Entre deux souffles de vent, le souvenir d'un visage effacé. Papa ? Ah non, ce n'est pas toi. Ce n'est jamais toi. {EDIT}
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Jeu 4 Jan - 18:33
Musique à gros lecteur parce que je sais pas faire autrement !:
 

Khaï
PRÉNOM NOM COMPLET | Khaï qui est un mélange entre le prénom de sa mère Karice et de son père Khor. Ils ont trouvé bon de mélanger les deux, mais ils sont bien les seuls. Et si en plus il fallait supporter le nom des Valdur c'était peut-être pas un cadeau à lui faire.
GENRE | Pas toi en tout cas.
ÂGE | 22 ans.
NATIONALITÉ | Purement américaine.
ORIGINES | Des restes de gênes italiens bien dilués.
ORIENTATION SEXUELLE | Brumeuse.
STATUT | Marié à sa bien aimée, la paix.
SITUATION FINANCIÈRE | Moyenne à tendance précaire.
HABITATION | Bronx.
MÉTIER | Étudiant à pleins temps et il fait quelques jobs à droite à gauche pour arrondir ses fins de mois.
AVATAR | Wait by - LAS-T
PSEUDAPWAL
Requiem sinon pour le pseudo, 22 bougies, une paire de hanche, une autre de guiboles, une bouche à la langue pendue, un humour un peu graveleux, mais bien aimé, et un emploi du temps très chargé. ORIGINALITÉ ME VOILÀ !

"L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons."
Une phrase simple, limpide, quelque chose d'intriguant, Khaï ne sait pas s'il rencontrera son âme soeur un jour, s'il l'a déjà rencontré sans le savoir, tout ce qu'il sait c'est que cette pensée est probablement vrai, et qu'il aimerait d'avantage en entendre d'une bouche qui semble si sage. Parce qu'il serait bien capable de ne pas l'avoir remarqué son âme-soeur à force d'être plongé dans sa bulle, de ne pas faire attention au monde qui l'entoure. Il pourrait l'avoir sous les yeux toutes les semaines qu'il ne saurait même pas que c'est elle à moins de réellement lui porter attention. Elle pourrait le chambouler qu'il ne penserait pas que ça serait lié à elle mais à ses propres soucis intérieurs.

Il ne sait pas pourquoi Dieu a voulu que ça soit ainsi, mais il a l'intuition que c'est une phrase juste, capable de le guider lorsqu'il s'égare alors, il y jette un coup d'oeil et c'est comme s'il retrouvait la sérénité qu'il perd si souvent.

Comme un espoir de poser les yeux sur la personne au travers les mots.
CARACTÈRE
Difficile de décrire la personnalité introvertie de Khaï quand on à a peine le temps de discerner quoi que ce soit sur son visage. Sait-il seulement qui il est ? S’il est de ceux que l’on dit bon, ou mauvais ? Non, et c'est peut-être là tout son problème, ce qui ne l’empêche pas de se poser tout un tas de questions sur lui-même.

Ce que l’on voit en premier c'est son côté solitaire, il transpire par tous les pores de sa peau. Le porte-il pour autant somme un fardeau ? Difficile à dire, car il ne semble pas vouloir s’entourer en particulier, on sent de lui quelque chose d’étrange sur lequel il est difficile de mettre des mots. On perçoit qu'il vit dans une autre sphère, un monde loin de tout et surtout du réel. Parfois on essaye de lui faire ouvrir les yeux pour le faire redescendre sur terre, mais il vous remballera la seconde d'après, l'air de vous regarder comme un indésirable, alors on préfère encore le laisser se débrouiller tout seul. On pourrait se méprendre sur son visage d'éphèbe et le penser une victime, mais à son contact on se rend vite compte que ce n'est qu'une illusion. Une erreur qu'il ne vaut mieux pas commettre. Certains le qualifie de type inaccessible, ténébreux un peu sinistre qu'on oserait pas approcher et c'est vrai, les jours les plus sombres on a pas forcément envie de venir se frotter à son aura frémissante voir même dangereuse.

Mais… Comment un jeune homme si prometteur peut avoir l’air si effacé ? Pourquoi est-ce si difficile de lire au travers les traits de son visage pourtant si doux ? Ce sont bien des questions que vous pouvez vous poser à son approche mais c’est bien là votre erreur. Sa solitude, c’est son mantra, son indépendance. Parce que Khaï avant d’être un jeune homme de vingt-deux ans, c’est quelqu’un qui vit seul, qui a déjà une vie d’adulte à tenir en main. Ce sont des épaules solides sur lesquelles reposent une chose : son avenir.  Celui qui a du gratter dans la merde pour avancer ce n’est autre que lui. Sa seule façon d’avancer c’est de regarder devant même s’il ne voit pas toujours de quoi le chemin sera fait.

