What a surprise. [ft Moyra]
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Sam 10 Fév - 1:45


Didn't see her
coming back
breaking my place
down by her
very presence
she tore it all
as if my life
wasn't already
a low one as it was


Ce n'est pas tous les jours qu'une ancienne conquête te passe le bonjour, ou qu'elle vienne de ses yeux, clairs, médisants percer, juger où tu en es depuis la fois ou vous vous êtes vu.

Une crinière blonde platine tire vers le bas en quelques boucles, grandeur, épaisseur. Un air serein lui adresse sans entre-ouvrir les lèvres cette assurance certaine familière. Il ne l'aura d'abord pas reconnue ((ce n'est pas que les aventures pilulent, cumulent en un amas, un tas de choses qu'il accepte, qui l'amuse sur un temps donné - Rick avait une bonne mémoire, mais dans ce cas ce n'est pas le visu qui lui fit réaliser qui il avait en face de lui)). De longs cils battent en un battement de cœur, le sien, il trace de ces yeux une fine mâchoire un maquillage marqué, des paupières ombrées, un effet dégradé, illuminé à l'éclairage, une femme décidée, qu'avait-elle fait qu'il la reconnaisse si ce n'était ses attributs là ? ((Ce sont ceux qui l'ont charmé, ceux qui lui permettent de lier A et B mais au final, à la voix il l'aurait reconnue, mais il fait de son défi personnel de trouver qui c'est avant ça.))

Le hellfire sent quelque fois le renfermé, pour être de ces vieux magasins aux intérieurs et commodes de bois, où vernis lui manque de fois pour pallier au point auquel peut s’abîmer quelques des recoins. La pluie rend le paillasson humide les matinées d'automne qui, par ces voies venteuses fenêtres, entrées, ouvertures, font circuler le vent et cet air frais, froid même. C'est rafraîchissant, en sorte, même si lui a horreur que ça arrive. L'hiver et son code génétique ne lui font pas de cadeau, quand il est malade, ça ne rigole plus. En revenir à la créature en face de lui, décontractée mais sérieuse, cheveux coiffés et étrangement en bataille en même temps, il se remémore pas à pas.

Doigts sur le comptoir, lui serre les siens en un poing, frustration, ça ne lui vient pas encore, il souhaite paraître autant impassible que possible. Ces yeux curieux le contredisent, que fait-elle ici ? Le brun fait mine de ne pas voir qu'elle n'est pas seule. A quand remonte leur aventure ? Trois mois, et quelques jours, l'alcool facile, la parole simple, elle la mené, tiré le pas assuré et il n'a pas dit non. Qu'avait-il à perdre ? Il a des flashs sur ce qui s'était passé, l'esprit embrouillé, enflammé par le moment d'action. C'était lui et elle. Sans artifice sans rien.

Il n'attendra pas que sa voix sorte pour poser un nom sur qui c'est. Ses mains ne pourront en rien rejouer de mélodies autour d'elle qui puisse lui raviver des souvenirs ((étrange chose et que le toucher est des meilleures manières pour lui de s'en rappeler)). C'est ce shampoing qui le prend par surprise ((et de une)), une touche ((est ce de la cerise ? il n'est pas sûr, ça aura le mérite d'aller avec le carmin de ses lèvres)) qui lui permet de finalement mettre un nom sur un visage .

Ms. Clark, comme il l'appelait pour l'embêter d'abord. Un nom commun, qu'il disait, une bêtise qu'il lui avait mentionné. Une sceptique parmi tant d'autre, individualiste indépendante, à l'esprit et aux paroles acérés, pleines de sens. Elle l'avait intéressé plus pour son esprit que par ((l'atout indéniable que présente )) son enveloppe charnelle. Savoir défendre un opinion est une clé de la réussite pour lui ((et ça même si il n'y crois pas, mais ça c'était supposé être son boulot d'avocat, qui attend au bout de la ligne)). Qu'est ce qu'un membre de la police vient faire là ?

