Feelings Change- Cat
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Mar 3 Avr - 0:53
❝ Abandonné.❞

Ft. Cat



Dimanche 01/04 11:03
Je ne suis pas loin, j'arrive d'ici vingt minutes. Je te prends un café au passage ?

Dimanche 01/04 11:05
Un café allongé , s'il te plait. Arrives vite , j'ai envie de te voir.


14h13

Elle est toujours pas là. Je l'attends aussi patiemment que mon état me le permets , parce que depuis la dernière fois que je l'ai vu , j'ai qu'une idée en tête , c'est de la voir. J'ai que ça dans le crâne , tellement que j'ai du mal à bosser , du mal à dessiner, surtout, putain de boulot qui s'accumule et moi je suis là , comme un con , comme un con à l'attendre. Je sais bien que je la connais pas vraiment bien cette fille , qu'on s'est revu qu'une fois depuis la soirée du bateau , que c'était pareil, l'attirance que j'avais pour elle  , intarissable , infatigable , j'l'aurais baiser jusqu'à plus soif et tous les jours j'ai envie qu'elle revienne sans rien me demander , tous les jours , j'ai envie d'entendre sa voix au creux de mon oreille , la serrer juste un peu trop fort contre moi. Je sais pas ce qu'il m'arrive depuis qu'elle est entré dans ma vie.  Les autres filles , ont même plus vraiment de saveur. Vdr arrêtait pas de me dire , qu'elle était bien pour moi cette fille. Qu'elle était plus stable que moi et il avait sans doute raison.  Et malgré la peur , la peur qui m'avait rongé de ressentir des trucs , malgré l'hystérie qui m'avait prise , j'avais pas réussi à me convaincre de plus la voir. De lui dire clairement que mes sentiments sont trop fort et que je suis pas prêt à l'assumer. Que je suis qu'un pauvre connard abandonné trop de fois , qui à le cœur trop fragile ,que j'veux plus me laisser adoucir par les sentiments qui font trop mal. J'avais promis encore et encore que je me laisserais plus jamais entrainé dans une relation compliqué. J'avais toujours décidé que je préférais ne pas m'attacher plutôt que de supporter encore de me faire abandonner encore une fois.
Et pourtant je suis là , assis sur mon putain de canapé , ça fait déjà trois heures que j'attends, et elle est toujours pas là. Y'a un nœud dans ma gorge. Entre l'inquiétude et les nerfs qui montent , doucement , tout doucement à l'intérieur de ma trachée. Des millions de questions me parasitent le crâne et pourtant j'arrive pas à accepter qu'il est possible qu'elle ne vienne pas.  Cat ne viendra pas. Elle viendra sans doute plus jamais , si ça se trouve.
Dimanche 01/04 15:17
Trois heures que je t'attends, tu t'es perdu ou quoi ? Je suis mort d'inquiétude. Cat appelle moi.  


18H40
Et puis je comprends pas pourquoi elle fait ça ? C'est elle , qui est venue me retrouver. C'est elle qui voulait qu'on se voit , c'est elle. C'est de sa faute. C'est de sa faute et je veux pas être abandonner encore. Je me remets à peine du derniers abandon.  Si elle voulait pas me voir , si elle voulait pas de moi , bah il fallait peut-être le dire . Je veux pas être encore dans l'attente de quelqu'un qui reviendra jamais. Parce que j'ai peur de repartir là-bas, dans la putain de période sombre dans laquelle j'étais y'a pas si longtemps. J'ai peur d'être déjà trop sentimental et qu'elle revienne jamais. Je deviens phobique tout à coup et assis sur la chaise de ma toute petite cuisine , les mains posée contre le plan de travail , j'expire ma cigarette , verre de whisky dans la main , je fixe mon téléphone portable. Je suis sûr qu'elle va arrivé. Qu'elle va s'excuser , me dire qu'il y'a eut un empêchement dans sa putain de journée. Que le boulot l'a appeler en urgence ou j'en sais rien. Juste une putain d'excuse et ça ira. Juste une putain d'excuse et je me tais parce que t'es revenue Cat. Dis-moi que tu recommencera plus et tout ira bien. J'suis assez con pour te croire.

Dimanche 01/04 19h01
Je comprends pas, je pensais que ça allait entre nous. Pourquoi tu viens plus ?  



23h37

Elle viendra plus.  Ça fait déjà plusieurs heures que je le sais , c'est putain de clairs qu'elle viendra pas.  Putain de limpide même.  Et y'a comme mon cœur qui me fait trop mal.  Mais après tout , tant mieux. Ça m'apprendra à moi , aussi , de vouloir retomber amoureux encore. C'est elle de nouveau. Tout ça recommences et j'suis encore bloqué à rien faire , mon putain de sourire coincé entre les lèvres , j'peux pas m'empêcher de sourire trop quand j'ai peur , c'est peut-être pour ça qu'on se dit que je peux accepter tout. Que c'est pas trop grave si c'est moi. Pas vrai ?  Niques ta mère, Dieu. J'avais raison , au fond. Tu me fait des blagues , tu me fais toujours des blagues , y'a que Vendredi qui restera jusqu'au bout , pas vrai ? Et peut-être même pas. Peut-être que tu vas faire en sorte que quand il aura des enfants , il m'oublie. Que sa copine, lui fasse comprendre qu'il devrait pas m'admirer parce qu'en fait , secrètement , je suis qu'un putain de lâche qui sourit quand il a peur , qui sourit quand on l'abandonne. J'en sais rien.  T'as toujours aimer me retiré petit à petit les trucs auxquels je m'attache, c'est peut-être bien pour ça que je m'attache plus à rien. Alors t'sais quoi , t'as gagné. J'arrête. J'vais mettre Netflix et puis j'vais crevé devant. Si c'est bien ça que tu veux , j'arrête avec tout le monde. C'est la volonté de Dieu , qu'est-ce que j'y peux , moi.

02H17

Lundi 02/04 02:18
C'est le derniers sms que je t'envoie. J'te souhaite qu'on se croise jamais.
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Je laisse retomber mon  putain de téléphone sur le canapé et j'entends du bruit dehors , une femme appelle quelqu'un en hurlant dans la rue , et je laisse glissé mon regards vers dehors , l’avenue est pleine à craqué et puis y'a le bruit des sirènes , encore et encore , au loin. Je jette un coup d'oeil à mon bras , allumant distraitement ma cigarette et mon putain de cœur s'arrête littéralement de battre quand j'vois un espace vide au milieu de tout les autres tatouages.  Elle est morte. Cat est morte. C'est ma faute , j'aurais du le savoir , j'aurais du le sentir. C'est pas normal , qu'elle vienne pas comme ça. Quelqu'un lui a fait du mal , j'en sais rien. Et puis j'entends les putain de sirènes encore et encore qui sonnent tout autours de moi , dans des rues plus loin et des rues plus proche , partout. Y'a des gens partout dehors.  Ma télévision c'est plus que de la neige , y'a quelque chose qui tourne pas rond , j'comprends pas ce que c'est. Où est Cat. J'attrape mon téléphone , ça sonne dans le putain de vide. Où est Cat , putain ? Je tremble , un peu , attrape ma veste et mes clefs et ferme solidement les rideaux de fers. Y'a ma voisine qui pleure. Je l'ai jamais vu pleurer cette salope. On dirait le 11 septembre de nouveau.

« - Qu'est-ce qui se passe Tanya ?
-Tu as pas entendu à la radio ?
-Ben , nan.
-Les phrases de tout le monde ont disparut. Et puis Francis est parti hier à Las Vegas , j'arrives pas à le joindre. »

J'attrape son bras et c'est vrai que son bras est vide et puis les gens sont tous en ébullition. Si toutes nos phrases se sont effacer , alors nos âmes liées sont quand même en vie pas vrai ?  Pas vrai ? Si ça s'trouve , il lui ai arrivé quelque chose. Si ça s'trouve , Cat à des ennuis. Elle est sans doute encore dans le Queens et si ça s'trouve , elle s'est retrouvé coincé. Elle est connue en plus , faut pas qu'elle reste toute seule ici. Pas vrai ?

« - Je sais pas où est la mienne non plus. »
Je souffle à Tanya qu'est venue se réfugié dans mes bras pour pleurer. « - Va voir au post de police , elle t'y attends peut-être.» Je ressers mon étreinte comme remerciement à Tanya. Et puis je lui dis des mots stupides pour la rassurer avant de filé.

10H30
J'ai fouillé à pied , tout les bars , toutes les possibilités, j'ai fait un bordel sans son hôtel pour leurs dire que j'avais juste besoin de savoir si elle est là. Ils ont fini par me dire qu'elle était partie la veille.  Et puis j'ai finit par juste marché , fouillant toutes les rues. Inépuisable j'pouvais pas laisser tomber parce que j'suis inquiet. Trop inquiet. T'es où , Cat ? J'voudrais juste te voir. J'crois que je suis même plus fâcher. J'veux juste que tu aille bien.  