Quand il ne vous reste plus personne pour avancer, vous n’avez pas le choix, soit vous tombez à terre, soit vous vous relevez pour reprendre la route. Mais tout le monde sait que c'est comme ça, ce n’est qu’une vérité parmi d’autres, même si elle est rude. C’est tout ce en quoi consiste la vie après tout ? À affronter les évènements qui la jalonnent. C'est se coucher sans savoir de quoi sera fait le lendemain. Et c’est ce qu’il a fait lorsque son père, ce pilier innommable à disparu pour le laisser seul dans ce monde étranger auquel il n'est pas familier. Un père avec qui il avait eu une place qu’il n’aura jamais réellement eu le temps de connaitre parce que ce dernier se volatilisait bien trop tôt dans la nature.

Du fait de son passé difficile, Khaï n'a pas développé une personnalité extravertie et expressive envers qui ne le connait pas. De part sa tendance à être solitaire il n'est pas forcément loquace et parfois peut se montrer cassant quand l'humeur n'y est pas, voir irritable. Pourtant c'est une âme bienveillante qui accueille bien les autres quand il y met l'effort. Il sait être taquin, voir même involontairement amusant quand irascible. Sous ses meilleurs jours il usera de son humour mordant pour détendre l'atmosphère, mais on y assistera rarement en public. Un public duquel il s'éloigne par de nombreuses façades, réminiscence d'une façon qu'il a de se protéger.

Son rapport au monde est assez étrange et de part son vécu Khaï est perpétuellement entre deux eaux. Il est là sans vraiment être là, un peu paumé et en même temps tourné vers le futur. Pour continuer de se soigner, de guérir de cette absence il continue de voir son psy' même si l'envie n'y est pas tous les jours. Il aurait pu faire parti de ces jeunes surs d'eux qui ne se soucient de rien, il aurait pu être de ces groupes d'ado' enjoués et populaires, après tout il en a la carrure, mais il ne se sent pas prêt pour affronter les autres, alors plutôt que d'être proche des étoiles il est plus proche des loosers. Un "looser" plutôt serviable à la patience incroyable.

Un de ses regrets ? Il n'a pas pu gouter à une insouciance qu'il enviait à d'autres en silence. C'est la raison pour laquelle il admire autant qu'il peut détester Luis. Luis qui est toujours capable de sourire, d'être rayonnant même quand ça ne va pas, de s'amuser de tout et de rien et de continuer à chanter la connerie comme si le monde allait bien, quand lui est incapable de masquer quoi que ce soit. Pour donner une image Luis serait le soleil, et lui son ombre. En fait, il serait même tout ce que lui n'est pas. Luis est irresponsable, tête en l'air, et plus ouvert, quand lui est débrouillard et responsable mais plutôt hostile aux contacts. D'ailleurs Khaï ne peut s'empêcher d'être protecteur envers lui de fait parce qu'il sait ce que Luis endure même s'il ne montre rien. Il le déteste de faire des conneries et de trainer dans des histoires un peu chaudes comme leurs pères et lui reproche son manque de sérieux. Mais, il n'est pas son père justement il ne peut pas se permettre de regarder que lui parce qu'il passerait sa vie à essayer de sauver son cul s'il le faisait.

Une dernière partie de loin et pas des moindres mais moins visible : Khaï à le goût des sensations fortes et il pratique le motocross et plusieurs sports de hauts niveaux dangereux pour se changer les idées, surtout quand il va mal. Le sport, les sensations lui permettent de se vider la tête quand il n'arrive pas à extérioriser. C’est aussi sa façon de se sentir vivant, et de s’amuser.

HISTOIRE
La vie c’est parfois quelque chose de compliqué.
Parfois ça commence plus tôt. D’autres fois plus tard.
Pourtant, quand ça fait mal c’est pas à moitié, et on le sent passer.
Khai a été de ceux là et même s’il ne s’en est pas rendu compte tout de suite, avec le recul il a quand même pas mal souffert du haut de ses vingt-deux ans. Parfois il se dit même que si la vie devait prendre forme elle aurait l’allure d’une chienne féroce et cruelle qui vous lorgnait d’un regard moqueur quand elle ne arrachait pas le bras.