Moyra pour les intimes, hein. Il suppose qu'il n'a pas tant le droit de s'addresser à elle de la sorte là, et se colle à ce qu'il l'appelle "d'habitude". Objectif, savoir ce qu'elle a à dire, en une phrase, sortie aussi rapidement que soient mises en place ses pensées:

-"Ms. Clark, vois-je. Qu'est ce qui vous amène ici ?" La voix rauque par le tabac, grave, mais tintée de cette sincère curiosité.


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Mer 28 Fév - 17:26
Rick O'Brien ft Moyra Clark
What a surprise.
Novembre.

Moyra fit claquer la porte de sa voiture, le nez enfouit dans une large écharpe de cachemire noire. Son regard s'appesantit sur les environs, détaillant cette rue plus ou moins animée de Manhattan ; un endroit banal qui ressemblait à tant d'autres. Balayée par le courant d'air de cette journée particulièrement fraiche, la jeune femme s'élança pour traverser les rue, les sourcils froncés au dessus de ses prunelles électriques. Retentirent alors sur le macadam les claquement des talons de ses élégantes bottines, au galbe recouvert d'un daim sombre et doux. Un jean, d'une teinte obscure lui aussi, ainsi qu'un large pull et un long manteau cintré. La jeune femme avait toujours aimé le noir, en portait trop souvent pour le nier. C'était simple le noir, élégant, rapide à assembler. Cela renforçait l'image de femme implacable qui flottait sur son visage, la complétait.

Son regard clair, d'un pervenche vibrant, balaya la devanture du Hell Fire. Et une moue sceptique se glissa sur ses lèvres ce pendant qu'elle grimpait sur le trottoir, quittant la route qu'elle venait de traverser. Son chef de brigade avait décidé de suivre cette piste, d'écouter les paroles défaites de leur actuel suspect. Liam Flores, trente ans, suspect majeur dans l'enquête sur le meurtre qu'ils tâchaient d'élucider depuis ces derniers jours, avait lâché le nom du "Hell Fire", et d'O'Brien. Concernant le meurtre, un véritable casse tête. Theodore Flench, la victime, plus communément appelé Miracle était un jeune transsexuel transformiste. Il avait été retrouvé mort, poignardé à huit reprises dans une ruelle de Manhattan, en tenue de scène. Miracle avait été rouée de coups, assassinée, puis jetée ici, derrière le cabaret transformiste dans lequel elle travaillait depuis des mois.

La raison de la présence de la blonde en ces lieux ? Le cabaret n'était qu'à quelques rues de là. C'était ici que Miracle - elle se faisait appeler Mimi, dans la vie de tous les jours - venait acheter ses cigarettes et Liam Flores, propriétaire du cabaret, avait juré voir O'Brien au club, plusieurs fois. Il avait aussi juré les avoir vus ensembles, à plusieurs reprises, avait sous entendu la piste d'une liaison amoureuse. Selon Flores, O'Brien était un type louche et violent, qui avait voulu garder Mimi pour lui seul. Un crime passionnel, en somme.

Et voilà que Moyra, un sourcil levé, regardait la devanture de ce bureau de tabac absolument classique. Non pas qu'elle ne croyait pas aux propos de Flores, mais... Non. Elle n'y croyait pas. Cependant les ordres étaient les ordres et peu importaient alors ses petits avis sur la question. La jeune femme remit en place son manteau, réajusta son pull pour dissimuler l'arrondi de sa grossesse. Cinq mois, cinq mois cela ne pouvait plus vraiment se cacher, pourtant... Pour quiconque savait bien regarder, c'était assez évident. Sa silhouette mince était marqué de cet arrondi qui, bien que discret, était présent. Mais elle préférait s'éviter les regards, les tierces personnes la considéraient toujours plus fragile qu'elle n'était après avoir remarqué la présence de cet arrondi significatif. Une fois sûre d'elle, la blonde poussa du plat de la main la porte du bureau de tabac puis se réfugia à l'intérieur.