12h34
Ils disent tous qu'il faut aller à l'hôtel de ville et je suis à court d'option. J'suis retourné deux ou trois fois chez moi , voir si elle m'y attendait pas. Mais, personne à chaque fois. Alors j'suis la foule de gens et puis je fais la queue pendant deux heures pour qu'on prenne mon nom , celui de mon Âme liée , et puis je finit par m'endormir sur les marches de l'hôtel de ville , au milieu de tout les gens assis là , dans le froid , qui attendent de voir leurs noms appeler. Ceux qui se serrent dans leurs bras parce qu'ils se sont enfin retrouvés ,et puis ceux qui pleurent , ceux qui comme moi , sont trop inquiet pour pleurer. J'attends juste. Et j'attendrais 4 jours s'il faut.
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Mer 4 Avr - 1:27
And you sang "Sail to me, sail to me ; let me enfold you."
Charlie & Cat




14h47 :

- Cat, concentre-toi un peu, tu veux ? L'exaspération s'entend parfaitement dans cette voix bien trop familière. La responsable de cet affront jette un regard noir à son agent, qui essaye tant bien que mal de la stimuler malgré ses sermons. Parfait ! Mais regarde l'objectif, plutôt ! Cat n'hésite pas à lever son majeur en direction de l'incapable qui ferait mieux de s'abstenir du moindre commentaire, si il tient à rester en vie. La jeune fille se sent mal, un peu confuse. Il faut dire qu'elle n'est pas à jeun en terme de boissons, que la fatigue fait son bout de chemin dans ses veines et qu'elle n'a pas pu joindre Charlie de la matinée.

Après avoir croisé Monroe plus tôt et l'avoir gentiment provoqué, la jeune fille s'est montrée totalement irresponsable et n'a pas su honorer son rendez vous avec son âme liée. Elle se souvient avoir bu trois verres de gin, deux shots de tequila et d'avoir quitté son compagnon matinal après quelques bonnes heures de bavardage. Elle se souvient avoir entendu la désagréable sonnerie de son téléphone, d'avoir pesté en apprenant qu'elle avait une séance photo en début d'après-midi et d'avoir tout fait pour moyenner une annulation de dernière minute... en vain.

Et c'est en voulant rappeler Charlie, en voulant le rassurer mais surtout s'excuser de son comportement que son portable rendit l'arme. Plus de batteries, évidemment ! L'envie d'écraser le mobile au sol et de le piétiner titilla la jeune fille qui, pourtant, préférera prendre sur elle et honorer son rendez-vous en prenant un taxi. Il est tellement plus simple de demander un chargeur que de briser l'appareil en mille morceaux. Je peux avoir mon téléphone, Jay ?

L'agent croise les bras, s'assombrit et répond d'un "non" ferme, qui ne laisse aucune place au doute. Cat n'est pas impressionnée mais l'idée d'entrer dans un conflit avec cet homme, à cet instant précis, la rebute plus qu'autre chose. D'autant plus que si elle se montre docile et obéissante, la séance photo risque de ne pas s'éterniser et c'est tout ce qu'elle souhaite ! Si c'est si important, tu n'as qu'à contacter ton interlocuteur depuis mon portable. La blonde soupire, elle ne connaît pas le numéro de son âme liée par coeur et elle se maudit pour ça. Elle envoie balader l'auteur de sa mauvaise humeur, répondant finalement aux exigences du photographe pour quitter ces enfoirés le plus tôt possible.

La jeune fille se cambre, dévoile des jambes lisses et brillantes dans son mini short en jean. Elle ajuste ses escarpins sombres et joue avec les bretelles de son top. Elle se montre agressive, sensuelle, impudique pour finalement arborer une moue sage,angélique et finalement délurée. Cat joue de l'objectif comme elle joue du piano. Avec la maîtrise d'un grand virtuose. Son maquillage tient parfaitement bien et ses lèvres d'un rouge flamboyant rappellent le reflet du soleil sur les cerises d'un jardin noyé de printemps. Elle se forcera jusqu'à la fin de la séance, n'omettant pas de jeter de nombreux regards sur la seule horloge de la pièce à la moindre occasion.

18h18 :
C'était pas la première fois qu'elle se faisait avoir et pourtant, elle n'avait rien vu venir. Après la séance photo, elle s'était fait traîner à une interview à la con, pour un magazine à la con destiné à des adolescentes à la con. Furieuse, la jeune fille avait dû prendre sur elle deux heures de plus, deux longues heures durant lesquelles, son agent s'était montré intransigeant à son égard, lui rappelant que si elle souhaitait se comporter comme une gamine, il allait la traiter comme telle ! Lui rabâchant qu'elle avait des engagements et qu'elle devait s'y tenir. Cat s'était sentie piégée, littéralement ! Elle pouvait presque sentir le fer des menottes qui entravaient ses poignets, tant cet enfoiré de Jay se montrait égoïste et capricieux. Tu sais que tu pues l'alcool, Cat ? Aucune réponse. Pense-t-il réellement que son après rasage rappelle le parfum du chèvrefeuille ?

Ses jambes sont gelées, le temps n'est pas approprié pour une si petite tenue. Et son épais manteau ne suffit pas à réchauffer ces trop nombreuses parcelles de peaux dénudées. A l'arrière de la voiture qui ne l'emmène guère vers sa liberté, Cat serre les dents, les poings, contracte chaque muscle qu'elle peut sentir avant de caler sa tête contre la vitre. Son regard se perd sur le paysage qui défile à grande vitesse. Elle pense à Charlie, à ses fossettes lorsqu'il sourit. Elle voudrait le voir, le serrer contre elle et s'excuser mille fois de ses enfantillages incessants. Elle se sent honteuse, craint la confrontation, la peur de ne pas savoir quoi lui dire quand il lui demandera - parce qu'il lui demandera forcément - où est-ce qu'elle était et pourquoi est-ce qu'elle n'a pas daigné lui donner un seul signe de vie.

00h03 :
Le dîner s'est éternisé. Un dîner important selon Jay, une corvée de plus pour la jeune fille qui, à force de se montrer courtoise et professionnelle alors qu'elle meurt d'envie de fuir loin d'ici pour retrouver son lié, finit par être prise de vertiges. Sa tête tourne, ses épaules sont si lourdes qu'elle pourrait flancher sous leur poids. Résignée, Cat s'empresse d'entraîner son agent à l'écart pour le supplier. Mon téléphone, je t'en supplie, rends-moi mon putain de téléphone. L'homme se braque, soupire, s'emporte presque contre la jeune fille. T'as quasiment bouclé ton boulot de la semaine, Cat. Tu veux vraiment tout gâcher ? Retiens-toi encore un peu, je te filerai un remontant pour me faire pardonner. La jeune fille prend l'information avec beaucoup de sérieux, comme si cette idée était loin d'être rebutante. Elle en aurait bien besoin, à dire vrai. Une gorgée d'une liqueur salvatrice pourrait apaiser les quelques tourments qui commencent doucement à la faire sombrer. Mais non, pas aujourd'hui ! Pas maintenant qu'elle a trouvé quelque chose de bien plus apaisant, de bien plus beau qu'une putain de bouteille alcoolisée. Si tu me files pas mon téléphone dans la seconde, je fais un putain de scandale qui risque de te faire pointer au chômage pour le restant de ta vie. La menace est réelle, Cat n'aurait aucun mal à le faire tomber. Elle qui s'est toujours montrée patiente a atteint un seuil critique qui l'oblige à agir de la sorte. Et elle ne regrette rien. Ni la confrontation, ni le ton qu'elle vient d'employer envers son agent.

Craignant un scandale, l'homme se résigne, rend son bien à la jeune fille qui s'en empare à la va vite avant de quitter le restaurant à grandes enjambées. Sa veste sur le dos, ses lunettes de soleil sur le nez, Cat prend une grande bouffée d'air frais avant de rallumer son mobile. Dépêche-toi, allez ! Dépêche-toi, merde ! Ses mains tremblent sous la colère, elle s'agace de la lenteur de son smartphone et s'empresse de consulter les appels et textos reçus lorsque le menu apparaît. En voyant les messages de son âme liée, elle se fige quelques instants. Mon dieu, pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi inconsciente ?! Ses doigts balayent l'écran lumineux, tandis qu'elle cherche immédiatement à joindre le jeune homme. Les tonalités semblent durer l'éternité et finalement, la voix de Charlie ne se fera jamais entendre. Elle recommencera une deuxième fois, une troisième et une quatrième avant de se résigner, choisissant l'option SMS en priant pour avoir une réponse rapide.

Mercredi 29/04 00:20
PARDON ! Je suis tellement désolée, Charlie ! Rappelle moi s'il te plaît !


Ce message ne parviendra jamais à Charlie.

- TAXI ! Au diable le froid qui mord ses jambes nues, Cat est bien décidée à aller voir son âme liée dans les plus brefs délais ! A le confronter , à s'excuser un nombre incalculable de fois au point de se briser les cordes vocales. Et même si il ne souhaite pas l'entendre, ni la voir, elle fera en sorte de l'entraver. Pas question de le perdre, pas maintenant. 23rd Ave Realty ! Le plus vite possible ! Elle paye à la hâte, ne prenant nullement la peine de récupérer sa monnaie.

Tout du long, la jeune fille gigote sur son siège, tente à nouveau d'entendre la voix de Charlie et en l'absence de réponse, cogne dans l'appuie tête du siège avant, sous le regard médusé du taxi. Merde, vous ne pourriez pas baisser le chauffage ? On crève de chaud dans votre taxi ! Peste-t-elle, en retirant sa veste à la hâte. Et c'est à cet instant précis, pile à cette seconde que ses yeux se figent et que son coeur manque de lâcher. Son bras gauche est nu, totalement nu. Aucune trace de cette écriture brute et significative qui trônait sur sa chair depuis sa naissance, sa phrase n'était plus.

Sous le coup de l'émotion ou d'un stress inexpliqué, Cat se met à frotter sa peau si fort qu'elle l'irrite, amenant une plaque rouge vive à se former sur sa peau. Qu'est-ce que...