C’est ça. La vie était égoiste. Elle ne se souciait pas de savoir si elle vous faisait mal, non, déjà que vous n’aviez pas demandé à être là il fallait ensuite qu’elle vous engloutisse dans ses méandres, mais tout le monde n’avait pas le manuel de la vie pour les nuls.

Et si la vie c’était ça et bah merde, elle l’avait pas gâtée.

————————————————————

Les souvenirs les plus anciens remontent à la petite enfance, mais pour la plupart ils sont tous flous. Dans son esprit ce n’est qu’un amas de souvenirs flottants, des flashs furtifs, quelques visages, des gestes, et des sensations étranges qui parfois remontent. La seule chose qu’il serait capable de décrire avec précision, se sont toutes ces fois ou les adultes l’emmenaient aux locaux de placement en famille d’accueil du quartier Wayne.

Il connaissait même par coeur le bureau de Mr. Ravenwell l’assistant social en charge de son dossier. Un homme propre sur lui au regard en amande qui n’avait jamais exprimé qu’un sourire froid et purement professionnel. Son office était une pièce lumineuse. Il y trônait un bureau en bois massif, un fauteuil de cuir rouge dans lequel l’homme croisait toujours ses jambes après avoir penché son visage en avant pour regarder par dessus de ses lunettes. Tout était toujours si impeccablement rangé, même les nombreuses piles de dossiers probablement d’autres enfants dans le même cas que lui n’auraient pas osé s’écrouler.

L’homme les invitait toujours à entrer et à prendre place. Après quoi il proposait aimablement une tasse de thé ou un café. La sienne en main il démarrait l’entretient.
— Bien, alors, comment se passe le placement, Khaï s’est-il adapté à son nouvel environnement ? Il n’est pas trop perturbé par la présence des autres enfants ?
Contrairement au couple responsable de lui, Khaï connaissait la procédure par coeur, et notamment l’interrogatoire de Mr. Ravenwell sur le bout des doigts. Rapidement son attention se volatilisait et il se perdait dans la contemplation de la pièce. Le temps passait toujours lentement sous le tic tac de l’horloge et il entendait d’une oreille distraite ce que les adultes disaient à son sujet. Même s’il n’avait pas l’air attentif pour deux sous, les mots s’échouaient quand même à son oreille. Chaque fois c’était la même chose, les mêmes questions, la même odeur, mais pas les mêmes « parents ». Il n’y a à vrai dire que ça qui changeait vraiment mais le bilan, lui, restait le même.
— Khai est un enfant à l’attention perturbée, souvent il ne nous écoute pas vraiment, et malgré le temps qui passe il ne montre aucun signe d’intérêt, c’est difficile d’essayer de lui faire découvrir de nouvelles choses. Par contre il arrive à s’occuper seul, il joue, il observe beaucoup et n’a pas besoin de présence en toute heure de la journée. Il est agréable à vivre et ne demande rien, mais on sent qu’il n’est pas prêt de s’ouvrir aux autres encore. Nous comptons sur le temps pour que ça soit le cas moi et Devon.

C’était ainsi que l’on le décrivait. Distant, à l’ouest, difficile, morose, pas beaucoup de joie à montrer, ni de haine pour autant, mais il savait bien, chaque fois qu’il serait au final à nouveau placé dans une autre famille parce que ça ne serait jamais définitif. Il savait qu’il finirait par revenir ici mais avec d’autres adultes encore troublés par son attitude distante.

Le pire c’était peut-être quand on le présentait à une nouvelle famille. On leur expliquait son passé, notamment qu’il avait encore un père, mais un père en prison. Il avait très bien entendu toutes les fois ou Ravenwell qui le pensait occupé à jouer derrière eux répétait d’une voix prévenante :
— Bon il faut que vous sachiez que c’est un enfant délicat atteint psychologiquement par l’absence de ses parents. Il nous revient régulièrement au centre car il ne parvient pas à s’adapter à ses nouvelles conditions de vie. Et il est délicat à approcher.
Concernant sa situation, vous devez être prévenus, il y a des années de ça le jeune couple qui l’a conçu a eu des ennuis pour s’être retrouvé mêlé à des affaires mafieuses, et ça c’est mal terminé. Ils se sont fait tous les deux tirer dessus au domicile conjugal alors qu’il n’était qu’un nouveau-né. Sa mère n’y a pas survécu, et quant au père et bien.… Il est aujourd’hui en prison pour une histoire de fusillade probablement lié à cette affaire. Il faudra faire très attention à ne rien lui dire au sujet de tout cela car il a été profondément marqué par cet évènement depuis le jour du drame.
Le médecin préparait toujours les nouveaux dossiers qu'ils tendaient au nouveau couple venu  l'accueillir à la fin de l'entretient d'un sourire ravi.
— AH... et j'oubliais aussi, il a une phobie des bruits semblables aux coups de feux. Il faudra veiller à ce qu’il puisse être seul dans sa chambre. Et, il voit régulièrement un psychologue, vous serez tenu de faire respecter son suivi Madame, mais tout est glissé dans le dossier que je viens de vous donner. Vous devrez tout relire avec attention.