Son regard balaya l'endroit. Vide, à l'exception du propriétaire, derrière son comptoir. Leurs regards se croisèrent, et une forte impression de déjà-vu lui fit froncer les sourcils. Ces yeux... Ce profil, ce visage, cet homme, elle le connaissait. Oui, oui elle l'avait même vu d'assez près. Moyra, prise de court, resta plantée sur ses deux jambes, le visage légèrement penché de côté. Elle l'avait vu, mais quand, et surtout, qui était-il... C'était récent, cette histoire. Quelques semaines après le départ d'Anton, lorsqu'écrasée par la solitude, elle n'avait trouvé rien de mieux que d'aller se réfugier dans la chaleur de bras inconnus. Lorsque sa grossesse ne se voyait pas encore, lorsqu'elle pouvait prétendre que tout allait bien, que rien n'allait changer. Cela devait dater d'il y a trois mois, à peu près. Rencontré dans un bar, les regards s'étaient accrochés, joueurs, demandeurs d'attention. Une nuit, une seule, chaleur des draps partagés puis froideur au petit matin.

- O'Brien.

Flores avait vraiment dû les mener sur une fausse piste, parce que O'Brien, un tueur ? Elle n'y croyait pas. Il fallait se méfier de tout et de tout le monde, c'était ce que son métier lui avait apprit. Mais après avoir passé une nuit en compagnie de cet homme - son prénom ne lui revenait définitivement pas - elle pouvait dire avec une certitude presque appuyée qu'il n'était pas fait de ce bois qui façonnent les meurtriers. Surtout lorsque la victime avait été poignardée, huit fois. Mais encore une fois, elle avait des questions à poser. Elle avait du lui confier son métier, quelques mois plus tôt, il lui semblait bien qu'elle l'avait fait. Cependant, elle ne dérogea pas au protocole et écarta un pan de son manteau pour attraper le badge dans sa poche intérieure et le lui montrer. L'insigne brilla sous les lumières de l'endroit.

- NYPD. J'ai quelques questions à te poser.

Sa main rangea le badge dans la poche de son manteau, puis elle glissa sa paume sur son ventre dans un geste inconscient.

- Pardonne la froideur des retrouvailles, mais est-ce que tu connais cette personne ? La blonde déposa une photo sur le bois du comptoir. Celle de Mimi, travestie. Théodore Flench, Miracle ou bien Mimi, à toi de voir. Elle a été retrouvée morte dans une ruelle pas loin d'ici, et on nous a signalé qu'elle passait souvent par chez toi.

Moyra releva le regard vers lui, observa son visage, l'air impassible. Ses yeux se plissèrent un instant, puis elle haussa enfin un sourcil.

- Rick, Rick O'Brien. Je me disais bien, je n'oublie jamais un prénom...


©️ Eurydyce


Moyra s'exprime en #663333
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Sam 3 Mar - 17:27


Met by chance
Life tends to do that
You've come to make
Peace with the way
It disrepects you,
Leading you to
Corners you've
Closed your eyes to


S'en serait presque intimidant, s'il en avait pas l'habitude. Drôle chose qu'est l'accoutume, qui de son pouvoir inspire à n'importe quel homme trouver quotidien ce qui pour autrui relève du fort improbable.

Le scénario lui est familier - les forces de polices, lui, leurs questions. C'est pas une situation à laquelle on devrait s'attendre, voir au seuil de la porte fréquemment des gens dont le travail consiste en partie à se mêler de tes affaires. Il joue le jeu pourtant ((parce qu'il n'a pas le choix)) parce que ces circonstances de retrouvailles a amené à lui une histoire qui réussit à piquer son intérêt.

Moyra dépose la photo de la victime sur son comptoir. Rick retient un apathique "ah.", tant qu'à son expression, elle n'est pas des plus heureuses à la nouvelle.

Il lui faut essayer de se souvenir à qui fait allusion son interlocutrice. Temps que prit cette dernière pour dire son prénom, son nom - assurer qu'elle n'oublie pas ((qu'elle ne l'oublie pas)).

-"Pas sûr si tu flattes ta mémoire ou autre - il croise les bras et lève les sourcils, mais c'est charmant, Moyra.

Son attention revient sur la photo posée devant lui. Il la prend entre ses doigts. Le brun décide finalement de remettre la photo à sa place et regarder à nouveau celle qui se tient en face de lui.