A la radio, elle croit entendre des mots qui l'interpellent : âmes liées, phrases, disparitions. Autant de mots inquiétants qui ne peuvent que la conforter dans ses craintes. Vous pouvez monter le son, s'il vous plaît ? Elle se déplace sur le milieu de la banquette, se penche en avant pour percevoir chacune des informations délivrées.

C'est un déluge d'inquiétudes, un florilège d'incompréhension ! Les phrases disparaissent ? C'est quoi encore, ce délire ? Cat s'inquiète de cette situation peu commune et encourage son chauffeur à appuyer sur le champignon.

Une fois arrivée, elle somme le taxi de l'attendre avant de pénétrer à l'intérieur du salon de tatouage de Charlie. Bien que la porte soit ouverte, l'endroit est terriblement silencieux. Charlie ?! Tu es là ? C'est Cat ! Elle fouille les moindres recoins, priant pour le retrouver endormi dans un coin, en vain. Epuisée par l'horreur de la situation, Cat empoigne ses cheveux avec l'énergie du désespoir, incapable de savoir comment joindre Charlie, Vendredi ou n'importe qui d'autre capable de la renseigner, de lui tendre la main dans ces événements qui lui échappent un peu. Reprends-toi, Cat ! Tout va bien, tout va bien... Elle prend une grande inspiration, se persuade de ce mensonge avant de faire demi tour et de rejoindre le taxi.

Ce dernier sera bien incapable de la conduire à destination ! A quelques kilomètres de là, le quartier est totalement bouclé ! Des inquiets, des indignés et des colériques sont rassemblés dans chaque recoins, faisant part de leur mécontentement à qui veut bien l'entendre ! Qu'à cela ne tienne, Cat fera le reste de la route à pied. Perchée sur ses talons haut, elle s'empresse de visser ses lunettes sur son nez et de courir malgré son mauvais chaussage, en direction de l'hôtel de ville. Dans sa course, elle manquera de se briser une cheville à de nombreuses reprises !

En voulant esquiver un étourdi, elle fera même tomber son téléphone portable. Et c'est en voulant le récupérer qu'elle se fera bousculer par l'un des ahuris présents dans la rue, qui manquera de lui briser les dents d'un coup de coude bien placé. La douleur, bien que désagréable, aura tout de même le mérite de la réveiller et c'est en glissant ses doigts sur sa lèvre qu'elle devine fendue qu'une grimace déforme son visage. Ca saigne. Un peu, mais ça saigne. La jeune fille hausse les épaules. Cela aura au moins le mérite de lui imposer quelques jours de congés forcés ! La jeune fille reprend sa course, profite de ses arrêts pour se renseigner auprès des passants, des bars que pourraient fréquenter le jeune homme mais personne ne saura le renseigner. Lorsqu'elle atteindra l'hôtel de ville, le soleil aura pointé son nez depuis un bon moment. Sa montre indique 07h03. C'est dans un triste état qu'elle passera les portes, avançant avec peine dans un local plein à craquer.

- Je peux vous renseigner, mademoiselle ? Finira-t-on par lui demander, après qu'elle ait passé quarante cinq minutes à errer dans ces locaux sur le point d'exploser. Vous cherchez votre âme liée ? Elle ne sait pas, il lui faut un moment pour réfléchir. Il faut dire que la fatigue commence doucement à se diffuser dans tout son être, empêchant la réflexion d'aboutir. Mon âme... oui, mon âme liée ! Charlie, je cherche Charlie ! L'employé tente de calmer la jeune fille mais à présent, toute son inquiétude refait surface. Un grand blond, enfin c'est une décoloration ratée, on fait tous des erreurs et ... Il finit par hausser le ton pour tempérer la blonde et miraculeusement, ça marche ! C'est votre nom à vous, qu'il me faut, dans un premier temps. Cat donne les informations nécessaires, répond quand on lui demande le nom de son âme liée et se voit congédiée pour une nouvelle attente.

Finalement, elle ira se reposer dans un coin, tentant de communiquer avec son âme liée malgré les répétitions incessantes des employés. Apparemment, aucun appareil destinés à la communication n'est fonctionnel. Seule la radio permet de les tenir au courant de l'évolution de la situation. Cat patientera une éternité avant de constater que certains errants avaient retrouvés leurs liés, qu'ils étaient soulagés et à nouveau pleins d'espoirs !

Recroquevillée, ses genoux contre sa poitrine, la jeune fille voudrait s'endormir. S'endormir et se réveiller tout prêt de son âme liée, de son souffle chaud au creux de son cou, de son regard affolant, de ses bras tendres et accueillants. Un café, mademoiselle ? Elle relève la tête pour voir l'un des employés, courtois, distribuant des boissons chaudes un peu partout. Elle le remercie, se saisit du gobelet avant d'observer la mine un peu surprise de son interlocuteur. ... Vous voulez quelque chose pour... Elle le coupe. Ma lèvre ? Non merci. Je voudrais juste retrouver mon âme liée. Armée de sa liste pleine de noms classés par ordre alphabétique, l'homme s'empresse de recueillir les informations que la jeune fille a bien dû répéter des dizaines de fois depuis son arrivée. Charlie White. Murmure-t-elle, las de répéter ce nom quand c'est l'être qui lui manque. Oh, il est passé il y a quelques heures, déjà !

Elle marque un temps. "Quelques heures ?" Le café pourrait partir dans la tronche de ce malheureux si il ne daignait pas se tirer en vitesse. Alors, elle préfère abandonner cet énergumène et son café sans goût avant de partir en quête de son autre moitié. Elle scrute, guette, s'acharne à s'époumoner en l'appelant par son nom. Sa quête durera encore un moment avant qu'elle ne reconnaisse la silhouette de Charlie, assis sur les marches extérieures de l'hôtel.

Lentement, Cat s'approche de celui pour qui elle s'est inquiétée la nuit durant. Charlie ? Elle s'accroupit à ses côtés, poses ses mains sur les joues glacées du jeune homme pour redresser un peu son visage.
Charlie, tu m'entends ? C'est toi, pas vrai ?
Elle le regarde un long moment, comme pour s'assurer qu'il s'agit bien de celui auquel elle pense, avant de le serrer contre elle lorsqu'il se redresse. De ses maigres forces, elle le maintient contre son buste, se laissant finalement aller aux larmes qui menaçaient depuis toutes ces heures de silence.
Tu vas bien, tu vas bien.
Répète-t-elle, comme un mantra.
Pardon, pardon Charlie ! Pardonne-moi.
L'absence et le manque auront servi à lui faire comprendre à quel point elle tenait à lui, à quel point ça lui avait mal de ne pas savoir où il avait disparu, à quel point elle ne survivrait pas à un autre épisode de ce type.

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La médiocrité commence là où les passions meurent.
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Mer 4 Avr - 15:37
❝ High, highs to low , lows.❞

Ft. Cat




5 ans dans le passé , 16H20

Mes yeux dans le vide , se perdent sur les lumières étranges de mon plafonds, concupiscent , mes yeux s'en vont la dévorer , j'ai encore envie , encore envie d'elle et puis encore envie de la sentir contre moi.  Nos vêtements s'étalent sur le sol depuis déjà longtemps , et on fume , filets de fumée qui s'échappe en continue et laissent transparaître la lumière de la fin d’après midi chaude, le soleil bas , tape fort fort contre la fenêtre de sa chambre, le cadre retourné de la photo d'elle et son copain souriants sur la table de chevet. Et j'accepte l'idée , sans bronché de n'être pas celui qui aura la chance de porter le costume dans la housse ,  qui pends sur l'une des porte de son placard. Je sais qu'elle ne veut pas de moi. Pas comme ça en tout cas.  Quand je suis là , elle se sent moins seule , elle se sent jolie et aimer.  Plus qu'avec son âme lié pourtant , cet homme qui travail beaucoup , la regarde peu. Trop peu. Et puis elle fait glissé le draps contre sa poitrine et se recroqueville, menton entre ses genoux. Elle se marie dans trois jours. Et je sais qu'au fond , tout au fond , elle veut pas choisir autre chose que son âme liée parce que tout le monde le trouve si bien. Si gentil et si sérieux.  Et moi j'suis rien. Un rien du tout.  Qu'un petit lycéen , à peine sérieux , qui s'attire sans cesses des soucis. J'serais jamais personne.  Jamais personne. Elle fait des grandes études , Max. Des trucs que je comprends même pas , elle va devenir une femme super influente et je serais encore coincé dans le Queens à rien faire. Je sais qu'elle me choisira jamais. Dés qu'elle est triste , qu'elle est seule , elle m'appelle , mais je suis qu'un putain de passe temps  et je suis trop amoureux pour dire non.