Dans le fond son attitude, n’était qu’un mécanisme de protection qu’il avait prit comme habitude pour se recréer son propre monde, un univers froid dans lequel n’existait que des sensations, des visions de son entourage, mais aucune attache fixe. Une façon de nier la réalité si évidente qui pourtant se profilait sous ses yeux, et de masquer ce qui était plus difficile à entendre qu'à voir.

Ses parents au final ça a a été personne et tout le monde à la fois, jusque ce fameux jour où cette étrange silhouette avait surgie de nul part pour chambouler le cours de sa vie alors qu'il n'avait que 12 ans.
Son père.
Non un homme qui prétendait l'être. Une figure au menton anguleux, un regard comme le ciel gris, tatoué et percé, à l'allure trop séduisante pour être sincère. Un meurtrier effrayant qui disait maintenant qu’ils vivraient ensemble et qu'ils ne seraient plus séparés à l'avenir, mais il ne crut pas à ses paroles. Il était persuadé qu'il serait à nouveau de retour au bureau de Mr. Ravenwell, occupé à regarder les lieux et à jouer à la table basse. Ca n'était PAS son père, il avait préféré le nier. Et quand il le réalisa,  il se mit à haïr le monde entier pour voir ce que toute sa vie on avait décrit de manière hypothétique.

Tout d'abord on le présenta a un autre petit garçon, ce même garçon qui plusieurs années plus tard devint son ami le plus proche sans qu'il ne le sache. Luis-Angel Galvez. Lui et son père, Rafael Galvez que son paternel semblait tant aimer. Cet homme qui le faisait si souvent sourire comme lui ne le faisait jamais. Et ce même petit garçon que son père avait aimé comme aucun autre, pas même lui. Il aurait sans doute préféré avoir un garçon capable de sourire comme Luis de façon légère et rayonnante, aussi malicieux et intelligent sous ses airs naïfs, mais il n'était pas comme ça lui. Quelques années plus tard et Angel était comme un second gosse pour lui. Et lui ? Lui avait été jaloux de cette proximité comme un poux, parce que cet homme qu’il disait hair, il voulait désespérément son attention lui aussi. Si fort qu’il ne pouvait pas l’avouer. Incapable d’accepter que ce dernier reprenne sa place de père alors qu’il avait été absent tout ce temps. La rancoeur se voulait plus forte que son désir inavouable d’apprendre à le connaitre, et à passer du temps avec lui.

Durant un long moment le père et le fils n'eurent aucuns échanges, aussi peu doués l'un que l'autre pour la communication. Dans la demeure le soir régnait une ambiance morose et tendue. Khaï refusait tout contact malgré les tentatives de son père. Puis finalement, vint le temps des paroles, ou plutôt de ce que l'on aurait du dire des disputes, comme à la mousson, des déluges de mots haineux et blessant. Enfin il s'exprimait au travers des mots, des réactions qu'il ne retenait plus enfouies au fond de lui, peu importe si elles étaient blessantes du moment qu'il s'exprimait, Khor était prêt à les encaisser. Chaque soir, leurs discussions tournaient en violentes disputes, et Khor finissait soit par claquer la porte de leur appartement pour le laisser seul dans le noir, soit par lui crier d'aller dans sa chambre. Lui aussi avait du mal à supporter cette situation. Revenir dans cet univers là après des années de vie carcérale, faire face à son gosse après ce qu'il avait fait sans jamais cesser de revoir dans ses yeux celle qu'il avait tant aimé, était un tribu cher payé.