-"C'une cliente régulière, il dit, plus sérieusement, elle venait souvent ici et racontait sa vie - parlait de ce qui allait ou pas dans son boulot principalement."

-"Vu qu'elle travaillait dans un cabaret à côté elle passait ici le plus souvent en habits de scène."

C'était des connaissances au moins. Lui pour elle un confident au plus, ça arrivait, qu'il lui fallait écouter ce que ceux qui lui achètent des cigarettes se lançaient sur des tirades dont il ne pouvait qu'agréer sur les points les plus cyniques. Certaines de ces soirées semblaient être la fin de l'univers, où plus rien ne va et qu'il n'y avait plus rien à faire avant qu'il ne la force à sortir pour leur bien l'un à l'autre ((c'était pas un bar ici, mais des fois il avait vraiment l'impression de voir venir des gens bourrés appuyés contre le comptoir par leur fatigue et comportement simplement)).

Rick fait beaucoup de rencontre en une journée, c'est ce que lui apporte son boulot, avec de l'argent ((même si c'est pas assez)) et un toit. Des gens partir comme venir il en a vu, si c'est un visage qui s'efface dans son quotidien, il suppose qu'élucider un meurtre c'est ramasser les parts du puzzle pour la jeune femme en face de lui. Faire vivre en rappelant que quelqu'un existe même après sa mort, l'honorer en retrouvant la vérité derrière sa mort. En soi, il comprendrait, ancien futur avocat qu'il était, nourri par le besoin de faire régner de la justice. ((La réalité est que ses illusions furent brisées il y a un bail, et que là la réalité fait qu'il a un agent de police qui l'implique dans cette histoire)). Toute moralité mise à part, le brun revient à son égocentrisme certain. Rick n'est pas dupe, si Moyra est là, c'est pas pour éclaircir son enquête, pas de retrouvailles.


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Mer 14 Mar - 2:39
Rick O'Brien ft Moyra Clark
What a surprise.
Moyra garde son regard fixé sur l'homme face à elle, les deux mains posées à plat sur le comptoir de bois derrière lequel il se tient. Son esprit analyse ce qui se déroule dans le fond de ses yeux à l'instant où son attention tombe sur la photo de Mimi. Les prunelles analysent le visage, il semble la reconnaître sans mal à la façon dont ses traits réagissent au faciès. Cependant il ne semble pas choqué par la nouvelle de sa mort, et ce détail attire légèrement l'attention de la blonde. Rien de décisif, car O'Brien a très bien pu en entendre parler, les nouvelles circulaient vite après tout.

La jeune femme rangea la photo dans la poche de son manteau, puis laissa fureter ses doigts sur l'arrondi de son ventre, toujours aussi sérieuse. Elle ne cherchait pas à s'attarder sur ce que revoir Rick pouvait bien provoquer dans son esprit ; il avait été l'un des hommes qu'elle avait fréquenté après Anton. L'un des seuls avec lesquels elle avait pu aller jusqu'à coucher, sans jamais chercher à le recontacter, cependant. C'était la manœuvre classique, et légèrement odieuse, du coup du pansement. Il avait fait office de bandage sur sa peine de cœur, avait effacé de son corps les marques encore trop présentes de cet homme qu'elle avait aimé. C'est tout, rien de plus, rien de moins. Son esprit avait volontairement occulté qui il était, son métier, sa personnalité. Elle n'aurait jamais dû le revoir, pourtant le destin en avait décidé autrement.

- Donc tu la connaissais, effectivement. Son regard furette sur les alentours, sur ce tabac propre et bien tenu. Toi et Mimi, c'était juste pour les cigarettes ? Parle moi un peu de la relation que tu avais avec elle. Articule-t-elle.Est-ce que tu sais si quelqu'un voulait lui faire du mal ? Tu dis qu'elle te parlait de ses problèmes, quel genre de problèmes au juste ?