Et j'voudrais lui dire , qu'elle devrait me laisser une chance , que je pourrais essayer d'être mieux. J'écouterais à l'école et puis je serais sérieux au sport. J'gagnerais une bourse et j'irais à l'université. Je serais étudiant comme elle et on s'en fichera de notre différence d'âge. J'garderais mon âge secret , je m'en fou. On pourra se débrouillé. Je le sais. Et elle sera heureuse.  Mais , c'est trop tard parce qu'elle se marie dans trois jours. Et je crois que mes promesses valent pas grands choses , parce que je suis qu'un gamin. « - Je t'aime , max. J'pourrais te rendre heureuse , tu sais ? J'pourrais travailler dur et devenir étudiant moi-aussi.  »  Elle rigole et m'attrape le visage pour m'embrasser le nez. « -Tu sais bien que je peux pas , Cha. Soit raisonnable. » Je lui retire la main de mon visage. Raisonnable ? C'est elle qui n'est jamais raisonnable. C'est elle qui joue avec nous. Je veux juste, je veux juste la voir , moi. Pas qu'elle s'en aille. « - C'est toi qui est pas raisonnable. J'viendrais pas à ton mariage , Max . J'te dirais non , maintenant. »  Son sourire s'élargit alors que mon visage poupon se fend en une moue boudeuse. Elle s'approche de moi , grimpe sur mes genoux « - Je pars, alors ? » Mes lèvres vont trouver les siennes « -Non. »

De nos jours , 13h22

Epuisé par la nuit que j'ai passé , angoissé , à errer dans les rues de New-York ,  chercher l'autre moitié de moi , introuvable, la ville est grande et moi j'me sens impuissant. Et puis si ça se trouve , elle est vraiment morte. Si ça se trouve , elle veut juste pas que je la trouve. Elle est pas venue , même avant que toute l’émeute , que toute la cohue m'emporte dans un mouvement de foule que j'avais essayer pendant des heures d'esquivé et j'avais épuiser ma voix à hurler son nom dans les rues ,au milieu de la foule , me disant au fond qu'elle était peut-être , elle-aussi en train de me chercher. Je voulais juste savoir. Juste savoir. Je veux plus rester pendant 16 ans , ignorant de nouveau. Un abandon ou la mort , quelle différence ? Juste celle de savoir. D'avoir toutes les pièces du puzzle. A la fin t'es seul. On le sait. A la fin , t'es seul.  J'veux juste pas revire l'abandon. Je sais que c'est putain d’égoïste  d'obliger les gens à supporter mes phobies, je sais que je pourrais rester à angoisser, seul, que je pourrais accepter que parfois les gens peuvent pas être dispos pour moi. Et peut-être que je dramatise. Peut-être bien que j'ai vraiment aucun droits sur Cat. Je le sais au fond qu'elle est rien que mon âme liée mais , on a pas mis encore de noms sur notre relation , j'ai pas le droit d'être jaloux , j'ai pas le droit d'avoir ce sentiment qui hurle à l'intérieur. J'ai pas le droit de dire  à Cat ce qu'elle doit faire. J'aurais juste voulu tomber sur une femme qui me fasse pas me sentir si vite comme au lycée. Petit et incapable. J'veux pas être encore le gosse qu'on abandonne , qui dit rien parce qu'il a aucuns pouvoir sur la situation . J'ai peur de perdre le contrôle. Je l'ai peut-être perdu déjà, d'ailleurs. Quand y'a une heure j'hurlais sur un pauvre type , innocent dans tout ça.

« - Je vous demandes pas grand chose. Regardez sur votre putain de liste. Dites-moi si elle est là. » Il hoche la tête , les mains qui se dédouanent , l'air mi-compréhensif , mi- agacé du pauvre bénévole qui est là pour aider , pas pour se faire chier dessus , mais je perds patience. « - Je comprends monsieur. Mais regardez autours de vous. Regardez moi. J'ai perdu ma phrase aussi. Je cherche mon âme.... » Je tape sur la table « - J'en ai rien à foutre. Files-moi ta putain de liste si t'es pas capable de le faire. »  Le type recule d'un pas , me tends un café et se tire, ronchonnant un :  « - Vas te faire foutre, connard.  Prends ton café et lâche-nous, putain. » Je grogne de rage , me retiens de lui pété  la gueule et puis j'entends derrière moi un mec qui souffle et m'attrape par la nuque , presque aussi grand que moi , beaucoup plus vieux par contre, « -Calme-toi , mon petit. Si ils te virent , tu la trouvera pas. Viens dehors avec nous. On va te trouver un truc à manger. » Je hoche la tête et puis je cherche dans mes poches mon paquet de clope. J'sais pas où je l'ai foutu , dans la hâte j'ai du le laisser chez moi.

J'suis inquiet et putain , d'angoisser et c'est Max encore une fois.  Elle avait finit par se marié quand -même avec lui. Je crois qu'elle était heureuse avec lui en fait. Que je me mentais à moi-même. Une fois marié , elle a plus jamais appelé. Elle est plus jamais venu me chercher et puis elle a disparu. Ils ont déménager.  Je crois bien que c'est tout ce que je pouvais offrir après tout . Ma bite , une heure par semaine.  Alors, peut-être bien que Brighton avait décidé que j'étais pas si important. Plus de 24 heures sans nouvelles.  Peut-être qu'il lui était arrivée quelque chose et peut-être bien qu'elle était encore en interview je sais pas où. J'en sais rien. Peut-être qu'elle est tombé sur quelqu'un de plus important et qu'elle à oublier que j'existais, je sais pas. J'aurais juste voulu savoir. Comme avec Max , comme avec papa. J'aurais voulu qu'on me dise parce que je suis plus un enfant. Je suis plus un môme qui est pas capable de géré les choses.  Il m'avait filé  une clope, le vieux, m'avait demandé de parler d'elle et puis , il m'avait parler de son âme lié à lui. C'était son meilleurs ami depuis qu'ils avaient cinq ou six ans et puis ils s'étaient jamais séparé , il était parti chercher des cigarette tôt ce matin  et puis il avait été prit par la cohue. Alors du coup , il avait décidé qu'il allait aidé ici , à l'Hôtel de ville en attendant qu'on vienne le chercher. Sa femme ou son ami.
Et puis j'avais fini par m'endormir , épuisé. Je marchais et m’énervais, j'hurlais son nom et j'avais la voix fatiguée. Et j'crois que c'était inévitable , malgré le froid , malgré le stress , malgré tout ça , j'avais plus aucune forces. Et je crois que c'est peut-être aussi parce que j'étais pas sûr de savoir où elle avait bien pu passer. Pas sûr de comprendre. Et puis j'avais rêver de mon père.  Souvenir étrange qui revient de mes  pieds qui se balancent dans la voiture , de ma voix d'enfant qui répète en chantant « - Des éléphants » Mon père dit «  - Des éléphants » Je répétais « - Des zèbres et des girafes » Je rigole « -Les zèbres heh bah , c'est des girafes naines en noir et blanc. » Il rigole à ma réflexion étrange.  « - Papa , je pourrais avoir des bonbons ? » Il s'était tourné , juste un peu, pour me regarder dans la voiture. «- Ok mais, on le dit pas à Maman. » L'ambiance est étrange. Trop calme , trop sereine alors que l'intérieur de ma tête hurle qu'il va m'abandonné. Mon cerveau hurle de lui demander de resté mais , je peux pas. «- Charlie ? » La voix de mon père se transforme en une voix féminine , que je connais, je tourne la tête vers l'extérieur de la voiture et Cat me fait signe sur le bord de la route, je réponds à son geste et puis mon père , toujours avec la voix de Cat , me demande de me réveiller.  « - Arrêtes de dormir , Chacha. » Et puis j'ai froid sur mes joues , j'ai froid un peu  partout d'un coup , je frissonne et mes yeux s'entrouvrent. « -Charlie, tu m'entends ? C'est toi, pas vrai ? » Les voix qui m'entourent me reviennent aux oreilles et le froid glaçant de New-York me fait ouvrir plus vite les yeux.  Et Puis y'a Cat qui pleure qui se jette dans mes bras , je la serre contre moi , encore un peu abasourdie , pas tout à fait sûr d'être vraiment bien réveiller , simplement rassuré et plus calme maintenant , qu'elle soit en vie. « - Tu vas bien, tu vas bien. » Je hoche la tête et essuie les larmes qui tombent sur ses joues d'un geste de pouce. « - Ça va , c'est toi qui a disparu , pas moi. » Et puis j'commence à réalisé que je rêve pas. Qu'elle est bien là et que ça va.  « - Pardon, pardon Charlie ! Pardonne-moi. »

Je l'observe , sa lèvre fendue et ses fringues trop courte. Elle était en rencards ou quoi ? Je la repousse un tout petit peu. Recule et passe mes main contre mes tempes « - Comment tu as pu me faire ça ?  Ça fait ... » Je jette un coup d'oeil à ma montre , un air ultra sévère au visage. « - 25 heures que je t'attends. Tu sais les horreurs qui me sont venus en tête ?  De combien de façon différentes j'ai eut le temps de t'imaginer mourir en 24 heures , Cat ?  Comment tu... » Je m'arrêtes et jette un coup d'oeil à ses jambes nues , je l'attrape par le bras et la relève et puis je lui fais signe de me suivre , parce que y'a déjà des gens qui nous observent. « - On va aller parler autre part. » Je lui dit alors que je commence à descendre les nombreuses marches. Et puis je voudrais me taire , je voudrais l'embrasser et lui dire qu'on s'en fou après tout , qu'elle à raison. J'ai envie de lui proposer de rentrer chez l'un ou chez l'autre et d'aller dormir , baiser , faire un trucs moins stressant mais, quand je pense à l'angoisse qui m'a prit. Quand je pense à la terreur , à l'abandon , j'peux pas juste rien dire. Mais avant , juste avant de me fâcher , j'veux juste prendre le temps de me réjouir qu'elle soit là. Je m'approche d'elle et passe une main sur son visage. « - on dirait un coup. Tu t'es faite frappé ? » Je fronce un sourcil , serre le poing. « - Et puis pourquoi t'es encore sapé comme en été , toi ?  C'est quoi le projet ? C'est de te faire violé ? » Je soupire bruyamment. Lui attrape la main et l'inspecte un tout petit peu. Autant pour m'assuré que tout va bien que pour me rassuré sur le fait que tout est réelle, que je suis pas encore en train de rêver.  Je la lâche enfin , mes mains retombent dans mes poches et je fouille , un peu encore , cherchant instinctivement mes clopes , tremblant d'une envie de fumer. « - Comment tu as pu me faire ça , Brighton ? »




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Mer 4 Avr - 19:57
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Charlie & Cat




C'est Charlie, c'est bien lui. Et à présent, les doutes de la jeune fille s'étiolent pour laisser place à ce sentiment de sécurité qu'il est si bon de ressentir. Cat n'a plus rien à faire des mots qui manquent sur son avant bras ! Ils peuvent bien avoir disparus pour de bon et à jamais, elle n'en n'est pas affectée. Parce qu'elle vient de retrouver l'essentiel et que ça lui suffit.