Jusqu'au jour où ils finirent enfin par tout mettre à plat, après une punition qu'il jugea trop sévère le petit garçon avait refusé d'aller dans sa chambre, où il était tiré de force par le bras. Il laissa jaillir entre ses lèvres toute sa colère.
— T'façon t'es pas mon père, je te connais pas, et puis t'es qu'un assassin, un meurtrier, tu devrais même pas être ici ! Je te déteste.
Le père encaissa les paroles de son fils les yeux écarquillés. Il ne s’était pas attendu à de telles paroles.
— Je t'interdis de me parler comme ça Khaï !
Excédé, Khor s'abaissa à son niveau et tira son enfant par les deux bras élevant brusquement la voix dans une tentative de le faire écouter mais le garçon s’entêtait.
— Non arrête ! De toute façon je suis sur que je reviendrais de nouveau au bureau des familles d’accueil, que tu vas m’abandonner encore une fois comme tous les autres !
L’enfant se débattit, et tira sur ses bras avec force.
— KHAÏ !
Je suis ton père, que tu le veuilles ou non, n'en déplaise à quiconque, je suis peut-être pas celui que tu aurais voulu, ni un modèle de vertu, et tu as raison, j'ai fais de mauvaises choses, mais je suis ton père et jamais je te ferais du mal. Tu m'entends ? Jamais !
Il secoua la tête de toutes ses forces, les larmes au coin des yeux et la lèvre tremblante. Combien de fois il avait voulu être avec lui, l'entendre, le voir, et au final y arriver mais de toute les façons qu'il avait imaginé possible, sauf celle-ci ?
— Tu mens ! Où t'étais tout ce temps, pourquoi tu es pas venu me chercher plus tôt !
C'était si dur, et tellement différent de ce qu'il avait imaginé qu'il en avait hait cet homme deux fois plus. Khor eut de la peine à ces mots et son visage s'attrista.
— Je… Je n'ai pas pu venir te chercher plus tôt Khaï. J'étais coincé en prison mais, dès que j'ai pu, je suis venu, et maintenant, je suis là. C'est finit tu ne souffriras plus. Je vais être là pour toi, et veiller sur toi, mais pour ça il faut que tu acceptes que je sois là. Si tu refuses chacune de mes tentatives pour me rapprocher de toi je ne pourrais pas le faire. J'ai besoin que tu me laisses venir sinon je n’y arriverais pas.
Le petit garçon baissa la tête bientôt secoué par des sanglots qu'il peinait à étouffer quand son père enroulait ses bras autour de lui pour le serrer contre son torse, même si ce dernier le repoussait avec ses poings. Khor avait de la peine de constater la souffrance de son enfant. Comment aurait-il pu deviner une chose pareille ? Pourtant il aurait du se souvenir lui aussi, de ce que ça lui avait fait d'être un orphelin. Par sa faute son fils avait du subir le même sort. Non seulement il n'avait pas été capable de protéger son âme soeur, sa femme, son aimée, mais en plus il avait été trop faible pour affronter le regard de son gosse encore dans le berceau des années plus tôt. Il avait préféré la vengeance et il l''avait profondément regretté.
— On va refaire notre vie toi et moi, petit à petit tu verras, et puis on est pas tout seul, Rafael et Angel seront là tous les deux eux aussi. Tu seras plus tout seul c'est promis.
Il hocha timidement la tête contre son épaule, et coula finalement ses deux bras autour de son cou.

Un moment qui l'avait profondément touché et dont il se souvient à la perfection.

Après ces quelques années, d'autres passèrent, plus douces. Bien que leur relation progressait lentement, elle avançait. Khaï s'intéressait d'avantage à lui, cherchait à le connaitre. C'est ainsi qu'il apprit que si son père avait été en prison ca avait été pour avoir vengé la mort de sa mère. Il apprit beaucoup de lui sans le savoir, notamment, que dans la vie, quoi qu'il arrivait il fallait avancer, peu importe combien l'on souffrait. Son père semblait être un homme heureux, fort, presque invincible alors qu'il avait déjà tant perdu, notamment son âme liée, son aimée, sa mère à lui. Auprès de Rafael, d'Angel et lui-même, c'était comme une renaissance pour tous les deux. Un rêve qui avait éclos, et qui pourtant fut de courte durée. Tout bascula du jour au lendemain, vers ses seize ans alors qu'on lui annonçait la soudaine disparition de son père.