Les faits lui paraissaient plutôt clairs, en vérité. Rick n'avait pas la tronche du coupable et il ne semblait pas l'être. Une fausse piste de plus, pour brouiller les évidences et les envoyer fouiner à des endroits inutiles. Mais encore une fois, rien ne lui assurait de la véracité de ses déductions... Ce n'était pas parce qu'elle avait couché avec lui qu'elle devait lui donner le bon dieu sans confession. Les plus vicieux se cachaient derrière une personnalité affable et avenante, généralement. Ils étaient ceux que l'on suspectait le moins.

Un sourire ourla les lèvres de la jeune femme, qui, dans un flash, se remémora de la soirée qu'ils avaient passé ensembles quelques semaines plus tôt. La main posée sur son ventre s'agita légèrement, ses doigts tapotant l'arrondi dans un rythme inaudible, preuve de sa réflexion en cours.

- Je ne pensais pas te revoir un jour, pour tout t'avouer...


©️ Eurydyce


Moyra s'exprime en #663333
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Sam 17 Mar - 1:28


Open your eyes
What is it you see ?
Do you fear the truth
That in there lies ?
Or is it your made up
mind that troubles
every inch of you ?
Shivers run down
For your spine to quiver


Son esprit lui joue des tours, il n'en peut-être autrement. La manière dont viennent se poser sur son estomac de longs doigts pique son intérêt autant qu'il se dit que ça ne devrait pas le préoccuper. Il lui faut se distraire, par du boulot, par son boulot à elle ((parce que présentement, elle l'empêche de travailler et penser à autre chose qu'elle - )). S'il peut se concentrer pour répondre à ses questions et ne pas ((pour l'instant)) divaguer, c'est l'idéal - mais voilà, faut être réaliste un peu.

-"C'était assez similaire à des rendez vous chez le psy franchement - il veut rajouter que c'est dommage qu'il n'aient pas pris le temps de rendre ça mutuel, en un sens. Rick s'arrête, parce qu'il est assez malhonnête en général pour rajouter ce genre de commentaires. Pourquoi se justifier ? Il fallait juste prendre la réalité comme elle était. Il ne pensait pas la totalité de l'attention qu'il aimerait porter, ce ne peut que lui retomber dessus plus tard.

-"Elle parlait des problèmes d'argent qu'elle avait. Comme quoi ses dettes auprès du proprio du cabaret grimpaient de manière alarmante, ((également en quoi le fait d'aimer "vendre son corps" créait en elle des sentiments contradictoires, parce que l'univers la bannit toute entière pour apprécier se montrer, se défausser de cette carte prude)). Il soupire, de bien graves circonstances, qu'il se doit de prendre avec le meilleur sérieux qu'il puisse. Je la voyais un peu plus souvent du coup, vu qu'elle était particulièrement sur les nerfs dernièrement.

-Puis, plus de nouvelles.

-Tu pourras trouver les enregistrements vidéo de nos dernières discussions dans la salle à l'étage. Il pointe les caméras du bureau de tabac.

Si c'était une série il se serait avéré être le psychopathe derrière le meurtre. ((L'idée l'aurait bien fait rire ce rire amer)). Celui qu'on ne soupçonne pas parce qu'il aide, ou justement trop agréable pour que son aide ne soit pas intéressée.

Rick s'appuie sur son comptoir, se rapproche de Moyra, d'un bout. Qu'en pense-t-elle ? Elle est là pour lui tenir des accusations, il fera tout en son pouvoir pour se défendre ((à tort peut-être parce qu'il laissera paraître, à travers son calme cet aspect défensif indéniable)). Maintes fois la police lui est tombée dessus sans qu'il comprenne, sans qu'il n'aie rien à dire qui ne soit retourné contre lui. Là même alors que la distance se ferme de quelques centimètres - il prend des risques.

Haha, il continuerait bien, prétendra parce qu'il le peut. Ce n'est pas comme si il n'avait pas appris la nouvelle. Les journaux se sont bougés vite à ce sujet, ils ont tendance à faire ça - acclamer ce qui ne va pas dans l'univers pour rendre son chaos glorieux et cœur de ce on doit craindre. Les autres, nous-mêmes.