Etourdie par son parfum, par la chaleur qui émane de tout son être, Cat a bien du mal à résister à l'envie de l'embrasser, de le couver de toute la tendresse qu'il mérite et qui lui revenait de droit, lui qui avait du s'inquiéter pour elle sur un laps de temps bien trop long, vu son état. Elle aurait voulu s'excuser encore, entendre l'acceptation dans la voix de Charlie et l'embrasser jusqu'à se repaître totalement ! Mais au lieu de ça, ce dernier semble vouloir l'écarter après une brève caresse sur la peau de son visage. Trop brève à son goût, d'ailleurs.  « - Ça va , c'est toi qui a disparu , pas moi. »

Une première incartade, elle l'encaisse. Parce que la joie de le retrouver compense largement cette pique déplacée et pourtant méritée. Alors, elle s'excuse encore car elle ne sait que faire d'autre pour l'apaiser. La voix de son âme liée semble pleine de doutes, moins douce, plus ferme qu'à l'accoutumée. Elle ne peut que comprendre, elle se sait fautive des questionnements qui l'assaillent. L'apaisement risque de s'avérer compliqué si il se montre aussi sourd face aux excuses qu'elle prononce. Mais elle accepte de prendre le risque, de s'efforcer à accepter les remontrances qui pleuvent sur elle, de les encaisser si ça peut l'aider à se sentir mieux, ne serait-ce qu'un tout petit peu.

« - J'ai eut le temps de t'imaginer mourir en 24 heures , Cat ?  Comment tu... »
Mourir ? Quelle idée. Obnubilée par l'idée de retrouver Chalie, la pauvre Cat n'avait même pas envisagé cette hypothèse pourtant logique, quand on y pense. Il aurait simplement pu perdre la vie et cette idée - inconcevable, elle le conçoit - ne l'avait même pas effleurée. Peut-être que les informations qui passaient à la radio, lorsque le taxi tentait de l'emmener jusqu'à son point de rendez vous, étaient suffisamment claires pour ne pas envisager une telle option ? C'est sans doute le cas, pourtant sa poitrine se serre en sachant qu'en l'espace d'une seule nuit, elle aurait pu être séparée de son lié pour l'éternité. Parce que si Charlie avait réellement disparu, elle ne s'en serait même pas rendu compte. L'inquiétude l'aurait gagnée mais pas de la même manière et elle se dégoûte pour son inconscience.

Elle ne bronche pas lorsque la poigne de Charlie se referme sur son bras. Elle obéit quand il lui somme de le suivre. Malgré ses chevilles douloureuses, malgré la crainte de flancher parce que la fatigue commence à gagner du terrain. Elle le suit parce qu'elle n'a pas envie de le perdre une deuxième fois et que, même si la tempête qui gronde dans l'esprit du garçon empiète sur son territoire, même si elle dévaste tout sur son passage, Cat restera debout parce que l'enjeu n'est pas à prendre à la légère. « - On dirait un coup. Tu t'es faite frappé ? » Par réflexe, Cat bat des cils comme par crainte de s'en prendre une belle en plein dans la pommette, lorsque Charlie approche sa main de son visage légèrement meurtri.

- Non, c'est - Elle est interrompue, elle ne peut définitivement pas en placer une. « - Et puis pourquoi t'es encore sapé comme en été , toi ?  C'est quoi le projet ? C'est de te faire violé ? » Elle ne l'écoute plus, parce qu'il ne l'entend pas. Cat a bien compris que quelque chose clochait à l'intérieur de Charlie.  L'inquiétude doit y être pour beaucoup. Parce que malgré leurs retrouvailles, il n'est pas tout à fait rassuré et qu'il a besoin d'un peu plus que de simples explications. Mais quoi faire, alors ? Comment apaiser les craintes de son lié, comment faire pour qu'il apaise ses tourments et qu'il daigne se laisser respirer un peu ?

C'est comme si tout s'était assombri autour d'eux et qu'il n'y avait plus de place pour la moindre lueur de clarté. Et ce serait mentir que de dire que ça ne lui fait pas peur, que ça ne la pétrifie pas un peu. « - Comment tu as pu me faire ça , Brighton ? »  Ca y est ? Elle a le droit de répondre ? Elle peut lui confier un peu du poids qui pèse dans sa cage thoracique ? Cat hésite, mordille sa lèvre inférieure avant de s'arrêter immédiatement quand une douleur fulgurante lui rappelle l'existence de sa plaie. Elle attend, joue avec le tissu de son top avant de se racler la gorge et d'essayer d'articuler une maigre explication : J'ai pas.. Elle déglutit fébrilement, croise le regard de son âme lié et reprend : J'ai croisé une connaissance ce matin. J'ai pas vu le temps passer et lorsque j'ai voulu t'appeler, j'avais plus de batteries.

L'explication la plus plausible qui soit. J'avais plus de batteries et je connaissais pas ton numéro par coeur. Je voulais tellement te joindre mais je pouvais pas et... elle prend une inspiration fébrile avant de poursuivre : et je pouvais plus utiliser mon téléphone, j'ai dû aller bosser alors que tout ce que je voulais, c'était te voir. Parce que j'avais oublié mes engagements, je pensais juste à toi. Tu prends de la place dans ma tête, j'oublie tout le reste ! Sa voix s'étrangle dans sa gorge, le volume sonore baisse au fur et à mesure que les sanglots la gagnent. Pardon de t'avoir fait peur, Charlie. Pardon de t'avoir blessé. Un murmure quasi inaudible, tandis que de ses doigts tremblants, elle se débarrasse des gouttes d'eau salées qui tentent de se frayer un chemin sous ses cernes.

Elle se dissimule quelques instants du regard de son âme liée, son visage caché derrière ses mains avant de reprendre un minimum de contenance et de confronter ses iris grises. Qu'a-t-elle à perdre, maintenant ? Plus rien pas vrai ? Alors quitte à perdre Charlie, autant tout essayer. Et puis merde ! Elle s'approche bien trop vite de l'homme qui chamboule son esprit, empoigne son col avec rage avant de de l'embrasser avec cette espèce de passion, cette fougue qu'on ne voit que dans les films. Celle qui rend fou, qui enflamme et qui ne laisse rien d'autre que des cendres après la combustion. Tant pis si sa plaie lui fait mal, ce baiser vaut tout les supplices du monde.


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La médiocrité commence là où les passions meurent.
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Mer 4 Avr - 22:14
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Ft. Cat



Putain de fatigue de merde , j'aurais vraiment voulu, rester calme , lui expliquer que je supporte pas ça. Je supporte pas d'attendre les gens , de me sentir abandonné , lui dire la vérité et  tout lui raconter. Tout. Comme mon histoire avec Elle et puis mon père. J'avais simplement dis qu'il s'était tiré et j'voulais pas en dire plus. Parce que j'ai jamais été doué pour parler de tout ce qui se passe à l'intérieur. Des peurs qui me prennent les tripes parfois , alors j'souris simplement , comme un con , sans putain de jamais rien dire. J'tape le premiers qui passe et j'fais n'importe quoi pour me laisser oublié que j'ai un cœur. Combien ils sont dans le monde à savoir que j'ai un cœur ? J'crois que ça se compte sur les doigts et je suis plus jamais prêt à dire que j'aime.  Je suis plus jamais prêt à être trop sentimental. Ça m'effraie. Ça m'effraie l'inquiétude que je porte aux autres. J'ai déjà assez de soucis à me faire avec Hope et Vdr. J'ai déjà assez de soucis pour ma mère. J'crois que tout ce que je veux c'est réduire le plus possible la taille de mon putain de cœur. Mais , je sais qu'elle a eut peur aussi , Cat. Elle est débraillé , blessée , écorchée , elle a pas l'air d'avoir vraiment dormis. Et j'ai beau être en colère j'suis inquiet parce que sa lèvre est gonflée. Et ça me mets encore plus en colère parce que je m'en veux, un peu . J'aurais du être là. J'aurais du pouvoir la protégée. J'sais pas , peut-être bien que j'suis trop con, peut-être bien que je suis trop con pour entendre ce qu'elle a vécu. Trop autocentré pour voir qu'elle aussi , elle m'a cherché , qu'elle aussi , elle a eut peur pour moi. Sans doute , vu son état , qu'elle a eut une nuit bien trop dure , tout comme moi. Tout comme toute la ville , j'crois qu'on est bien peu à avoir dormis cette nuit. Ceux qui dormaient avaient du être réveillé par les putain de sirènes , par les gens qui hurlent dans la rue par les autorités qui appellent au calme en camion. La mobilisation des pompiers et puis celles des des ambulances. Parce que dans la cohue , y'a forcément des blessés. Dieu merci , elle est presque entière. Et en vérité  je voudrais lui dire qu'on s'en fou. Qu'on devrait en parler un peu plus tard , quand on sera reposé l'un et l'autre. Mais non. « - Comment tu as pu me faire ça , Brighton ? » Je crache , dans cette phrase , toute la frustration de n'avoir pas su. De n'avoir pas été capable de la trouvé , plus tôt. « -J'ai pas... » Je me gratte le menton, essaie seul , de me calmer , parce qu'en fait , c'est pas des excuses que je veux. Je veux juste l'entendre me dire qu'elle recommencera jamais. Jamais , jamais.