Vous y auriez cru vous ? Pas après tout ça, pas alors qu'il lui était enfin revenu, pas alors qu'il avait encore tant à apprendre de lui, alors qu'il n'avait que seize ans. Et pourtant. Rien n'y fit, les recherches n'aboutirent à rien, et l'attente terrible d'avoir de ses nouvelles une torture. Il vit autour de lui le monde s'effondrer, les espoirs s'amoindrir jour pour jour. De sa disparition précoce Khaï plongea dans une profonde dépression durant deux ans, incapable de s’occuper de lui-même, c’est son ami Angel et son père, Rafael qui tentèrent de l'aider. Mais comment un homme incapable de s'aider lui-même aurait pu l'aider lui ? Alors même que c'est Luis qui bientôt passait tout son temps à prendre soin de Rafael, complètement détruit par la disparition de son propre père. De là il ne fut plus capable de voir Angel en face, et leur amitié jusque la solide progressivement devint distante, alors que Luis devait s'occuper de son père, lui s'occupait à se reconstruire une vie par ses propres moyens.

Aujourd’hui, il va un peu mieux, mais continue d'espérer le retour de cette figure paternelle dont il a tant besoin pour le guider. Comment un fils ne peut-il pas avoir besoin de son père pour le féliciter et lui apprendre les choses de la vie ? Se construire des souvenirs qu’il n’aura jamais avec d’autres ? Malgré sa nostalgie des souvenirs du peu de temps qu'ils ont partagé durant ces quatre années, Khaï essaye de garder la tête haute et d’avancer pour aller de l’avant. Il s’est promis de ne jamais finir comme son père et celui de Luis ne serait-ce que pour sa mémoire. Il refuse de se laisser aller aux ténèbres. Si ses proches n'ont pas réussis à garder la tête haute, lui le ferait. Ils ne feraient pas comme leurs pères rattrapés par leurs ennuis, surtout si c'était pour mal finir. Rafael en est l’illustre exemple, chaque fois qu'il voit son visage il voit tout ce qu'il ne veut pas devenir. Ce n'est plus l'homme qui partageait probablement la vie de son père, ce n’est plus qu'un éclat du passé devenu un autre, une épave vivante à la dérive. Khaï lui en veut d’ailleurs de ne pas savoir aller bien ne serait-ce que pour Luis.

Lui n'a qu'un désir, suivre ambitions, devenir quelqu'un,  et se donner la peine qu'il faudra pour avoir une vie confortable où il ne manquera de rien. Il fera honneur à son père dans l'espoir d'un jour le voir revenir. Il leur montrera à tous, lui et aux autres, peu importe combien le chemin sera long et fastidieux. Il a déjà commencé à le suivre ne serait-ce que par le fait de vivre seul et par ses propres moyens.

Depuis Khaï investit tout son temps dans ses études à défaut de sa vie sociale pour réussir, enchainant les jobs pour pouvoir payer son loyer à côté.

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Jeu 4 Jan - 19:10
soir toi
t'as un beau vava
et j'aime bien le titre de ta fiche

je garde un oeil sur ta fiche et editerait quand j'aurais qqch de constructif à dire dessus



Rick fait des jeux de mots en #002347

---

Tired of the way things have beenDon't you tell me what you think that I could be
I'm the one at the sail
I'm the master of my sea
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Ven 5 Jan - 9:15
Bienvenue encore !

J'aime bien ce que je vois 8D
Mais comme Rick je reviendrais baver plus tard huhu ~
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Ven 5 Jan - 14:11
Bienvenue et bonne rédaction Khaï :glenn:

Souvenirs... T_T J'ai joué pendant près de 10 ans un personnage qui s’appelait Requiem T_T


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Sam 6 Jan - 11:06
Merci à tous les trois :hellfire: et j'annonce que cette fiche est..... :brows:
TERMINÉE
Vive le Requiem.
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Sam 6 Jan - 12:59
Hello par ici, et bienvenue chez nous !

Je n'ai rien à redire sur cette fiche, si ce n'est que pour pouvoir te valider, je vais juste te demander de compléter la partie "avatar" dans les infos de ta présentation ! Probablement un petit oublie, rien de grave ;)

Fais moi signe quand ce sera fait :cool:
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Sam 6 Jan - 13:10
SIGNE
C'était effectivement un oublie!
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Sam 6 Jan - 13:14
TU ES VALIDÉ !
N'oublie pas de passer recenser ton avatar et ton métier. Tu peux également faire ta fiche de liens ainsi qu'ouvrir une recherche de rp.
Oh ! Et si tu es un double compte, n'oublie pas non plus de te faire recenser .
N'oublie pas également de mettre à jour ton profil !
Voilà voilà. Amuse toi bien ;)
Uhuh

Me voilà de nouveau ! J'aime beaucoup le personnage et j'espère avoir l'occasion de le croiser via rp (quand j'aurais le temps :hum: ) ! En attendant, amuse toi bien :cool:
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