue la tête.

-Vous pensez réellement qu’avec ce qui se passe dehors, je vais vouloir coucher avec un mec? On veut juste un abris temporaire...On n'a pas beaucoup d’argent et on ne sait pas combien de temps on va rester. Je grogne en sortant mon air de fille du Bronx.

Ce n’est pas très efficace. La dame se lève et me regarde avec un sourire carnassier.

-Ici, on fait du business. Si tu veux être protégé fallait rester chez soi ou allez voir la police… Alors, tu prends ton petit air de caîd supérieur et tu quittes l’établissement… Lâche-t-elle avant de rire un peu.

Une femme plus agé sors de ce qui semble être un bureau, tape l’arrière de la tête de la plus jeune et me sourit en me tendant la clé.

-Prenez tout le temps que vous voulez. Il y a des machines distributrices si jamais vous avez faim, nous n’avons pas vraiment de cuisine. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous me le dites… Dit-elle doucement avant de me sourire. On s’arrangera pour le paiement. Entre compatriotes, il faut bien s’aider! Dia's Muire duit...Me lâche-t-elle.

Je réfléchis rapidement et me souviens de ce que mon papi disait toujours:

-Go Raibh Maith Agat. Je lâche avant de prendre la clé.

Je fais un signe de tête à la dame pour ensuite revenir vers Yeltaz pour lui montrer la clé. Je marche vers une des distributrices et prends quelques trucs à grignoter ainsi qu’à boire. Une fois le tout en main, je prends le petit ascenseur et monte au 3e. Je prends la clé et la glisse dans la serrure avant d’ouvrir la porte. Je laisse tomber ce que j’ai dans les bras sur la table et admire le décor.

Des murs peints de bleu, un peu délaver, un lit miteux, une petite salle de bain, une minie table, une moquette laide et un mini frigo avec la télé. Je baisse le regard et me tourne vers lui.

-Tu peux partir… Je lâche froidement. J’ai vu que tu étais en vie, c’est bon, je te laisse tranquille.On ne se reverra plus. Je lâche avant de lui tourner le dos. Je ne suis qu’une corvée de toute façon. J’ajoute avant de m’asseoir à la table pour prendre un paquet de chips et en manger un peu. Si tu veux rester, va falloir enlever ce que vous avez là, monsieur. Je lui dis en lui pointant le pantalon, en parlant de l’arme.

Comprenant qu’il a du mal comprendre, je souris en coin en secouant la tête.

-Je parle de l’arme, pas du pantalon… J’ai beau ne pas avoir eu de relation depuis un moment, je ne vais pas te sauter dessus comme une affamée… C’est juste que je ne veux pas causer d’accident en te donnant un câlin ou un baiser pour te remercier de m’avoir sauvé. Je lui dis avant de me lever pour venir déposer un chaste baiser sur sa joue à la commissure de ses lèvres. Voilà… Je m'éloigne un peu, mais reste tout de même près de lui.


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