« - J'ai croisé une connaissance ce matin. J'ai pas vu le temps passer et lorsque j'ai voulu t'appeler, j'avais plus de batteries. »
 Je soupire , agacé. Une connaissance. Une putain de connaissance. Des heures à crevé d'inquiétude et c'est pour une connaissance , tout ça ? « - Un mec ? » Je souffle , jaloux à en crevé.  J'ai pas envie qu'elle me réponde à ça. Parce que je risque de boudé comme un gosse le reste de la journée alors que tout ce que je veux c'est retiré le nœud que j'ai dans ma gorge. Et elle pleure , maintenant , alors je soupire , l'attrape par la main.  Pleure pas , Cat. Ça me fait me sentir coupable d'être en colère et j'suis trop facilement attendrie par une femme qui pleure, c'est comme ça que je reviens toujours. J'veux pas que tu t'en rende compte trop vite , de ça. Tu risques d'en abuser. « - J'avais plus de batteries et je connaissais pas ton numéro par coeur. Je voulais tellement te joindre mais je pouvais pas et... et je pouvais plus utiliser mon téléphone, j'ai dû aller bosser alors que tout ce que je voulais, c'était te voir. Parce que j'avais oublié mes engagements, je pensais juste à toi. Tu prends de la place dans ma tête, j'oublie tout le reste ! » Je hoche la tête d'un geste qui se rends. D'accord. Et de toute façon j'ai quoi comme autres choix ? Cet nuit , je m'en foutais de ce qu'elle avait pu faire. Je m'en foutais bien comme il faut d'avec qui elle pouvait être , tant qu'elle était en vie . Tant qu'elle va bien , je vais bien. Et ses sanglots s'intensifient , ça me brise le cœur. Elle a gagné. Elle a gagné déjà depuis un moments , j'suis déjà bien trop enfoncé dans mes sentiments pour dire quoi que ce soit.

Parce que je suis faible quand j'aime. Je passe tout , je pardonnes tout , j'accepte tout. Ça non plus , elle le sait pas encore.  Ça aussi , elle pourrait en abusé. « - Pardon de t'avoir fait peur, Charlie. Pardon de t'avoir blessé. » J'inspire fort.  J'veux pas l'embrasser devant tout le monde parce qu'on est juste en bas des marches alors je hoche juste la tête. Et y'a des gens qui nous regardent. Est-ce qu'elle a été reconnue ? J'en sais rien.  Et Elle cache son visage , entre ses doigts fins et je dézippe ma veste et la dépose sur ses épaules , parce qu'elle doit être gelée , et j'ai l'impression qu'elle est si fragile , Cat. Toujours à fleurs de peau , elle pourrait se casser si vite. « - Et puis merde ! » Elle souffle, attrapant mon col , me forçant à me baisser vers elle , ma main s'en va la caché dans une étreinte la serrer un peu plus fort et j'ai beau vouloir rester doux , elle demandes plus malgré sa lèvre abîmée. Alors je serre encore plus fort , mon cœur se mets encore à battre dans mes tempes , trop fort , mes yeux se ferment. Elle est là . Elle va bien , tout va bien. Tout va bien alors faut que j'arrête. Et puis quand sa bouche se détache , que mes mains se resserrent contre elle. « - Promets que tu me feras plus jamais ça , Cat. » et mes lèvres vont rechercher ses joues , son nez , son front , son cou , plus doucement. «-Promets. » Comme un putain d'ordre , parce que j'en ai besoin. « - Sinon j'te tatouerais mon putain de numéro sur le cul. » Je la serre encore juste une seconde contre moi. Juste une petite seconde parce que son odeur , même après tout ce temps , la transpiration et tout , me rassure , elle sent bon même quant elle pue , je suppose que c'est sans doute un truc de mannequin parce que moi je dois pas sentir la rose , mais plutôt la chèvre, On est parfaite ou on l'est pas , je suppose.

je me recule , jette un œil aux gens qui nous observent et ceux qui s'en foutent et puis je l'attrape par la main , on s'enfuit à grands pas , dans la foule encore tremblante de tout ça de New-York. On marche tout doucement et puis je lui raconte toute la nuit , comment j'ai appris que les phrases avaient disparut, que ma voisine pleurait , parce que son mari était loin , et qu'elle peut pas le contacter. Et puis , tout les avions sont arrêté et on sait plus rien . « - Je veux pas que tu traîne toute seule dans la ville, tant que ce truc est pas fini. Pour le moment les gens restent calme , ça risque de pas être le cas très longtemps. » Ma main vient chercher la sienne , un peu gêné pourtant parce que c'est franchement pas mon style de tenir les mains en publique et c'est peut-être sans doute aussi parce que la première fois que j'ai été amoureux , j'ai du me caché , de tout le monde. J'ai pris l'habitude d'être tellement distant avec les filles mais , je suppose que c'est elle , elle bouscule tout , comme si tout était simple , pas de soucis , elle s'approprie toute ma personne avec une aisance jamais vu. Et pourtant , c'est si jeune tout ça. Pourtant , on était encore en phase de test, on s'était dit que dés qu'on en aurait marre on se le dirait et puis sans regrets. Mais si elle en a marre , je regrette.  

On arrive après une petite demi heure à marcher , devant son Hôtel, l'homme à l’accueil me reconnaît et se penche pour observer derrière moi , Cat qui à l'air épuisé et je sens les problèmes arrivé. « - Mademoiselle Brighton , vous avez pu retrouver votre ami , j'en suis ravis. Monsieur je... » Je fronce un sourcil , excédé. « - Fermes ta grande gueule. » Je lui dis , pour le coupé sèchement. Et puis j'attire  Cat vers les ascenseurs, pressé d'arriver enfin dans l’intimité qui nous convient mieux à tout les deux.  A peine entré dans la boite de métal que je la pousse contre les parois et m'accroche fort à elle , nos lèvres s'entrechoquent dans un putain de bruit sourd. « - M'abandonnes plus pour d'autres mecs. » Je lui dis , comme pour officialiser la chose. Et quand on entre chez elle , intérieur aussi luxueux que ce que je pensais , j'laisse tomber mon t-shirt et mes chaussures bien vite à l'entrée et sans rien demander , je m'enfuis pour aller chercher la salle de bain pour aller me laver ne serait-ce que la gueule parce que je me sens dégueulasse . Enfin au calme , j'ai l'impression que je me détends enfin. Que je suis enfin en sécurité. Même dans cet appartement qu'est le sien.  Je sort de la salle de bain , un demi sourire aux lèvres. « - Désolé , j'me sentais vraiment crade.  Si j'peux évité de t'imposé mes odeurs , j'pense qu'on partira sur de bonnes bases. » Je rigole et cherche dans ma veste le paquet de clope que j'ai acheté un peu plus tôt pendant notre balade .



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Jeu 5 Avr - 0:07
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Charlie & Cat




Les souvenir de ses amants passés refait soudainement surface. Alors qu'elle se tient là, debout devant Charlie, vulnérable au possible, Cat se souvient. Elle se remémore le passage des hommes de sa vie dans son existence et le chaos qu'ils y ont semé. Des histoires brèves et sans lendemain, d'autre plus longues, plus passionnées sans être idylliques. Pourquoi ce souvenir à cet instant précis ? Peut-être parce qu'auparavant, la jeune fille ne s'était jamais montrée aussi faible. En effet, Cat ne se souvient pas avoir montré le moindre signe de faiblesses à ses conquêtes passées. Elle n'a jamais pleuré, jamais hurlé en l'absence de l'un ou au départ de l'autre. Elle s'est toujours contentée d'accepter, de rester stoïque en apprenant la fin d'une aventure, tout en sachant pertinemment qu'elle trouverait toujours un autre sexe sur pattes. Parce que Cat s'est toujours persuadée qu'elle n'aurait jamais besoin d'amour. Que le sexe se suffisait à lui même et que répondre à ses ses besoins sexuels lui apportait un bonheur suffisant.

Mais tout ça, c'était avant de rencontrer Charlie. Charlie et ses bras qui la serrent fort comme si il voulait l'absorber. Charlie qui se tient debout malgré tout ce qu'il a enduré en l'espace d'une seule journée. Charlie qui, malgré les signes de rancoeur qu'il ne cache pas, arriverait presque à l'amuser en se montrant un peu jaloux mais pas bourru. Elle savoure leur échange comme si c'était le dernier, comme si les précédents baisers n'avaient jamais existé. Et malgré l'emprisonnement de l'étreinte de son âme liée, elle se sent soudainement libérée. Libérée de ses doutes et de ses inquiétudes. Légère, enfin.

« - Promets que tu me feras plus jamais ça , Cat. » Elle ne répond rien, pas tout de suite. Les yeux clos, elle accueille la douceur de Charlie comme un bien précieux. Un contact tendre qu'elle ne souhaite pas briser, pas même avec la parole. Alors elle attend, condamnant son lié à une attente brève mais sûrement désagréable. Aussi, pour ne pas le torturer davantage, elle rouvre ses yeux cernés de fatigue, sourit légèrement pour ne pas aggraver l'état de la pulpe de ses lèvres et murmure : Promis. Avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Parce qu'il n'y a rien d'autre à ajouter. « - Sinon j'te tatouerais mon putain de numéro sur le cul. » Ah, elle aurait presque oublié qu'il s'agit de Charlie White et non de Patrick Swayze dont il est question. Mais malgré tout, cette simple remarque parvient à la soulager de toutes ses craintes. Parce que si Charlie arrive à plaisanter, c'est qu'il va mieux, pas vrai ?