Elle semble avoir autre chose en tête, tiens, lui adresse la surprise de le revoir d'un coup. Rick est pris garde baissée. Un 'mh' presque inaudible sort de sa gorge, hésitant, le regard à côté. Il ne trouve décidément de plus pertinent à dire. Les mots ne portent pas assez de poids ((pour preuve, c'est un bavard lui)) pour en son intérieur résonner comme le font des actions.

- La même, il respire.

Hésitant encore décidément, il finit par doucement hausser les épaules ((se détendre)), signaler d'un geste en direction de ce ventre qu'il a vu - celui pour lequel ne pas être venue seule prend tout son sens.

- Heureux événement ?"

((Il demande, parce que s'il aurait pu dire félicitations, ça aurait empiré son estime de sa propre personne, il ne sait pas l'histoire qu'elle a derrière elle - si elle avait voulu en faire autrement, ils n'en seraient pas restés à une nuit. Ne t'en fais pas Rick, range cette frustration d'un jour, une conquête porte justement son nom - tu es pour elle ce qu'elle était pour toi d'un temps, un trophée d'antan.))


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Mar 3 Avr - 15:42
Rick O'Brien ft Moyra Clark
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Problèmes d'argents en ce qui concerne Mimi, mentionne Rick. La jeune femme s'en était doutée, quelque part, mais l'entendre ainsi clairement statué par Rick confirma ses soupçons. Dans sa main se glissa un stylo, puis un petit carnet de cuir. Elle nota rapidement, d'une écriture fine, les dires de son ancien amant. La ligne de ses sourcils troublée par un pli concentré, elle relevait régulièrement le regard sur lui, observant son visage et ses mimiques, évaluant de la véracité de ses propos. Il y a quelque chose à creuser de ce côté là, Moyra sait déjà qu'en sortant de ce tabac, elle ira poser quelques questions au cabaret, un peu plus loin. Un hochement de tête accueille la proposition du brun.

- Les vidéos oui, pourquoi pas y jeter un rapide coup d'œil. Ce qu'elle y dit pourrait être intéressant. Quand est-ce que tu l'as vue pour la dernière fois ? Le décès remonte à jeudi, dans la nuit.

Deux jours auparavant, donc. La blonde referma son carnet dans un claquement net puis le rangea dans la poche de son manteau, silencieuse. Leurs regards se trouvèrent alors, se reconnaissant dans cet instant étrange.

Regard intelligent, elle reconnaît ce qu'il lui a plut la première fois qu'ils se sont croisés, pourquoi elle lui a prêté attention. Ce genre d'homme, c'est clairement son type. Ca l'avait été, tout du moins, se dit-elle. Ce n'était pas vraiment lui qui avait changé, c'était elle. Fini, c'était fini, les relations sans lendemain... Partager ses draps pour une nuit, ce n'était plus au programme. Pas avec ce ventre qui s'arrondissait si vite, pas avec cet enfant qui partagerait très bientôt son quotidien. Sa main, posée sur son nombril, laissa s'échapper le trouble qui la traversait lorsqu'elle y pensait trop. Ses doigts s'agitèrent, exprimant le sentiment malaisant qui courrait dans son corps. Peur de cette grossesse, peur de ce bébé, peur des conséquences et peur de tout ce que cela entraînerait. Elle était seule pour élever cet enfant, ne savait même pas changer une couche. Et son regard trouva celui de Rick quand il formula sa question.

- Mh. Elle le regarde dans les yeux, sans doute doit-il pouvoir percevoir le très léger malaise qui la secoue, sans pourtant en déterminer la cause. - Oui hein ? C'est pas comme si ça pouvait se cacher ce genre de choses.

Elle laisse passer un silence, tâche de reprendre contenance. Sa main libre s'apposa sur le bois du comptoir.

- Ca va toi ? ... On ne s'est pas vus depuis un bon moment. Une grimace. Si elle se souvient bien, c'était elle qui était partie, au petit matin. Sans un bruit, sans un mot. Désolée pour la dernière fois hein, je suis pas tellement du genre à m'attarder. C'était pas contre toi.

©️ Eurydyce


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