La cohue ne s'apaise pas aux alentours mais la jeune fille ne s'en accommode pas. Elle n'a d'yeux que pour son lié et ses orbes grises envoûtantes. Elle semble tellement focalisée sur lui qu'elle a bien du mal à réaliser qu'il bouge, lorsqu'il s'empare de sa main pour quitter les lieux. Attends ! Demande-t-elle, avant de glisser ses bras dans les manches de la veste de Charlie, remontant la fermeture éclaire jusqu'à son menton, tant elle a froid. Elle retrousse ensuite les manches du vêtement avec un peu de peine, la taille de Charlie n'aidant pas vraiment, avant de le suivre à petits pas. Elle aimerait pouvoir bazarder ses talons le plus loin possible pour aller plus vite mais elle se voit mal traverser le Queens pieds nus.

Attentive, elle écoute l'histoire du jeune homme sans l'interrompre, n'intervenant qu'à la fin de son récit pour lui raconter le sien. Pour lui confier la peur en l'absence de tout contact avec lui. La tension palpable alors qu'elle tentait de faire son travail correctement, sans jamais y parvenir parce qu'il occupait chaque recoin de sa tête. La rage, enfin, en apprenant que leur lien venait peut être de disparaître sans laisser la moindre trace. Et lorsque les doigts de Charlie viennent glisser entre les siens, Cat resserre immédiatement son étreinte sur ces derniers. « - Je veux pas que tu traîne toute seule dans la ville, tant que ce truc est pas fini. Pour le moment les gens restent calme , ça risque de pas être le cas très longtemps. » Elle fait mine de réfléchir, prenant l'information au sérieux. Très bien, il va donc falloir que tu viennes chez moi. Comme ça, tu auras juste à venir me rejoindre quand la cohue gagnera du terrain.  Elle poursuit sa réflexion. Et d'ailleurs, allons-y immédiatement !

Ce n'est qu'une supposition qu'elle ponctue en déposant un baiser sur le dos de la main de Charlie. Ce n'est qu'une supposition qu'elle aimerait voir devenir réalité. Parce qu'elle est piquée, Cat. Elle l'a accepté, c'est comme une évidence. Et si la réciproque n'est pas vrai, soit. Elle ne s'en relèvera simplement jamais. Jay viendra la ramasser à la petite cuillère, la fera boire parce qu'elle ne marche qu'à l'addiction et fera d'elle une poupée de chiffon qui obéira en échange de quelques bouteilles. Mais pour le moment, la jeune fille est bien trop fatiguée pour penser à cette option. Et lorsqu'ils arrivent dans le rassurant Manhattan, qui a pourtant subit le même déluge d'incohérence, Cat respire enfin.

Elle salue poliment l'homme de main, qui, malgré la mauvaise humeur de Charlie qui vient de s'abattre sur lui, se montre plutôt compréhensif. D'un geste de la main, elle s'excuse pour cet épisode un peu gênant avant de poursuivre sa route.

- T'es toujours aussi aimable ? Demande-t-elle, en attendant que les portes de l'ascenseur daignent s'ouvrir. Non parce qu'il faut me les dire, ces choses-là. Dès fois que si je me prends un "ferme bien ta gueule", j'y sois au moins préparée. Ca l'amuse d'emmerder Charlie, ça l'amuse parce que son caractère, elle commence tout doucement à l'entrevoir. Et si il paraît un peu bourru, il a au moins le mérite d'être franc.

Cat a à peine le temps d'appuyer sur le bon étage que Charlie fond sur elle, la serre avec une force insoupçonnée avant de l'embrasser à pleine bouche. Elle le sent un peu fébrile, comme si il venait de tout mettre dans cette étreinte. Elle répond à son baiser avec la même envie qui est la sienne, glissant ses doigts sur les joues encore fraîche du jeune homme. « - M'abandonnes plus pour d'autres mecs. » Cette déclaration la surprend. Alors c'était ça qui le pesait autant ? C'était cette idée qui le turlupinait autant ? Elle le regarde comme pour lui dire : "t'es con ou bien ?" mais n'en fait rien. A la place, elle préfère le serrer contre elle, certaine qu'il a bien une toute petite idée de la réponse.

Les portes s'ouvrent enfin, dévoilant la suite luxueuse qu'elle avait abandonnée quelques heures plus tôt. Elle s'étire de tout son long, retire la veste de son lié qu'elle abandonne sur une chaise avant de faire signe à Charlie de faire comme chez lui. Mais visiblement, elle n'a pas besoin de se donner cette peine, il a l'air au courant. Cat sourit à cette vision, préférant s'occuper de son cas plutôt que de Celui de son lié. Et tandis qu'il se sent déjà mieux après s'être simplement lavé le visage, Cat s'empresse de s'approcher de lui, de se saisir de sa main et de l'entraîner avec elle dans sa salle d'eau. Pense pas t'en tirer comme ça, Charlie. T'as besoin d'une douche et tu n'y échapperas pas. Elle retire son top, ses talons haut ainsi que son short avant de finir par se débarrasser de ses sous vêtements. Sa peau gelée rencontre bientôt la chaleur du jet d'eau chaude et cette simple sensation suffit à la faire renaître.

Lorsque Charlie la rejoint, Cat se love contre sa peau humide, appréciant bien trop la sensation de sa peau nue contre la sienne, avant de se hisser sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser. C'est tout ce dont j'avais besoin.

Cette douche s'éternisera assez pour deviner les ébats qui s'y dérouleront et cette idée la confortera dans le fait que, peu importe la fatigue, ils ont chacun un ordre des priorités bien défini.
Enroulée dans son rond de serviette après avoir frotté chaque parcelle de sa peau, Cat s'attarde devant son immense miroir pour juger de l'étendue des dégâts sur sa lèvre. Cette dernière a doublé de volume, c'est moche et ça fait mal. Mais la jeune fille n'a aucune idée de quoi faire pour soulager ce genre de traumatisme. Aussi, elle préfère ne pas s'occuper plus longtemps de cet embêtement et de profiter pleinement de la présence de son lié chez elle. Elle ne prend guère le temps de sécher convenablement sa chevelure, enfile une simple culotte en dentelle avant de le guider jusqu'à sa chambre. C'est la pièce principale. Parce qu'on va beaucoup l'utiliser, en fait. Souligne-t-elle, avant de pousser Charlie sur son immense lit et de l'enjamber sur le champ. Elle entrave ses poignets contre les draps, l'embrasse avec une demi fougue - fatigue oblige - avant de se laisser choir tout contre sa peau. D'une main, elle exerce une simple pression sur sa joue avant pour qu'il ne voit plus qu'elle, caressant distraitement ses lèvres des siennes. Comment as-tu pu croire que j'allais t'abandonner, Charlie ? Elle le regarde, cherchant un début de réponse dans ses grands yeux gris. Ses doigts passent et repassent sur sa joue devenue chaude, répétant cette caresse à l'infini. Hein, comment ?

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Jeu 5 Avr - 23:14
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Ft. Cat



On est épuisé quand on arrive à son Hôtel. La nuit avait été longue,trop pleine d’émotion. Et j’en ai encore trop dit. Elle m’avait regarder surprise, quand je lui avais demandé de plus jamais me laisser pour un autre garçon. J’dois paraitre sans doute enfantin, jaloux et puis c’est sans doute mal placé. Mais, regardes-la. Je me demandes bien ce qu’elle peut trouvé d’attirant dans un mec comme moi. Physiquement je sais bien que j’ai rien a envié aux autres, mais pour tout le restes je suis... insuffisant. Surtout que émotionnellement parlant, je suis handicapé. Mais je m'en fou , en fait. Je m'en fou parce que je sais qu'un jours ou l'autre j'vais tout gâcher , c'est un talent chez moi , je repousse les gens aussi facilement qu'ils arrivent à me détesté. Et mon sourire, les énervent, et mon poing leurs fait peur. Les gens qui m'entourent , savent que je peux vrillé trop vite. Mais , Cat c'est pas pareil. J'aimerais qu'elle reste. J'aimerais devenir assez bien pour qu'elle reste. Même si j'en suis pas capable , même si j'arrive jamais à n’empêcher de faire des conneries, je veux pas qu'elle disparaissent , je veux plus me sentir vide comme cette nuit , j'veux plus courir partout pour la retrouvé comme là. Alors même si elle me regarde d'un air étrange, l'air de dire que ce que je raconte n'a pas de sens , je hausse les épaules. Je m'en fiche, je veux juste qu'elle me dise qu'on serra ensemble un tout petit peu plus longtemps.

Et quand on arrive enfin dans son appartement , elle me guide vers la salle de bain, par la main alors que j'allumais à peine ma première clope de la journée. J'voudrais ronchonné et lui dire que j'ai envie de clopé mais , j'me tais parce qu'elle se déshabille, son top s'en vas rejoindre mon t-shirt et j'ouvre l'eau de l'évier pour éteindre ma cigarette et la mettre à la poubelle. Mes yeux la lâchent pas. Impossible de résister c'est même trop naturel pour moi, c'est presque instinctif et je restes presque une minute entière à l'observer sous la douche. Longue minute , et ça à pas l'air de la dérangé plus que ça , j'fini par baisser les yeux parce que je me trouve gênant, moi . Retiré mon jean et mon boxer, me glissé dans l'habitacle, frissonnant quand elle se glisse entre mes bras , je resserre l’étau de notre étreinte, vais chercher ses lèvres presque en même temps qu'elle. Et l'eau qui me coulent sur la nuque me fait un bien fou , j'expire lentement tout le reste de stress que je possède. « -  C'est tout ce dont j'avais besoin. » Je lui fais un sourire , l’embrasse de nouveau, incapable de m'arrêter. « - Moi j'veux plus. » Je dis alors que ma main glisse contre ses fesses.

Et la douche dure longtemps à cause , ou grâce, à mes caprices. J'suis à bout de force quand après qu'on se soit séché en silence , elle m'attrape la main pour m'entrainer vers la chambre, immense chambre qui doit faire la moitié de mon appartement en entier , j'observe un peu autours , sachant pas trop quoi penser de tout ça et plus je découvre Cat , plus je suis attiré par elle , parce que malgré les coquetteries dont elle fait preuve sans arrêt , elle est simple et n'attends pas spécialement de moi que je soit plus que je suis. Pour l'instant en tout cas. « -C'est la pièce principale. Parce qu'on va beaucoup l'utiliser, en fait. » Je ricane bêtement et me laisse poussé contre le lit.

Mes yeux se ferment une seconde , je me laisse dominé en soupirant d'aise, quand ses doigts trop fins se glissent contre mes poignet. Et j'inspire le calme , me mordille la lèvre d'impatience parce qu'elle est encore à demi nue et que j'suis infatigable pour ces choses-là. Aspire ses lèvres entre mes dents. Punition trop agréable, je me serre contre elle , silencieux et fatigué , j'ai plus vraiment l’énergie de parler. Ses mains me forcent à regarder autre part que ses nichons et je fais un sourire quand je me souviens que j'aime autant ses yeux que ses seins.
« -Comment as-tu pu croire que j'allais t'abandonner, Charlie ? » Je soupire , le visage trop sérieux. J'ai pas envie d'en parler , j'ai pas envie de formulé mon putain d'handicape émotionnel maintenant. Parce que je suis trop bien là. Je suis trop bien pour parler , j'ai juste envie de baiser et dormir , me réveiller et recommencer. Sans doute parce que j'ai jamais assez d'elle. Parce que j'en veux tout le temps plus. Ça doit compter , je suppose. J'en sais rien à vrai dire. Peut-être que ça a rien à voir spécialement avec Cat. Je suis pas doué pour dire ce que je ressent.C'est dur de se montrer faible. C'est dur d'expliquer le bouillon de culture qui se développe tout le temps à l'intérieur de moi. « -Hein, comment ? »  Je relève la tête, me glisse dans le lit. « - Parce que t'es trop bien pour moi , Cat. » Je lâche , un peu trop sèchement , le visage contrit. « - Tu le voit pas encore mais , tu finiras par t'en rendre compte. Les autres le savent déjà. Regarde ton portier à la con , là. Il a pas voulu me donner d'infos sur toi parce que c'est évident que j'ai pas le niveau pour ne serait-ce que t'approché. Regardes autours de toi. C'est qu'une simple question de temps , Cat. » Je dis , alors que je me lève pour aller chercher mes clopes et un verre vide. Que je dépose sur la table de nuit. « - Je suis qu'un petit tatoueur et j'ai une vie simple. C'est pas qu'une question d'argent. C'est un peu tout. T'es trop belle et t'es trop intelligente pour moi.  » J'inspire une grande bouffée de fumée, je me tais et la laisse digéré l'une de mes rares incartades sincères. Et je veux pas lui faire de la peine. Je veux pas lui dire qu'elle est superficielle ou qu'elle est trop riche pour moi. A vrai dire, tout ça je m'en fou. Mais quand elle voudra voyager , que j'aurais pas une thune parce que je mets tout de côté pour un salon plus grand. Parce que j'ai toujours un prêt à rembourser pour celui-là. C'est vrai que c'est pas qu'une question d'argent , c'est une question d'univers.  « - J'viens d'une famille simple , j'ai pas été à l'université , j'ai pas fait d'études... rien. Dans mon monde à moi je m'en sort pas trop mal mais dans le tiens , j'suis juste un moins que rien. Sérieusement, réfléchit-y. Tu te vois me présenter à tes parents ? Moi ? » Je rigole rien qu'à l'idée , rire sincère pourtant. J'termine ma clope dans le silence. Attrape sa main , un sourire aux lèvres. L'attire vers moi et l'embrasse.

« - Pour le moment , je m'en fou. J'ai juste envie de passer le plus de temps possible avec toi. Quand t'en auras marre tu partiras et ce sera sans regret , pas vrai ? On s'est promis. »  Je fais un sourire et la garde dans mes bras. Comme un gosse qui a simplement besoin de proximité je me laisse dorloté , m'endors bien trop vite , peut-être bien que c'était mes dernières forces.



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Ven 6 Avr - 18:39
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Charlie & Cat




Maintes fois, elle a été abandonnée. Maintes fois, elle s'est retrouvée livrée à elle-même, entre le gin et et les sanglots. Pour autant, elle ne saisit toujours pas toutes les nuances du concept. L'abandon est une notion subtile, peut-être faut-il l'avoir côtoyée un certain temps avant d'en comprendre la sémantique. Aussi, il est normal qu'elle patauge un peu dans la semoule quand on aborde le sujet. Pourtant, si elle pouvait retourner en arrière l'espace de quelques minutes, elle n'aurait aucune haine, aucune rancoeur envers ceux qui se sont effacés de son existence. Bien au contraire, elle les remercierait avec beaucoup d'entrain, allant jusqu'à les embrasser en répétant à quel point elle est reconnaissante. Parce que grâce à eux, grâce à ces enfoirés de première, elle a pu rencontrer son lié.

Son lié qui semble en peine à l'idée de se confier. Il soupire, hésite, passe par de nombreux chemins pour ne pas aller à l'essentiel. Cat ne l'incite à rien, elle le laisse venir à elle tranquillement, si prendre son temps peut l'aider à se sentir rassuré. Et lorsqu'il débute son monologue, elle se redresse immédiatement. Cette petite peste n'est pas capable de le laisser poursuivre son récit sans lui couper la parole. Parce que ce n'est pas le genre de choses qu'elle veut entendre. Parce qu'il est hors de question qu'il se laisse influencer par des qui que ce soit. Parce qu'elle balayera tout ses a priori si il daigne en avoir encore. Au diable le portier, non ? Qui est-il pour influencer tes choix, tes envies ? Elle soupire à son tour, s'accoudant contre son matelas pour regarder Charlie droit dans les yeux ! Ce genre de confidences n'est pas à prendre à la légère.

Mais il s'esquive, le bougre. Il disparaît le temps de se recharger en nicotine et ça l'agace un peu, Cat. Ca l'embête qu'il se sente trop bien pour elle, comme il le dit lui-même. Elle le sent un peu fuyant, il glisse entre ses doigts comme de l'eau. Et lorsqu'il évoque ses conditions de vie et qu'il les compare aux siennes, alors là, c'en est presque trop ! Elle pourrait le gifler de penser ce genre de choses en sa présence ! Ce genre d'idéaux, Charlie. Ces conneries qui te passent par la tête, je ne veux pas les entendre. Elle se redresse, croise les bras et tente de confronter son lié. Entre nous, y'a aucune différence. Tu m'idéalises tellement que t'en oublies tout le reste. Elle aurait bien besoin d'un verre pour digérer tout ça. Honnêtement, t'aurais pu ête bucheron, ça n'aurait rien changé. Tant que t'es heureux, Charlie... ben moi, ça me suffit. Elle affiche une moue boudeuse, parce qu'elle n'aime vraiment pas l'entendre se rabaisser ainsi. T'es vraiment con, des fois.
C'est sorti tout seul et elle a bien insisté sur le mot ! L'idée même qu'il puisse se sentir aussi petit, sous prétexte qu'elle est plus influente, plus riche ou Dieu sait quoi, ça a bien trop d'importance pour qu'elle laisse couler. Elle voudrait l'entendre se confier encore, juste un peu plus, simplement pour mettre les choses au clair, jouer cartes sur table et le rassurer.

Et puis, ça l'énerve un peu de le voir rire après avoir déballé tout ça. Il fait le malin comme ça, mais elle est persuadée que ça le turlupine. Malheureusement, elle n'est pas en état de l'affronter. Elle tient à peine sur ses coudes, Cat. Elle sent que Morphée force à sa porte et elle n'arrive pas à lutter davantage. Alors pour cette fois, il a gagné. Elle répondra à sa plaisanterie par une autre, ça les fera rire et ils s'endormiront l'un contre l'autre.Je te présenterai même à Lys, c'est mon chat. Elle affiche un semblant de sourire. Je n'aurais jamais honte de te présenter à qui que ce soit, en fait. Elle répond à son baiser par un autre, un peu plus dur celui-ci, son énervement soudain y étant pour beaucoup. Tu m'entends, Charlie ? Jamais j'aurais honte de la personne que tu es et je t'interdis de penser le contraire.

Un autre baiser, encore, déposé sur la naissance de sa clavicule cette fois-ci. Les yeux déjà clos, la têtre calée contre son buste, elle l'écoute d'un oreille distraite mais pas moins présente. Alors reste avec moi. Jusqu'à ce que tu n'en puisses plus, oui. Et elle ajoute, avant de s'endormir : et demain, je veux un triple cheeseburger pour te faire pardonner d'être bête. Des frites, beaucoup de frites en supplément.

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